La LisCon, la dernière conférence en date consacrée à Ethereum

Ce 20 et 21 octobre 2021, la ville de Lisbonne au Portugal a accueilli la LisCon, une conférence entièrement consacrée à Ethereum (ETH) et à son écosystème. Organisée par la communauté Ethereum, elle a réuni plusieurs grands noms du secteur des cryptomonnaies autour de sujets comme la finance décentralisée (DeFi), les tokens non fongibles (NFTs) et les DAO.

On vous propose un récapitulatif complet des interventions survenues pendant les deux jours de la LisCon. Avant de vous lancer dans la lecture de ce dossier récapitulatif, on vous invite à jeter un oeil sur notre résumé de la précédente conférence consacrée à Ethereum, la 4e édition de l'Ethereum Community Conference (EthCC), qui était organisée en juillet dernier.

Découvrir notre Groupe Privé

Du contenu à haute valeur ajoutée et rapide à consommer

Jour 1 : gros plan sur les DAO et les NFTs

L'événement lisbonnais a débuté avec la prise de parole de James Beck, directeur de la communication et du contenu chez Consensys. Pour mémoire, Consensys est une société spécialisée dans le développement de solutions pour Ethereum. Basée à New York, l'entreprise est notamment connue pour avoir lancé Palm, une sidechain dédiée aux NFTs, et avoir racheté Quorum, la plateforme blockchain de JPMorgan.

D'après James Beck, la blockchain Ethereum est un excellent outil pour lutter contre le réchauffement climatique. La blockchain et les innovations du Web 3.0 devraient permettre l'émergence d'une monnaie plus respectueuse de l'environnement et d'un marché d'échange volontaire de carbone, estime le cadre.

Ensuite, les participants de la LisCon ont pu découvrir une vidéo sur les cas d'utilisation des NFTs dans la résolution de problèmes de la vie quotidienne en Afrique. La séquence s'est surtout attardée sur l'évolution de Polygon Hermez, une solution née de la fusion de Polygon (MATIC) et Hermez (HEZ) en août dernier. Polygon Hermez s'intéresse essentiellement aux protocoles ZKP (zero-knowledge proofs). Lors de la démonstration à la Liscon, l'équipe de Polygon Hermez a annoncé la prise en charge des envois de fonds, ce qui répond à un besoin fondamental de la population africaine.

Ensuite, c'est Kei Kreutler de Gnosis, une plateforme basée sur Ethereum, qui est montée sur scène. Elle a raconté l'histoire des DAO (Decentralized Autonomous Organization), ces organisations décentralisées dont les règles de gouvernance sont automatisées et inscrites dans la blockchain.

« Parce que la plupart des DAO représentent les droits de gouvernance par le biais d'un token, dans un certain sens les tokens sont un Cheval de Troie de ces coopératives directement envoyés dans les espaces financiarisés », explique Kei Kreutler.

Après Kei Kreutler, Liscon a accueilli Kevin Owocki de Gitcoin, la plateforme collaborative qui permet de rémunérer les contributeurs de projets open source. Le développeur a mis en évidence les efforts de coordination déployés par les acteurs du Web 3.0. Dans ce contexte, Gitcoin a lancé GreatestLARP.com, un jeu de coordination composé de 4 niveaux qui demande notamment de minter un NFT. Le jeu est présenté comme « un jeu de réalité alternative » et « une expérience de narration en réseau ».

« La réingénierie des lois de la gravité économique n’est pas différente de la façon dont les frères Wright ont réorganisé le monde de la gravité physique », explique Kevin Owocki, fondateur de Gitcoin.

Manu Alzuru de DoinGud, une plateforme d'achat et de vente de NFT, a révélé comment les preuves attestant de la propriété d'un actif numérique (photo, vidéo, musique...) aident les êtres humains à accroître leur sentiment d'appartenance à un groupe social.

« Les gens sont connectés non seulement à cause de l’art, mais ils veulent aussi avoir un sentiment de communauté », déclare Manu Alzuru.

