Enlèvements crypto : la police rappelle que « la discrétion est une protection »
Difficile de ne pas s’inquiéter, face à l’augmentation sans précédent des cas d’enlèvements et de séquestrations menés à l’encontre des détenteurs de cryptomonnaies. Un climat anxiogène face auquel la police nationale donne quelques conseils de sécurité.
Enlèvements crypto : « il faut éviter d'exposer ses gains sur les réseaux sociaux »
Depuis le début de l'année, 10 cas avérés d'enlèvements et de séquestrations ont visé des détenteurs de cryptomonnaies. Un chiffre très inquiétant et en forte hausse qui représente déjà la moitié de ceux déclarés sur l'ensemble de l'année dernière, en tout juste un peu plus de 5 semaines.
Face à cette nouvelle forme de criminalité, la France apparaît désormais comme une cible largement privilégiée par des groupes organisés prêts à user de tous les moyens pour arriver à leurs fins, actes de torture inclus. De quoi faire réagir les forces de l'ordre, en incluant des brigades spécialisées dans le grand banditisme à la gestion de ces affaires.
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Une prise en compte récemment confirmée par la porte-parole de la police nationale, Agathe Foucault, dans le cadre d'une intervention au cours de l'émission « Ici, ma France », le magazine d'actualité des radios locales de France Bleu.
L'occasion de délivrer quelques conseils à l'attention des détenteurs de cryptomonnaies, dont le maître mot réside en une simple phrase : « en matière de crypto-actifs, la discrétion est une protection ».
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Il faut éviter d'exposer ses gains sur les réseaux sociaux, de faire des captures d'écran de ses portefeuilles, ne pas afficher un niveau de vie trop important par exemple, car cela va susciter la convoitise en particulier des criminels.
Les détenteurs de cryptomonnaies ne sont pas les seuls responsables
Bien évidemment, étaler ses gains - réels ou fictifs - sur les réseaux sociaux ressemble à tout sauf à une bonne idée, car cela revient à s'exposer comme une cible toute trouvée pour les criminels. Une prise de conscience nécessaire déjà effective depuis de nombreux mois au sein de l'écosystème crypto, sans avoir attendu les conseils de la police nationale sur le sujet.
En parallèle, Agathe Foucault conseille également de « sécuriser ses accès aux comptes avec des mots de passe et des identifiants uniques et prévoir un délai pour le déblocage de fonds importants », afin de limiter la quantité de cryptomonnaies immédiatement disponibles.
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Enfin, la porte-parole de la police nationale invite également les détenteurs de cryptomonnaies à se signaler au commissariat le plus proche. Le but ? Permettre une intervention plus rapide en cas d'alerte et une surveillance plus importante des domiciles concernés.
Des conseils éclairés qui font toutefois l'impasse sur certaines réalités annexes difficiles à ignorer, comme la fuite de données détectée il y a peu du côté des services des impôts ou, plus récemment, le hack problématique de l'assistant fiscal Waltio.
Autant de cibles tracées dans le dos des détenteurs de cryptomonnaies qui n'impliquent aucune responsabilité de leur part, si ce n'est le fait de vouloir respecter les lois françaises en déclarant leurs plus-values. Et cela pourrait bien empirer, suite à la mise en place problématique de la directive fiscale européenne DAC8 depuis le début de l'année.
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