Identifier facilement le contenu généré par IA : cette loi européenne arrive en août
Dès le mois d'août, une loi sur l'IA entrera en application en Europe pour permettre d'identifier clairement le contenu généré. Comment cela doit-il se concrétiser ?
La loi sur l'IA arrive dès le mois d'août en Europe
À compter du 2 août 2026, l’IA Act entrera en application au sein de l’Union européenne. Comme l’a indiqué la Commission européenne lundi, l’objectif de cette mesure est de fournir un étiquetage des contenus générés par l’intelligence artificielle, à une heure où Internet en est aujourd’hui inondé :
🏷️ AI content is getting labels.
Just like energy ratings or safety certifications help you make informed choices.
From Aug 2026, EU law will require clear labelling on:
🔸deepfakes
🔸AI-generated content
🔸chatbots pic.twitter.com/NczmxzbBEy— European Commission (@EU_Commission) June 22, 2026
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Comme l’explique la Commission dans son communiqué, cette loi a pour but d’offrir plus de transparence sur la manière dont est généré un contenu :
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À compter de cette date, la loi sur l'IA exigera un étiquetage clair dans les cas clés. Les deepfakes et les textes générés ou manipulés par l'IA et publiés sur des sujets d'intérêt public devront être clairement identifiés. Les utilisateurs devront également être informés lorsqu'ils interagissent avec un système d'IA interactif, tel qu'un chatbot. Ces exigences de transparence permettent de reconnaître les contenus générés ou modifiés par l'IA, réduisant ainsi les risques de tromperie et de manipulation.
En particulier, cette loi s’adresse aux fournisseurs de systèmes d’IA, qui devront notamment mettre en place des « techniques de marquage lisibles par machine ». Pour les textes générés, cela devra, par exemple, passer par des filigranes imperceptibles, qui ne doivent pas pouvoir être retirés :
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Les signataires conserveront — dans la mesure où cela est techniquement réalisable et identifiable selon des normes ouvertes — les marquages de métadonnées existants, et s'abstiendront de les modifier ou de les supprimer intentionnellement, lorsque ce contenu sert de donnée d'entrée et est ensuite transformé par leur système d'IA en une donnée de sortie. Cette disposition ne s'oppose pas aux traitements légitimes effectués de bonne foi lorsque la modification, la transformation ou le remplacement de métadonnées existantes est nécessaire pour garantir l'exactitude et la fonctionnalité des informations à la suite de traitements ultérieurs ou de traitements légitimes spécifiques, tels que ceux réalisés à des fins d'audit de sécurité ou de recherche.
Par ailleurs, cette obligation d’étiquetage est censée s’accompagner de la mise à disposition de solutions de détection, pouvant, par exemple, prendre la forme d’un service cloud facilement accessible aux utilisateurs de l’UE ou d’un logiciel.
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Si l'UE a la réputation de toujours réguler avant d'innover, cette loi a le mérite de pointer du doigt les dérives actuelles de l'IA.
Que ce soit par la course à la réduction des coûts du côté des différentes parties prenantes ou des habitudes de consommation qui poussent à la paresse intellectuelle, notre société se trouve actuellement à un carrefour où elle a le choix entre faire de l'IA un assistant qui se cantonne à son rôle d'assistant, ou bien de lui déléguer tout son processus créatif au point de déshumaniser totalement le contenu que nous consommons.
Dans tous les cas, nous verrons comment cette loi sera appliquée concrètement, mais aussi comment elle sera contournée par celles et ceux préférant faire l'impasse sur une certaine éthique.
Acheter des cryptos et des actions à moindres frais avec DEGIROSource : Commission européenne
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