Wall Street est-elle en train de racheter les sociétés crypto petit à petit ?
Les rachats se succèdent à un rythme soutenu entre géants de la finance traditionnelle et plateformes crypto. Market makers, opérateurs de bourses réglementées… Tout le monde veut sa part du gâteau. Qu'en penser ?
Les market makers de Wall Street veulent une part des volumes des cryptomonnaies
Citadel Securities, le market maker fondé par Ken Griffin, a investi 400 millions de dollars dans Crypto.com le 16 juillet, valorisant la plateforme à 20 milliards de dollars. C'est notable : il s'agit de sa toute première levée de fonds institutionnelle en dix ans d'existence.
Citadel semble par ailleurs miser sur les plateformes d'échange grand public : dès novembre 2025, le market maker avait déjà investi 200 millions de dollars dans Kraken, dans le cadre d'une levée de 800 millions de dollars menée notamment par Jane Street. Cela avait permis de valoriser l'exchange à 20 milliards de dollars. Citadel affiche ainsi désormais 600 millions de dollars d'investissements cumulés dans deux plateformes concurrentes.
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En tant que teneurs de marché, Citadel et Jane Street captent une partie significative des volumes de trading, y compris sur les ETF Bitcoin où Jane Street fournissait déjà 1,7 milliard de dollars de liquidité au quatrième trimestre 2024.
La raison est simple : s'implanter directement au capital des exchanges leur donne un accès privilégié à des volumes croissants. Une stratégie éprouvée, que ne choisissent cependant pas tous les acteurs de Wall Street.
Créez un compte sur Kraken, tradez 100€ et recevez 15€ offertsL'ICE et le Nasdaq visent la tokenisation des actifs traditionnels
La logique change en effet radicalement du côté des opérateurs de bourses réglementées. L'Intercontinental Exchange (ICE), maison mère du NYSE, a pris en mars une participation minoritaire d'environ 200 millions de dollars dans OKX, valorisant l'exchange à 25 milliards de dollars et lui offrant un siège au conseil d'administration.
Trois mois plus tard, les deux groupes ont formalisé une coentreprise pour donner aux 120 millions d'utilisateurs d'OKX un accès à des actions tokenisées du NYSE et aux contrats à terme de l'ICE. En parallèle, l'ICE peut désormais licencier les données de prix spot d'OKX pour ses propres produits dérivés réglementés.
Pour rappel, ce dernier avait déjà investi 2 milliards de dollars dans Polymarket en novembre, valorisant la plateforme de marchés prédictifs à 9 milliards de dollars. Le Nasdaq a suivi une trajectoire similaire en investissant 50 millions de dollars dans Gemini, la plateforme fondée par les frères Winklevoss.
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Dans les deux cas, l'objectif est le même : capter la tokenisation des actifs traditionnels, en particulier les actions et produits dérivés. Ici, le pari est de s'appuyer sur l'infrastructure et la base d'utilisateurs déjà constituées par les plateformes crypto.
Teneurs de marché en quête de volumes ou opérateurs boursiers en quête d'infrastructure de tokenisation… Au fond la tendance est la même : l'entrée progressive de Wall Street au capital des plus grandes plateformes crypto mondiales.
D'aucuns diraient qu'il s'agit d'une marque de confiance, et potentiellement d'un signal. Le bear market serait-il proche de sa fin ?
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