Le gouverneur de la banque centrale ne veut pas entendre parler de crypto-monnaies

Comme le rapporte Forbes, le webinaire du gouverneur de la banque centrale du Royaume-Uni était un laïus à charge contre les crypto-monnaies. Andrew Bailey essaie d’évaluer si les cryptos peuvent être utilisées en tant que réserve de valeur ou moyens de paiements, et la conclusion est sans appel :

« Commençons par les crypto-actifs comme le Bitcoin, qui sont apparus au cours des dix dernières années. Elles n’ont aucune connexion à l’argent… Leur valeur peut fluctuer grandement, sans surprise. Elles me paraissent fondamentalement impropres au monde des paiements, où disposer d’une certitude de valeur est important. »

👉 Pour aller plus loin, lisez : Le Bitcoin est-il une monnaie ?

Rock’n’roll, les cryptos ?

Bailey compare également le paysage cryptographique à… Un concert des Beatles particulièrement connu. Il incite les investisseurs sérieux à « agiter leurs bijoux » pour les stablecoins, mais à dédaigner le Bitcoin et les altcoins, qui ne sont pas suffisamment fiables. Selon lui, on peut être tenté de s’encanailler avec les crypto-monnaies, mais il ne faut pas s’y laisser prendre et préférer des actifs stables. On ne sait pas ce qui est le plus désolant : cette ignorance volontaire face à un secteur très novateur, ou le fait que Bailey croit encore que les Beatles sont subversifs.

Ce n’est par ailleurs pas la première fois que le gouverneur de la banque centrale oppose les stablecoins aux autres crypto-monnaies. En juillet, Bailey avait expliqué que l’institution considérait la création d’un stablecoin… Dans les prochaines années.

Dans son webinaire récent, il explique que les stablecoins « pourraient offrir des avantages […] à partir du moment où les consommateurs peuvent les utiliser avec confiance ». Soit selon lui dépasser certaines limitations en augmentant la vitesse et diminuant le coût des paiements.

 

Avec un gouverneur de la banque centrale aussi opposé aux crypto-monnaies, le Royaume-Uni risque de ne pas figurer parmi les premiers à développer une monnaie numérique basée sur sa devise fiduciaire. C’est notable : au niveau global, la Chine est déjà en train de tester sa CBDC, et plusieurs pays d’Europe, dont la France se sont lancés dans la course. Le Royaume-Uni pourrait donc avoir un grand retard à rattraper dans les années à venir.

👉 A lire à ce sujet : Le Brésil se lance dans la course aux CBDC

 

Newsletter 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque dimanche 👌 Et c'est tout.

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
Tous les articles de Marine Debelloir.

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments