Comparaison entre la bourse et les crypto-monnaies

Comparaison entre la bourse et les crypto-monnaies

 

Quels sont les points communs et les différences entre la bourse et les crypto-actifs ?

Si vous êtes un passionné des crypto-monnaies et que vous connaissez les bases du fonctionnement de la bourse, vous avez sans doute remarqué qu’il y a de nombreux points communs entre ces deux univers.

Dans les deux cas, il est possible d’acheter et de revendre des biens meubles, de faire du profit, et d’investir dans des projets divers et variés. Il faudra à chaque fois lire attentivement la presse spécialisée et s’informer autant que possible de l’évolution des choses.

Mais il y a aussi des différences fondamentales entre ces deux domaines.

La bourse est par exemple déjà établie depuis plusieurs siècles, et son fonctionnement est institutionnalisé, entouré de lois et d’organismes bien définis. Une très grande partie de l’économie fonctionne grâce à elle.

Les crypto-monnaies, elles, sont encore très récentes. Le Bitcoin n’a vu le jour qu’en octobre 2008 et le développement du secteur n’en est encore qu’à ses balbutiements. Les gouvernements du monde ne se sont pas tous penchés dessus, et c’est donc encore un univers où les schémas pyramidaux et autres délits d’initiés sont courants, puisqu’ils ne sont pas punissables par les lois en l’état des choses.

Certains prédisent que l’univers des crypto-actifs représente le futur de la bourse telle qu’on la connaît actuellement. D’autres sont plus prudents, et parlent d’un marché parallèle. Mais tous s’accordent à dire que la part des crypto-monnaies dans l’économie réelle augmentera au détriment de celle de la bourse.

A travers cet article, nous allons faire une comparaison entre les monnaies cryptographiques et la bourse. Nous parlerons des points communs, mais aussi des différences fondamentales entre ces deux modes de financement.

 

Le système d’IPO et d’ICO

Lorsqu’une entreprise décide d’entrer en bourse, elle effectue ce qu’on appelle une « Initial Public Offering » (IPO), ou, en français : une introduction en bourse. C’est une levée de fonds qui permet à l’entreprise de financer ses projets en offrant en échange des actions.

Les IPO ne sont accessibles en général qu’à des groupes restreints de personnes et sont très fortement règlementées. Il est très difficile, voire impossible pour un particulier de prendre part à une telle levée de fonds.

Dans l’univers des crypto-monnaies, on parle plutôt d’une « Initial Coin Offering » (ICO), que l’on pourrait traduire par introduction sur le marché. Cela permet également de financer le ou les projets relatifs à cette crypto-monnaie et offre en retour aux acheteurs ce qu’on appelle des jetons (ou “tokens”).

Les ICO sont accessibles à tous et toutes, à l’exception de quelques pays comme les États-Unis ou la Chine qui interdisent à leurs citoyens d’y prendre part (avec un succès assez modéré). On achète en général les jetons en payant avec d’autres crypto-actifs comme l’Ethereum ou le Neo.

Cette façon d’organiser une levée de fonds est très peu voire pas du tout réglementée. De nombreuses ICO frauduleuses ont déjà eu lieu, avec comme seul objectif de dérober l’argent que des personnes naïves avaient décidé d’investir dans le projet.

 

Les “tokens” et les actions

Dans l’univers des crypto-monnaies, il existe plusieurs types de jetons (ou “tokens”) différents. D’une part on retrouve les jetons utilitaires (“utility tokens”), qui offrent aux utilisateurs l’accès à un service spécifique. D’autre part, on retrouve ce qu’on appellent des “security tokens” et des “equity tokens”  :

  • Les “equity tokens”, que l’on pourrait traduire par jeton-titre, est en fait une part de la société en question, transposée sur la blockchain. Le jeton est, pour le dire autrement, une représentation cryptographique d’un titre financier relatif à la société qui l’a émis. Il confère donc le droit de voter aux assemblées générales de ladite société, à l’instar d’une part de société acquise par le biais de la Bourse.
  • Pour les “security tokens”, c’est un peu plus compliqué. Il s’agit d’une catégorie à part, apparue avec les crypto-monnaies. Ce sont des jetons qui donnent l’illusion d’un pouvoir quelconque, mais qui, en réalité, ne confèrent aucun droit à leurs détenteurs sur les décisions de la personne (société ou pas) qui gère le crypto-actif en question. Ce sont tout simplement des jetons dont la valeur est dérivée du succès du crypto-actif concerné. Ils ne sont donc aucunement comparables à des jetons-titres, puisqu’ils ont été amputés du droit de vote associé. Au final, si une traduction française devrait être faite, on pourrait parler de jeton d’investisseur, un terme général n’impliquant aucun droit concret.

