Coupes budgétaires : Bercy gèle 3 milliards d'euros de crédits
Le gouvernement français annonce un gel supplémentaire de 3 milliards d’euros de crédits, après les 6 milliards déjà gelés en avril. L’objectif de 5% de déficit public en 2026 devient « difficile ».
Un nouveau tour de vis budgétaire pour Bercy
Réuni ce mardi à Bercy, le comité d’alerte des finances publiques a acté un nouveau serrage de ceinture. Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé 3 milliards d’euros supplémentaires de gels de crédits pour compenser les risques identifiés sur les comptes de l’État et de la Sécurité sociale.
Dans le détail, 2 milliards d’euros portent sur le budget de l’État, en grande partie liés aux mesures d’aide déployées depuis avril dernier dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Le milliard restant concerne la Sécurité sociale.
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Nous identifions 3 milliards d’euros de risques en ce qui concerne l’État et la Sécurité sociale.
Le gouvernement n’a en revanche pas précisé quelles missions ou quels programmes budgétaires seraient concernés par ces économies.
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Cette absence de détails a été critiquée par le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson. Ce dernier estime ainsi que le Parlement ne dispose pas encore des éléments nécessaires pour apprécier la portée de ces mesures.
Acheter facilement des actions avec le courtier XTBL’objectif de 5% de déficit « difficile à atteindre »
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a lui-même reconnu la difficulté de l’exercice, affichant toutefois son intention d'atteindre les objectifs de réduction du déficit.
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Notre objectif de déficit public de 5% est aujourd’hui difficile à atteindre. Nous ferons tout pour nous en rapprocher au maximum.
« Notre objectif de déficit public de 5% est aujourd’hui difficile à atteindre. Nous ferons tout pour nous en rapprocher au maximum », a-t-il déclaré.
Ce nouveau gel s’ajoute aux 6 milliards d’euros d’économies déjà annoncées en avril, également pour compenser le coût du conflit au Moyen-Orient. À l’époque, 4 milliards portaient sur l’État et 2 milliards sur la sphère sociale, avec notamment 3,2 milliards de gels de crédits et 847 millions d’annulations.
La France affiche l’un des déficits les plus élevés de la zone euro, à 5,1% du PIB en 2025, deuxième derrière la Belgique. La dette publique atteignait quant à elle 3 536,1 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2026, soit 117,5% du PIB.
👉 Sur le même sujet – « Un sérieux dérapage des finances publiques » – Bruno Le Maire alerte sur la situation financière de la France
Pour les épargnants et investisseurs français, ces annonces confirment la fragilité persistante des finances publiques et alimentent les inquiétudes déjà exprimées par la Cour des comptes. Le contexte pourrait à moyen terme peser sur les taux souverains français et sur la fiscalité, alors que plusieurs voix appellent déjà au retour de la taxe d’habitation à l’approche de la présidentielle de 2027.
Par ailleurs, cette situation n’est pas nouvelle. Dès 2024, l’ancien ministre des Finances Bruno Le Maire alertait déjà sur un « sérieux dérapage des finances publiques ».
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