Dash (DASH) s’est lancé dans une campagne de communication pour soigner sa réputation au Japon. L’altcoin s’est en effet attisé la méfiance des régulateurs locaux, à cause de son option d’anonymat.

 

Dash à la reconquête du Japon

L’idée a été publiée sur Dash Nexus, le site sur lequel sont proposées les améliorations à apporter au réseau. Écrite au mois de mars, la proposition est portée par Yosuke Suda, qui gère Dash Japan. Il part d’un constat : Dash n’existe plus sur les exchanges japonais, qui l’ont tous délisté successivement. Ce désamour a des conséquences pour l’altcoin : le Japon est en effet un des territoires historiquement les plus ouverts aux crypto-monnaies, avec des régulations qui sont scrutées par les autres pays. Cela pourrait donc avoir des conséquences particulièrement néfastes pour la propagation de Dash.

👉 A lire sur ce sujet : Le Japon va sortir un « guide des régulations » destiné aux pays du G20

D’où la nécessité d’inverser la tendance, selon Yosuke Suda, qui demande un financement de l’organisation décentralisée autonome (DAO) de Dash. Si la proposition était acceptée, elle permettrait de faire appel à des avocats, de soumettre des notes au gouvernement et aux régulateurs, notamment à la Japan Financial Services Agency (JFSA). Cela afin que le Dash réintègre petit à petit sa place sur les exchanges.

 

Dash est-il un altcoin anonyme ?

Alors pourquoi Dash est-il sujet à controverse au Japon ? À cause de son option d’anonymat. Pour rappel, l’altcoin fonctionne avec une architecture à deux niveaux. Le premier est basé sur Bitcoin (BTC) et utilise la Preuve de Travail afin de valider les transactions : cet aspect de la blockchain est donc traçable. Le deuxième niveau est lui basé sur la Preuve d’Enjeu : il permet de soutenir des fonctionnalités annexes de Dash, dont PrivateSend. PrivateSend est une option qui permet aux utilisateurs du réseau d’envoyer de l’argent de manière anonyme, en mélangeant la transaction avec d’autres.

👉 Plus d’infos à ce sujet dans notre guide du fonctionnement de Dash (DASH)

C’est là où cela coince pour les régulateurs : la Japan Virtual Currency Exchange Association (JVCEA) a en effet publié des recommandations qui conseillent d’éviter les crypto-monnaies « dont les registres sont extrêmement difficiles à tracer ». D’où cet embargo sur le Dash au Japon. Le Zcash (ZEC) et le Monero (XMR) en ont également fait les frais.

Mais selon Yosuke Suda, les régulateurs se trompent, Dash n’étant pas dans sa version de base un altcoin d’anonymat. Il estime même qu’il diffère peu de Bitcoin :

« ¨Puisque les règles de transaction de Dash sont identiques à celles de Bitcoin, il existe davantage d’options de vie privée, qui sont aussi plus complexes, pour le Bitcoin. Mais le Bitcoin a été approuvé par les régulateurs japonais, [on peut donc] conclure que le Dash devrait également être autorisé. »

 

Reste à voir si cette campagne permettra d’améliorer la réputation de Dash au Japon, et lui permettre d’intégrer à nouveau les plateformes d’échanges. Depuis 2019, les régulateurs se sont montrés particulièrement fermes avec les altcoins qui proposent des services d’anonymat. Si Dash parvient à progresser au Japon, cela pourrait donc ouvrir légèrement la porte pour d’autres cryptomonnaies de ce type.

👉 A lire également : Après d’autres exchanges, BitBay déliste lui aussi le Monero (XMR)

 

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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