Pour plus d’informations sur les jetons, rendez-vous sur notre guide complet sur le sujet : Security token vs Utility token – Comparaison

En bourse, une action offre toujours les mêmes garanties :

  • Une part de la société.
  • Le droit de vote selon le critère suivant : 1 action = 1 vote.
  • Des dividendes sur les profits générés par l’entreprise.
  • Le droit de participer une fois par an l’assemblée générale.

Les différents jetons n’offrent pas ces garanties, à l’exception des jetons titres qui sont encore aujourd’hui très rares. Ces droits de vote et de dividendes ne valent donc généralement que pour les actions que vous achetez en bourse.

Un crypto-actif de type utilitaire offre des services totalement différents selon le projet :

  • Des signaux de trading.
  • Des réductions sur les frais de transaction.
  • La possibilité d’accéder à une application décentralisée.
  • Etc.

Un crypto-actif de type jeton d’investisseur n’offre en général rien du tout, si ce n’est l’espoir d’une augmentation future de sa valeur.

 

Les dividendes

Comme nous l’avons vu au point précédent, les dividendes sont spécifiques au système boursier. Chaque entreprise distribuera des dividendes à ses actionnaires si elle a fait des profits et si elle ne décide pas de tout réinvestir dans le but d’augmenter sa croissance.

Toutefois, certaines crypto-monnaies peuvent offrir des dividendes déguisés sous diverses formes :

  • En distribuant des royalties sur les performances d’un fonds d’investissement décentralisé. C’est par exemple le cas du NapoleonX (NPX).
  • Grâce à un système de nœud central (masternode), l’utilisateur peut immobiliser ses jetons et mettre à la disposition du public un serveur fonctionnant constamment, afin de recevoir un revenu passif. C’est le cas de crypto-actifs comme le TOMO ou le DASH.
  • Les détenteurs de certaines crypto-monnaies peuvent recevoir gratuitement quelques exemplaires de jetons d’ICO utilisant leur blockchain pour mener à bien ce processus. C’est un mécanisme appelé “airdrop”, c’est-à-dire largage aérien. On citera par exemple Wanchain et son projet CryptoCurve : les détenteurs de pièces Wanchain ont gratuitement reçu des jetons CryptoCurve, proportionnellement à la quantité de pièces Wanchain détenues.
  • Certains jetons d’échange (c’est-à-dire des jetons créés par les sociétés d’échange de crypto-monnaies), tels que le COSS, le KuCoin Shares ou le Cryptopia Shares, permettent à ses détenteurs d’obtenir à intervalles réguliers une fraction des frais payés par les utilisateurs à la société d’échange. Ces revenus, qui dépendent donc des bénéfices de la société, ne correspondent pas exactement à des dividendes d’un point de vue juridique, mais ce sont certainement les revenus qui se rapprochent le plus des dividendes dans tout l’univers de la crypto-monnaie. Il faut toutefois noter que les jetons qui permettent d’obtenir ces “quasi-dividendes” ne confèrent en aucun cas le droit de vote aux assemblées générales des sociétés concernées : les détenteurs ne sont pas des membres de la société et n’ont pas voix au chapitre si quelque chose leur déplaît en ce qui concerne le site. En outre, la valeur des dividendes acquis n’est aucunement garantie et peut diminuer soudainement si la société le décide, puisqu’il n’existe aucune loi garantissant le pourcentage dû par la société aux détenteurs des jetons.

D’un point de vue lexical, on ne peut pas vraiment parler de dividende, mais dans la pratique, cela revient à peu près au même.

