Donald Trump réclame 5 milliards de dollars à JPMorgan pour son débanking « politique »
Alors que Donald Trump qualifiait le Bitcoin d’arnaque il y a encore quelques années, le voici devenu le président de la crypto. Une mutation largement encouragée par son exclusion bancaire opérée à partir de 2021, qui ne l’empêche visiblement pas de réclamer 5 milliards de dollars à JPMorgan.
Donald Trump veut régler ses comptes avec le géant bancaire JPMorgan
Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, le président des États-Unis impose un style que l'on peut qualifier de peu conventionnel à la gestion des affaires politiques dont il a la charge, qu'il s'agisse de problématiques nationales ou extérieures aux États-Unis, comme dans le dossier actuellement très sensible du Groenland.
Une stratégie à laquelle vient s'ajouter une prise en compte historique des cryptomonnaies largement promue au cours de sa campagne, même si certaines réalisations emblématiques - comme la réserve stratégique de Bitcoin ou la législation du marché crypto - peinent encore à trouver le chemin d'une mise en pratique effective.
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Un contexte au sein duquel Donald Trump semble bien décidé à prendre le temps de régler ses vieux litiges bancaires, notamment à l'égard de la plus importante banque mondiale : JPMorgan. En effet, l'actuel président des États-Unis vient de signifier son intention de poursuivre cette institution - et son président Jamie Dimon - suite à ce qu'il présente comme un débanking « politique ».
Selon les termes de la plainte déposée hier devant un tribunal de l’État de Floride, l'avocat de Donald Trump affirme que la banque JPMorgan aurait violé ses principes revendiqués « d’intégrité et de conduite éthique » en « résiliant unilatéralement — et sans avertissement ni recours — plusieurs comptes bancaires » de son client et en inscrivant son nom sur une liste noire de niveau fédéral.
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Étant donné que les plaignants ont toujours respecté l’ensemble des règles bancaires applicables et que leurs comptes de gestion de fortune étaient en règle, la publication par JPMorgan des noms du président Trump, des autres plaignants, de la Trump Organization, de ses entités affiliées et/ou de la famille Trump sur cette liste noire constitue un mensonge intentionnel et malveillant.
Un préjudice estimé à 5 milliards de dollars
Les faits sont avérés. La banque JPMorgan a effectivement demandé à Donald Trump de transférer des centaines de millions de dollars dans un autre établissement bancaire, à la suite de la prise du Capitole par ses partisans en 2021. Et ce n'est apparemment pas la seule, car d'autres banques majeures ont ensuite refusé de lui ouvrir un compte.
Un débanking jugé inacceptable et surtout motivé par des ambitions politiques adverses, dans la lignée de ce que certains acteurs crypto américains ont identifié comme une « Opération Chokepoint 2.0 » menée sous la présidence de Joe Biden, visant à les exclure volontairement du système bancaire.
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Le dépôt de cette plainte a été l'occasion pour Donald Trump d'annoncer la procédure sur son réseau Truth Social, en réclamant dans le même temps à JPMorgan une réparation estimée à... 5 milliards de dollars !
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Je vais poursuivre JPMorgan Chase dans les deux prochaines semaines pour m’avoir incorrectement et de manière inappropriée DÉBANKÉ après la manifestation du 6 janvier — une manifestation qui s’est révélée juste pour ceux qui y participaient. L’élection était truquée !
Face à ces accusations, le président de JPMorgan, Jamie Dimon, explique que « cette plainte n'a aucun fondement ». En effet, sa banque « ne ferme pas de comptes pour des raisons politiques ou religieuses, mais lorsqu’ils représentent un risque juridique ou réglementaire ».
Il précise toutefois que ces procédures interviennent la plupart du temps sur demande des autorités de surveillance, tout en affirmant son soutien aux « efforts de l’administration visant à empêcher l’instrumentalisation du secteur bancaire ».
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Il faut bien comprendre que ce débanking de Donald Trump correspond presque exactement avec l'époque de son changement d'avis sur le Bitcoin - et le secteur des cryptomonnaies dans son ensemble - jusque-là relégué au rang de simple arnaque numérique sans avenir.
Une situation régulièrement mentionnée par son fils, Eric Trump, qui aime rappeler que « les banques ont commis la plus grande erreur de leur vie » en procédant de la sorte. En effet, bien loin de bloquer les affaires de sa famille, ou même son enrichissement, cela aura tout simplement permis de déclencher un véritable « amour de la crypto ».
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Même si le caractère présenté comme « politique » de cette affaire semble difficile à démontrer, cette procédure de Donald Trump met en lumière certaines défaillances bancaires américaines dans la gestion - et surtout la résiliation - de leurs comptes.
Une problématique qui n'existe pas dans le secteur des cryptomonnaies, si l'on reste à bonne distance de certains de ses acteurs centralisés.
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