Binance accusé par le Wall Street Journal d’avoir aidé l’Iran à contourner les sanctions, la plateforme saisit la justice
Accusé par le Wall Street Journal d’avoir facilité des transactions liées à des réseaux proches de l’Iran, Binance contre-attaque. La plateforme a annoncé avoir déposé une plainte pour diffamation contre le média américain, tandis que les autorités américaines examinent d’éventuels flux financiers liés au contournement des sanctions internationales.
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Après les accusations du Wall Street Journal, Binance répond
Selon plusieurs articles publiés le 23 février et ce mercredi, le Wall Street Journal affirme que des flux financiers ayant transité par la plateforme Binance pourraient être liés à des groupes armés proches de l’Iran, notamment les rebelles Houthis au Yémen.
En s’appuyant sur des documents internes et des sources proches du dossier, le journal évoque l’existence de plus d’un milliard de dollars de transactions suspectes qui auraient circulé via la plateforme. Ces révélations auraient attiré l’attention des autorités américaines.
Le Département de la Justice (DOJ) aurait ainsi lancé une enquête afin de déterminer si Binance, certains de ses utilisateurs ou des intermédiaires tiers auraient pu faciliter ces flux financiers. L’objectif de l’enquête serait d’évaluer dans quelle mesure ces transactions auraient pu permettre à des entités iraniennes de contourner les sanctions internationales imposées par les États-Unis.
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Face à ces accusations, Binance conteste les affirmations du Wall Street Journal. L’exchange estime que les informations publiées par le journal reposent sur des interprétations erronées et porteraient atteinte à sa réputation. L’entreprise affirme également que ces articles auraient contribué à déclencher des enquêtes gouvernementales injustifiées.
Pour cette raison, Binance a annoncé avoir déposé une plainte contre le média pour diffamation. La plateforme explique vouloir corriger les informations publiées et défendre la confiance de ses utilisateurs et partenaires. Dans un communiqué, Binance met également en avant les efforts réalisés ces dernières années pour renforcer son programme de conformité.
L’entreprise affirme avoir investi des centaines de millions de dollars dans ses systèmes de surveillance des transactions et dans ses équipes spécialisées dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, réduisant de 97 % les flux directs vers certaines plateformes crypto iraniennes.
Acheter des cryptos et des actions à moindres frais avec DEGIROL’Iran utilise déjà les cryptomonnaies pour contourner les sanctions
Au-delà de la controverse autour de Binance, plusieurs rapports montrent que l’Iran utilise effectivement les cryptomonnaies pour atténuer l’impact des sanctions internationales. Une enquête publiée début 2026 par la société d’analyse blockchain Elliptic révèle par exemple que la Banque centrale d’Iran aurait acquis au moins 507 millions de dollars en USDT, le stablecoin émis par Tether.
Selon les chercheurs, cette accumulation ferait partie d’une stratégie plus large visant à contourner le système bancaire international et soutenir le rial, fortement dévalué. Dans certains cas, ces fonds auraient été déplacés entre différentes blockchains, notamment Tron et Ethereum, avant d’être échangés sur des plateformes décentralisées puis redistribués vers d’autres réseaux.
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En parallèle, l’adoption des cryptomonnaies s’est fortement développée en Iran ces dernières années. Face à l’inflation du rial, ayant perdu plus de 95 % de sa valeur sur 10 ans, Bitcoin et les stablecoins sont devenus pour de nombreux Iraniens un moyen de protéger leur épargne.
Cependant, les coupures d’Internet imposées par le régime, en début d'année et depuis le 28 février, peuvent en effet rendre les cryptomonnaies inutilisables pour la population. Lors de la dernière coupure d'Internet, de nombreux utilisateurs se sont retrouvés incapables d’accéder à leurs fonds ou aux plateformes d’échange.
Selon Chainalysis, plus de 10 millions de dollars de Bitcoin ont été retirés des plateformes iraniennes entre le 28 février et le 2 mars, après les premières frappes militaires contre le pays. La majorité de ces mouvements ayant eu lieu avant la coupure d’Internet, ils pourraient refléter des retraits effectués par des particuliers.
Toutefois, d’importants retraits ont également été observés après l’interruption du réseau, ce qui pourrait indiquer des transferts opérés par des acteurs disposant d’un accès privilégié à Internet, notamment au sein de l’appareil d’État.
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