 

La différence de volatilité

Un marché jeune est un marché par essence peu mature. De ce fait, la volatilité des cours peut être considérable. Il n’est pas rare de voir une crypto-monnaie perdre 30% de sa valeur en une journée ou voir sa capitalisation multipliée par 2.

En bourse, si un actif bouge de plusieurs points sur une seule journée, on parle alors de cataclysme.

On remarque toutefois que la volatilité sur le marché des crypto-monnaies tend à fortement diminuer. Par exemple, en 2016 le bitcoin a été moins volatile que le baril de pétrole. La volatilité extrême des premières années disparaîtra progressivement, pour laisser la place à un monde où les crypto-monnaies ne sont pas moins stables que la Bourse traditionnelle.

 

Le niveau de professionnalisme

La bourse est essentiellement une affaire de professionnels. Toutes les grandes banques, toutes les plus grosses institutions, les fonds de pensions, les assurances sont sur le marché boursier.

Des traders professionnels extrêmement redoutables opèrent sur le marché. De nombreux robots aident à la prise de décision, ou prennent les décisions eux-mêmes. Des algorithmes surpuissants indiquent les meilleures décisions à prendre en fonction de critères bien précis.

Bref, la bourse est essentiellement l’affaire de personnes chevronnées dans le milieu. L’espérance de vie d’un particulier sur le marché boursier est très courte, car il ne peut pas vraiment lutter contre ces personnes, ces institutions ou ces programmes.

En crypto-monnaie, les choses sont différentes. Le marché est pour l’instant essentiellement composé d’amateurs. Ces derniers n’ont en général que très peu de compétences techniques et réagissent fortement aux émotions. Certains disent assez ironiquement que le marché des crypto-actifs est un marché de singes.

De nombreux projets qui n’auraient probablement pas réussi à récolter un seul centime en bourse classique ont par exemple réussi à récolter plusieurs millions (voire plusieurs milliards) sans aucune difficulté grâce aux crypto-monnaies.

 

La manipulation des cours

Du fait de l’absence quasi-totale de régulation dans les crypto-monnaies, tout ce qui est interdit en bourse est permis sur ce marché. Ce n’est pas explicitement autorisé, mais puisque ce n’est pas clairement interdit, alors il faut être conscient que tous les requins de la finance ne vont pas se priver d’utiliser ces avantages à leur profit.

Les délits d’initiés sont des choses naturelles pour les crypto-actifs. On peut être sûr et certain qu’une information pouvant faire évoluer les cours à la hausse ou à la baisse sera connue et transmise avant que l’information soit révélée au grand public. Ceci est bien sûr totalement illégal en bourse et est puni par la loi.

De nombreuses “fake news” sont également propagées par les plus grosses baleines, et/ou par les organismes de presse avec lesquels ils sont affiliés. Du fait de l’immaturité du marché, les petits investisseurs réagissent fortement à ce type de news et les cours s’en retrouvent directement affectés, ce qui permet à ces baleines d’en tirer d’énormes bénéfices.

Même si certaines personnes antisystème pensent que les crypto-monnaies sont une alternative plus « gentille » par rapport à la finance traditionnelle, il faut avoir conscience de deux choses très importantes :

  • Face aux requins de la finance, disposant de réseaux immenses, de matériel puissant et d’une expertise centenaire, elles ne font pas le poids.
  • Les requins de la finance ne sont pas encore très présents pour la seule et unique raison qu’il s’agit d’un petit marché.

Ainsi, dès que la crypto-monnaie grandira et sera plus connue, le marché deviendra proportionnellement plus dangereux. Une régulation complète sera donc nettement plus profitable pour ces personnes qu’une absence totale de régulation.

 

L’ampleur de la spéculation

De nombreuses critiques sont perpétuellement émises, prétendant que les crypto-monnaies ne reposent sur rien et qu’aucune création de richesse permettant de soutenir cette croissance n’a lieu.

Dans l’état actuel du marché (novembre 2018), on ne peut pas vraiment donner tort à ces personnes. La quasi-totalité des crypto-actifs n’en sont encore qu’au stade de projet. Très peu ont déjà un produit viable et utilisable par les clients ciblés.

