Bitcoin : impossible de protéger la fortune de Satoshi Nakamoto du risque quantique, selon le fondateur de Cardano
Alors que les développeurs du Bitcoin pensent avoir trouvé une parade pour protéger la fortune de Satoshi Nakamoto du risque quantique, le fondateur de Cardano, Charles Hoskinson, jette un pavé dans la mare. En effet, il considère que cela reste impossible avec la solution BIP-361 récemment proposée.
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Risque quantique : 1,7 million de bitcoins impossibles à récupérer
Le risque quantique, jusque-là encore très théorique, s'invite désormais comme une actualité à part entière dans le secteur des cryptomonnaies, au point de poser la question de le voir s'imposer comme une nouvelle narrative, sur le modèle des Bitcoin Treasuries... pour la plupart désormais à l'agonie.
Une réalité à l'origine de nombreuses interrogations, dont l'une des plus emblématiques - et surtout possiblement (très) rentable - concerne la « sécurité » de la fortune en Bitcoin attribuée à Satoshi Nakamoto, actuellement estimée à plus de 82 milliards de dollars, selon les données d'Arkham Intelligence.
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La fortune de Satoshi Nakamoto dépasse les 82 milliards de dollars
De quoi motiver le chercheur et CTO de Casa, Jameson Lopp, à déposer une proposition BIP-361 controversée, car supposément capable de permettre de geler les BTC de Satoshi Nakamoto - estimés à un peu plus d'1 million d'unités - tout en rendant leur recouvrement possible en cas de réclamation ultérieure.
Mais la fortune endormie de l'anonyme fondateur du Bitcoin ne représente pas l'intégralité du problème, avec une part estimée à plus de 30 % de sa quantité disponible actuellement à risque, soit environ 8 millions de BTC. Un montant au sein duquel 1,7 million d'unités seraient toutefois impossibles à récupérer, selon le fondateur de Cardano, Charles Hoskinson.
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Ils disent que les utilisateurs pourront récupérer leurs fonds via une preuve quantique sécurisée basée sur leur seed. C’est faux, et ils le savent. 1,7 million de bitcoins ne peuvent pas être récupérés de cette manière, dont environ 1,1 million appartenant à Satoshi.
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Une procédure qui implique un hard fork du Bitcoin inévitable ?
Pour étayer son analyse, Charles Hoskinson aborde avant tout la mise en pratique de cette proposition BIP-361 qui impliquerait selon lui la nécessité d'un hard fork. Une réalité que les développeurs du Bitcoin « ne veulent pas admettre » en prétendant qu'un simple soft fork suffirait, car « le Bitcoin ne fait pas de hard fork, il est parfait ».
Malgré tout, il admet que cette procédure « ne représente pas une mauvaise proposition, sinon ces fonds seront volés dans les années 2030 ». Par contre, il affirme que cela ne peut pas fonctionner pour « les anciens bitcoins vulnérables (...) antérieurs à 2013 » détenus avant l'introduction de la génération de clé BIP-39, qui a instauré la phrase de récupération (seed phrase).
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Alors que faire ? Ajouter une signature post-quantique ? Ça ne résout pas le problème des anciens bitcoins vulnérables. Forcer une migration ? Impossible si les clés sont perdues. Créer un système de récupération via zero-knowledge proof ? Impossible pour les anciens systèmes. Donc ces 1,7 million de bitcoins seront soit volés, soit bloqués à jamais.
De quoi permettre à Charles Hoskinson d'ironiser sur les maximalistes du Bitcoin, qui se comportent avec leur cryptomonnaie comme des dévots face à une relique sacrée, trop parfaite pour supporter une modification, mais incapable de protéger une part importante de sa supply face au risque quantique.
Obtenez 25 € en créant un compte sur Bitvavo*Une proposition BIP-361 très polémique
De plus, cette volonté de geler les anciens BTC résonne comme une mauvaise blague difficile à concevoir pour le Bitcoin, car digne des stablecoins les plus centralisés, comme l'USDC de Circle actuellement critiqué pour son absence d'intervention dans le hack de la plateforme Drift.
Sans parler du principe d'auto-conservation associé au secteur des cryptomonnaies, qui implique une protection absolue et inviolable des portefeuilles supposément résistante à la censure et à toutes tentatives d'interventions extérieures, qu'elles soient malveillantes ou présentées comme « protectrices »
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Et que dire de la présence dans cette équation d'acteurs institutionnels désormais impossibles à ignorer, comme le leader mondial de la gestion d'actif BlackRock, qui pourraient faire pression pour imposer ce hard fork nécessaire, « car ils ne vont pas accepter de perdre leur investissement ».
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Mais bon… je ne suis qu’un « shitcoiner », non ?
Source : Charles Hoskinson, Arkham Intelligence
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