Suite aux frappes israéliennes sur le Liban, l'Iran suspend ses négociations avec les États-Unis
Alors que les États-Unis et l’Iran viennent tout juste de signer un accord de paix effectif, Israël s’empresse de jouer les troubles-fêtes en bombardant massivement le territoire libanais. Résultat : Téhéran suspend ses négociations, alors que JD Vance menace le gouvernement de Netanyahou.
Israël : le grain de sable dans l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran
Cela pourrait presque ressembler à un mauvais sketch si les conséquences n'étaient pas désastreuses en termes de bilan humain et géopolitique. En effet, il n'aura pas fallu attendre plus de quelques jours après la signature électronique de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran pour voir la situation à nouveau vaciller au Moyen-Orient.
En cause ? Des bombardements massifs et une nouvelle offensive terrestre menée durant la nuit par Israël dans le sud du Liban, impliquant la mort d'au moins 18 civils dans ce que le média local Al Jazeera présente déjà comme « l'assaut le plus massif depuis le cessez-le-feu ».
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Une situation considérée comme assez critique pour inciter le gouvernement iranien à annuler la rencontre prévue en Suisse avec le vice-président américain JD Vance, afin de poursuivre les négociations de paix, tout en réclamant un arrêt immédiat et total des attaques menées par Israël contre le Liban, considérées comme une rupture de leur accord.
Au moment d'écrire ces lignes, aucun mouvement de hausse ne semble s'emparer du cours du pétrole, dont le prix du baril reste positionné sous les 80 dollars. Et pour cause, aucune fermeture du détroit d'Ormuz n'est (encore) au programme, malgré le nouveau regain de tension dans cette partie du monde.
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« À leur place, je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète »
Autant dire que le comportement d'Israël dans ce dossier pourrait rapidement donner raison à Emmanuel Macron, qui affirmait hier au micro de France 2 qu'il ne « croyait pas » que la guerre entre les États-Unis et l'Iran « soit totalement terminée ».
De quoi exaspérer les États-Unis déjà largement perdants dans ce conflit, au point de pousser JD Vance à hausser le ton vis-à-vis du gouvernement de Benyamin Netanyahou en affirmant presque sous la forme d'une menace : « à leur place, je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète ».
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Le problème d'Israël, ce n'est pas Donald Trump. Et ceux qui pensent, en Israël, que le président des États-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité.
Car le gouvernement israélien ne semble pas digérer l'accord passé entre les États-Unis et l'Iran, au point d'avoir enclenché ce que le chercheur et enseignant à Sciences Po Paris et à l’Université Saint-Joseph à Beyrouth, Karim Emile Bitar, identifie comme « la plus grave crise politique depuis les années 1990 » entre les deux pays.
De quoi déstabiliser encore un peu plus le fragile équilibre qui commençait tout juste à se dessiner au Moyen-Orient.
Faites fructifier votre capital en investissant en bourseSource : France Info
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