Actuellement, la valeur des crypto-monnaies est donc quasi-exclusivement spéculative. Tant que des avancées concrètes n’auront pas été faites, cela restera le cas.

En bourse, toutes les entreprises ont une activité économique qui génère des profits. Même si certaines fois des faillites se produisent, l’ensemble du marché boursier est créateur de richesse.

La valeur des entreprises évoluant en bourse, bien que comportant une part de valeur spéculative, repose principalement sur la capacité de ces entreprises à générer des profits grâce à leurs activités économiques. Cette capacité à générer des profits est traditionnellement analysée en fonction d’un grand nombre de paramètres, ainsi qu’il est expliqué ci-après au paragraphe “Analyse fondamentale”.

Contrairement à tout cela, la valeur d’une crypto-monnaie n’est généralement que le résultat de mouvements de foule sans aucune logique, ou de manipulations qui seraient illégales en Bourse. Seules les plus grosses se sont défaites de ce problème ; et même parmi les crypto-monnaies au sommet du classement, beaucoup voient encore leur prix au moins partiellement influencé par des mouvements complètement irrationnels.

Cela étant dit, ce n’est pas pour autant que les crypto-monnaies n’ont aucune valeur intrinsèque. Leurs objectifs et leurs utilisateurs peuvent changer avec le temps, apportant des critères de valorisation différents. Et le meilleur exemple de cela, c’est le Bitcoin, puisqu’il a été conçu pour être la monnaie du peuple et qu’il ne sert aujourd’hui que d’étalon de valeur, à l’instar de l’or.

 

Le niveau de régulation

Le marché boursier est un marché strictement encadré. Même si n’importe qui peut utiliser n’importe quel marché, il existe différentes législations qui s’appliquent aux différents marchés. La France n’aura pas la même réglementation que les USA ou que le Japon par exemple.

Le monde des crypto-monnaies, en dehors de quelques petites réglementations ou interdictions, est essentiellement un marché non-régulé. Il n’y a aucune règle établie qui autorise ou interdit clairement certaines activités. Cela peut donc laisser le champ-libre c de nombreuses personnes sans scrupules pour faire ce qu’elles veulent sur ce marché.

Cependant, les choses commencent petit à petit à bouger. De plus en plus d’États commencent à vouloir y mettre un peu d’ordre, et le sujet a même été mis à l’ordre du jour lors du sommet du G20 en Argentine de 2018.

 

La durée d’ouverture des marchés

Du fait de la régulation de la bourse, il est nécessaire de définir une heure d’ouverture et une heure de fermeture afin de pouvoir vérifier que tout s’est déroulé en respectant les règles en vigueur. Les plus grandes bourses sont ouvertes du lundi au vendredi durant les heures de bureaux.

En considérant le décalage horaire entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique, on peut trouver une bourse ouverte à n’importe quelle période de la journée. Mais on ne pourra pas effectuer de transactions sur celles qui sont fermées à cause des heures de bureaux.

Le marché des crypto-actifs est quant à lui ouvert 24h/24 et 7j/7. Il ne ferme jamais et on peut accéder à tous les sites d’échange à n’importe quel moment sans aucune restriction. Les sites d’échange ne seront indisponibles que lors des mises à jour du site, ou lorsqu’ils rencontreront des soucis techniques (maintenance).

 

Identification des détenteurs des jetons et des actions

En bourse, il existe principalement deux types d’actions :

  • Les actions nominatives, qui permettent d’identifier de manière claire l’individu qui possède ces titres.
  • Les actions au porteur, qui ne permettent pas de mettre un nom sur les détenteurs de ces actions.

Même si les actions au porteur tendent à disparaître à cause des mesures de plus en plus strictes prises pour lutter contre le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et le terrorisme, ce type d’action existe toujours et garantit un certain anonymat.

Pour les crypto-actifs, il est en pratique relativement difficile de connaître l’identité exacte d’un détenteur de crypto-actifs. On peut savoir quelle adresse de porte-monnaie possède tel ou tel crypto-actif lorsque la crypto-monnaie n’est pas anonyme, mais il faudra une enquête plus poussée pour pouvoir lier un nom avec l’adresse du porte-monnaie.

