« L’impact du conflit en Iran sur le déficit budgétaire en 2026 sera non négligeable » — La Banque de France alerte
Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le pays, la Banque de France a fait preuve de pessimisme. Que retenir de tout cela ?
La Banque de France publie son rapport sur la stabilité financière
Dans son rapport sur la stabilité financière du mois de juin, la Banque de France est revenue sur les grands enjeux macro-économiques qui touchent la France ces derniers mois. En particulier, la guerre au Moyen-Orient occupe une place prépondérante.
Ainsi, l’inflation causée par le conflit aura un impact sur le budget du gouvernement, d’une part à cause des dépenses qui y sont indexées, comme les retraites, les allocations familiales ou environ 10 % de la dette de l’État, mais aussi à cause d’une réduction des recettes :
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S’agissant des recettes, le ralentissement de la consommation tend globalement à réduire les assiettes fiscales, directement comme dans le cas des accises sur les carburants, qui dépendent des volumes vendus, et plus généralement via la baisse de l’activité. Même si, à début juin, les aides financières à destination des ménages et des entreprises sont restées ciblées et n’ont augmenté les dépenses publiques que de manière très mesurée, l’impact du conflit en Iran sur le déficit budgétaire en 2026 sera non négligeable.
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Plus largement, la Banque de France observe également que « la guerre en Iran n’a provoqué qu’une correction modérée et temporaire des marchés d’actions qui a rapidement été rattrapée » aux États-Unis. Alors que les indices sont principalement portés par quelques valeurs technologiques fortement évaluées, celles-ci seraient vulnérables « à un brusque retournement du sentiment des investisseurs ».
Gagnez jusqu'à 50 € en Bitcoin en créant un compte sur SwissBorgConcernant la croissance, le rapport pointe du doigt le « choc d’offre négatif » des hydrocarbures qui pèse sur les objectifs prévus. Initialement, il était question de 0,9 % de croissance en France pour 2026, mais cet objectif a été révisé à 0,5 % en raison d’un premier trimestre décevant. Aussi, la banque alerte notamment sur la vulnérabilité des entreprises françaises, notamment en raison d’une baisse des revenus couplée à un niveau d’endettement élevé.
Avec les anticipations de hausse de taux et une croissance dégradée, cela risque de dégrader une nouvelle fois la note de la dette française à l'international :
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En l’absence de réduction du déficit budgétaire à 5 % ou moins, les facteurs de soutien dont bénéficie la dette souveraine française pourraient davantage s’éroder, avec le risque de nouvelles baisses de notation par les agences. Un tel scénario risquerait de se traduire par une hausse de la volatilité et par une réduction de la liquidité sur le marché obligataire souverain français, potentiellement amplifiées par des acteurs aux stratégies d’investissement de court terme et procycliques, tels que les fonds spéculatifs.
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En mai dernier, l'indice des prix à la consommation affichait une hausse de 2,4 % en France, soit un plus haut de 2 ans. Après 4 mois de hausse consécutifs, les prochains chiffres de l'inflation seront déterminants pour tenter d'entrevoir la trajectoire à moyen terme.
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