Pour conclure cette première journée de conférence, James Waugh, le fondateur d'Axia Labs et de Blueblock, Kain Warwick de la plateforme décentralisée Synthetix, Nadia Alvarez de MakerDAO et Yaniv Tal du protocole décentralisé The Graph, ont évoqué le fonctionnent interne d'une DAO.  Les intervenants ont notamment révélé comment les équipes collaboraient, que ce soit sur Discord ou sur des forums dédiés.

👉 Lire aussi : La valeur totale verrouillée dans les projets de finance décentralisée (DeFi) atteint un nouveau record

 Jour 2 : lancement de Balancer-Gnosis-Protocol et Midsommar DAO

La seconde et dernière journée de la LisCon a débuté par une annonce de Jeremy Musighi, responsable de la croissance chez Balancer Labs, le protocole de création de marchés automatique. Le cadre a annoncé le lancement officiel du protocole Balancer-Gnosis-Protocol (BGP). Grâce à l'association de Balancer et de Gnosis, vous pouvez désormais effectuer n'importe quelle transaction ERC20 sans devoir payer de frais de gas.

« La combinaison de ces deux protocoles permettra aux utilisateurs d'obtenir les meilleurs avantages de Gnosis et de Balancer », a estimé Fernando Martinelli, PDG et cofondateur de Balancer, dans la foulée de l'annonce.

Jori Armbruster d'EthicHub, la plateforme de crowdfunding basée sur la blockchain, a pris le relais avec une allocution concernant le rapport entre la finance décentralisée et le monde réel. L'homme encourage les investissements qui ont un véritable impact sur la réalité, assurant que « si nous ne créons pas ces ponts vers l'économie du monde réel en utilisant DeFi, à la fin de la journée, l'argent sort ».

Gnosis est ensuite revenu sur le devant de la scène. Par le biais du développeur et chef de la technologie Richard Meissner, Gnosis a rappelé à quel point les smart-contracts, ou contrats intelligents, sont importants dans l'adoption du web 3.0 à grande échelle.

Meissner a ensuite laissé sa place à Mia von Steinkrich, dirigeante de la division blockchain de Shopify, la célèbre plateforme de commerce en ligne. Elle a annoncé la création de Midsommar DAO, une plateforme décentralisée pour les cinéastes et les conservateurs de films.

L'attention s'est ensuite portée sur Pplpleasr, une célèbre artiste crypto. La jeune femme a parlé de la manière dont il est possible de créer de la viralité sur le Web 3.0. Inspirée par les publicités et l'Art japonais, l'artiste a développé une formule scientifique pour générer des contenus viraux. Pour elle, il s'agit simplement de l'association du facteur mème ou cool avec la sérendipité, soit l'aptitude à découvrir quelque chose par pur hasard alors que l'on cherchait autre chose et d'en comprendre l'intérêt malgré tout.

« Je fais mes vidéos en essayant d'évoquer une certaine réaction de mon public, et cette réaction est généralement 'qu'est-ce que je viens de regarder' », affirme Pplpleasr.

Dans le cadre de la Liscon, Amir Taaki, l'un des célèbres développeurs du projet Bitcoin (BTC), a annoncé le lancement de DarkFi, une plateforme décentralisée qui met l'accent sur la vie privée de ses utilisateurs, les applications anonymes et les smart-contracts.

Enfin, Stani Kulechov, fondateur et PDG de Aave, le protocole open source et non-custodial permettant la création de marchés de la finance décentralisée, a teasé son projet de réseau social taillé pour le web 3.0. Aux dernières nouvelles, ce projet se rapprochera d'un Twitter basé sur la blockchain Ethereum. Cette alternative décentralisée sera déployée d'ici la fin de l'année 2021.

👉 Sur le même sujet – La finance décentralisée (DeFi) se polisse-t-elle avec l’arrivée des institutionnels ?

Newsletter 🍞

Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque dimanche 👌 Et c'est tout.

A propos de l'auteur : Florian Bayard

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Je suis ici pour raconter des choses parfois compliquées avec des mots toujours simples.
Tous les articles de Florian Bayard.

guest
1 Commentaire
Inline Feedbacks
View all comments
Aymeric

Pas de date pour ETH 2.0 ....