Toutefois, l’identité des personnes est demandée lors des processus suivants :

  • Lors de la participation à une ICO. Essentiellement afin de vérifier que vous n’êtes pas Américain ou Chinois.
  • Si vous désirez augmenter vos limites de retraits sur certains sites d’échange.

Mises à part ces deux mesures qui peuvent lier votre nom à certaines opérations, on peut donc dire que l’essentiel des jetons peuvent être considéré comme au porteur.

 

Analyse technique

L’analyse technique est un procédé qui consiste à étudier l’évolution des cours à travers le graphique du prix d’un crypto-actif ou d’une action.

Cet outil permet de déceler des tendances diverses en fonction d’un panel d’indicateurs. Une fois ces tendances détectées, il vous sera possible de mettre en place une stratégie qui génèrera des profits.

L’analyse technique fonctionne à merveille sur les actions en bourse car le marché est peuplé quasiment uniquement d’utilisateurs de ce procédé, ce qui rend l’ensemble de leurs mouvements prédictible.

En ce qui concerne les crypto-monnaies, les avis sont plutôt mitigés. Certains considèrent que l’analyse technique est utile, tandis que d’autres pensent que c’est absolument inutile car le marché des crypto-actifs est très fortement manipulé par quelques baleines, et que les mouvements de foules paniquées peuvent avoir des effets imprévisibles.

En outre, il faut également considérer la liquidité des marchés étudiés. Certains crypto-actifs ont une capitalisation et un volume extrêmement faibles, ce qui signifie qu’une personne avec seulement quelques centaines ou milliers d’euros peut très sensiblement faire évoluer les cours à la hausse ou à la baisse.

L’analyse technique a besoin d’une capitalisation et d’un volume minimum afin que les indicateurs puissent refléter une certaine réalité. Sans cela, le moindre ordre d’achat ou de revente faussera totalement l’analyse du graphique et les indicateurs ne seront d’aucune utilité.

 

Analyse fondamentale

L’analyse fondamentale est un procédé qui consiste à étudier le projet dans son ensemble. Que ce soit pour des entreprises cotées en bourse ou des sociétés évoluant dans l’univers des crypto-monnaies, le raisonnement à avoir est sensiblement le même. Seule la façon de se documenter présente quelques différences significatives.

Au contraire de l’analyse technique, l’analyse fondamentale se base sur l’essence du projet. C’est une analyse qui permet de comprendre comment l’entreprise compte remplir ses objectifs. On y étudie les différentes stratégies qu’elle propose, les personnes qui sont chargées d’effectuer telle ou telle tâche, la date d’implémentation de certaines nouveautés, la valeur des actifs de la société, etc.

Certaines personnes estiment que seule l’analyse fondamentale signifie quelque chose pour évaluer le potentiel d’un crypto-actif. D’autres estiment que l’analyse fondamentale doit être couplée à une analyse technique. Mais tous s’accordent pour dire que l’analyse fondamentale est importante pour un projet de crypto-monnaie.

En bourse, l’analyse fondamentale est plutôt utilisée par les personnes qui veulent investir en « bon père de famille ». Seuls les projets les plus solides seront choisi. L’analyse technique sera quant à elle plutôt utilisée par les traders pour qui le profit immédiat est le principal intérêt. Bien évidemment, chacun de ces deux types d’investisseurs utilisera des indications provenant de ces deux méthodes afin d’investir de manière optimale et de maximiser les profits potentiels.

 

Principale différence entre une entreprise cotée en bourse et une crypto-monnaie

Nous l’avons vu, les entreprises évoluant en bourse et celles évoluant au sein des crypto-monnaies ont un même objectif : créer de la valeur en proposant un produit ou des services qui seront utiles pour des personnes.

Mais nous n’avons pas parlé de la différence fondamentale entre les sociétés cotées en bourse et celles se finançant grâce aux crypto-actifs : la blockchain !

Une entreprise évoluant dans l’univers des crypto-monnaies utilise la blockchain pour mener à bien son projet. C’est d’ailleurs même une obligation si elle veut espérer récolter de l’argent. Le développement des produits ou des services de la société ne pourra se faire que grâce à la technologie blockchain.

Dans certains cas, lorsque des entreprises ont jugé qu’une levée de fond était plus simple via une ICO que via une IPO, il s’est avéré que la blockchain n’était pas du tout indispensable pour mener à bien le projet. Il s’agissait juste d’un montage afin d’avoir accès plus facilement aux capitaux. Il faut donc bien faire attention avant d’investir et vérifier attentivement si la blockchain est réellement utile au projet ou non. Si elle ne l’est pas, c’est probablement qu’il s’agit d’une escroquerie.

 

Le nombre d’escroqueries

Le bourse est très règlementée et on ne peut pas faire ce qu’on veut dessus. De nombreuses législations ont été conçues afin de punir par la loi les gens ne respectant les règles.

Mais cette régulation n’est pas venue du jour au lendemain. La première institutionnalisation de la bourse a eu lieu à Bruges (Belgique) en 1409. La première bourse organisée française date de 1540 et a eu lieu à Lyon. Cela fait donc plus de 600 ans que la bourse existe.

Au cours de cette longue période de plus de six siècles, des règles sont apparues progressivement afin de mettre en place un cadre strict pour encadrer ces pratiques. Mais les choses se sont faites petit à petit et les plus gros avancements ont été effectués après un scandale ou une crise majeure afin que cela ne se reproduise plus à l’avenir.

La publication du livre blanc du bitcoin date d’octobre 2008. Les crypto-monnaies n’ont donc qu’une dizaine d’année d’existence. Les régulations sont quasiment inexistantes et de ce fait, de nombreuses escroqueries se sont déjà produites et continuent à se produire.

C’est d’ailleurs même un fléau qui mine la confiance que peuvent avoir les particuliers envers les crypto-actifs.

Si vous voulez avoir une liste des arnaques les plus communes, n’hésitez pas à consulter notre article sur le sujet : Bitcoin et arnaques – Renseignez-vous !

 

Les méthodes de communication

La communication autour des crypto-monnaies se fait quasi-exclusivement via internet. Différents supports existent :

  • Twitter.
  • Les forums spécialisés.
  • Les groupes de discussions sur Telegram, Discord ou Skype.
  • Sur les sites des crypto-monnaies.
  • Lors des conférences sur les crypto-actifs.
  • Etc.

Même si à terme les informations de la bourse devraient aussi converger vers un système équivalent, il existe une presse spécialisée papier, des centres d’appels qui transmettent les informations aux traders, des réunions avec les investisseurs, etc. Ces moyens de communication n’existent pas (ou alors de façon insignifiante) pour les crypto-actifs.

 

Conclusion

Nous voici au bout de notre article qui expliquait les points communs et les différences entre la bourse et les crypto-monnaies.

Comme nous avons pu le voir, on peut dire que dans les deux cas, ce sont des entreprises qui tentent de créer des produits ou des services afin de générer des revenus, la particularité étant que les crypto-monnaies ont besoin de la blockchain pour mener à bien leur projet.

Les similitudes entre ces deux marchés sont bien plus grandes que les différences. Toutefois, il faut souligner qu’il y a certaines différences de taille qu’il ne faut surtout pas négliger si on veut être un  investisseur compétent dans chacun de ces marchés.

Le marché des crypto-monnaies est encore jeune et les choses évoluent très vite dans ce secteur. Il conviendra donc de suivre l’actualité avec attention afin de se tenir aussi régulièrement que possible au courant des changements.

Il est important également de comprendre que les crypto-monnaies demandent des compétences similaires à celles nécessaires à la bourse. Le marché des crypto-actifs n’est pas plus facile à prendre en main que celui de la bourse classique. Certes, le public actuel possède un plus gros ratio d’amateurs qu’en bourse, mais à terme, cela devrait s’équilibrer.



Robin

Robin est passionné par les cryptomonnaies et tout ce qui touche de près ou de loin aux nouvelles technologies. Il passe plusieurs heures par jour à lire et analyser des documents pour trouver les pépites de demain. Il aime le cinéma, le rock et le Bitcoin 🤘

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