Cosmos (ATOM), l'avènement de l'Internet des blockchains

Le projet Cosmos (ATOM) se définit comme un écosystème de blockchains indépendantes qui se veut être la fondation de la prochaine génération d'Internet. Au lieu de favoriser la division entre les différentes cryptomonnaies existantes, Cosmos veut les réunir. Pour cela, Cosmos mise tout sur l'interopérabilité entre les blockchains pour créer « l'Internet des blockchains ». Partez à la découverte d'un projet très ambitieux et complexe.

Cosmos (ATOM), l'avènement de l'Internet des blockchains

Qu'est-ce que Cosmos (ATOM) ?

Cosmos est un écosystème en constante évolution de blockchains indépendantes et d'applications décentralisées toutes interopérables, créées dans le but de fonder un futur décentralisé, l’Internet des blockchains.

Ces dernières années, la multiplication des blockchains de layer 1 comme Solana, Algorand ou encore Cronos ont prouvé la nécessité d'un futur multichaînes où les blockchains peuvent communiquer entre elles.

Ces blockchains ne peuvent pas le faire nativement, et donc des solutions qui permettent l'interopérabilité de celles-ci sont apparues : les bridges (pont entre les blockchains), mais aussi les projets layer 0 comme Cosmos, qui en est l'un des meilleurs représentants.

Cosmos propose ainsi un socle pour les développeurs, à la manière de Polkadot ou Avalanche qui sont aussi des layer 0, pour leur permettre notamment de créer une blockchain sur Cosmos avec facilité.

 

Logo Cosmos Atom

Logo du Cosmos (ATOM), par Cryptoast

 

Pour répondre au mieux à cette problématique de l'interopérabilité, 3 composantes forment le réseau Cosmos :

  • Tendermint Core : une plateforme de développement blockchain open-source, proposant un consensus de preuve d'enjeu. N'importe quelle personne peut intégrer facilement une couche de décentralisation à son application en utilisant cette fonction. Le Terndermint Core utilisera le consensus Byzantine Fault Tolerance (BFT) afin d'être capable de traiter jusqu'à 250 000 transactions par seconde ;
  • Cosmos SDK : un kit de développement qui permet de créer facilement une blockchain sécurisée en plus de Tendermint. D'après les développeurs, la création d'une blockchain ne devrait pas être plus compliquée que de coder quelques modules grâce à cet outil ;
  • Inter Blockchain Communication Protocol (IBC) : cette troisième composante, la pièce maîtresse de Cosmos, permet la communication entre toutes les blockchains individuelles développées avec les outils de Cosmos.

Le token ATOM est la cryptomonnaie native de la blockchain Cosmos Hub, qui joue un rôle crucial dans l'écosystème Cosmos.

Le 26 septembre 2022, d'importants changements ont été apportés à l'écosystème Cosmos et à sa crypto ATOM. On parle depuis cette date de Cosmos 2.0 ou ATOM 2.0.

? En savoir plus sur ce que sont les projets layer 0 comme Cosmos

L'écosystème de Cosmos

Le manque d'interopérabilité entre les blockchains est un obstacle que Cosmos tente de résoudre grâce à son protocole IBC. Ce dernier permet à des architectures différentes de communiquer entre elles, un peu comme avec la suite TCP/IP, l'ensemble des protocoles utilisés pour le transfert des données sur Internet.

Actuellement, la grande majorité des blockchains fonctionnent en vase clos et ne communiquent pas vraiment avec les autres. Ainsi, il n'est pas possible de faire des transferts de données ou d'actifs entre elles, du moins nativement.

L'utilisabilité des blockchains est également un autre point que Cosmos tente de résoudre. À l'heure actuelle, les développeurs sont obligés d'optimiser les applications pour la majorité des cas d'utilisation potentiels au lieu de se concentrer sur un problème en particulier.

Ainsi, avec Cosmos SDK, le but est d'aider les développeurs à se concentrer en priorité sur les problèmes qu'ils tentent de résoudre, en évitant de perdre du temps avec des choses futiles.

Afin de réussir à mener à bien ces défis et de favoriser une émergence d'un Internet des blockchains, le réseau est organisé selon un système de zones et de hubs.

  • Les zones, qui fonctionnent comme des blockchains indépendantes, il en existe une quarantaine ;
  • Les hubs, qui sont les blockchains centrales reliant les zones grâce au protocole IBC. Il existe deux hubs à l'heure de l'écriture de ces lignes : Cosmos Hub et Iris Hub.

Ce type d'organisation est ingénieux puisque sans hub, chaque zone devrait être connectée aux autres via le protocole IBC, ce qui résulterait en de très nombreuses connexions. Avec les hubs, les zones n'ont qu'à se connecter à un hub pour être interopérables avec les autres zones qui y sont connectées.

Cosmos Hub, la blockchain au coeur de Cosmos

Le hub principal de l'écosystème Cosmos est le Cosmos Hub, alimenté par son token ATOM. Étant open source, cette blockchain peut servir de modèle aux développeurs désirant créer leurs propres blockchains dans l'écosystème.

Cosmos Hub possède aussi, depuis la V2 de Cosmos, un rôle crucial dans l'écosystème puisqu'elle en est le coeur de la sécurité inter-chaînes.

Concrètement, les blockchains utilisant le réseau Cosmos peuvent louer la sécurité du Cosmos Hub pour leur propre réseau, en empruntant ses validateurs.

Nul besoin pour chaque blockchain d'avoir ses propres validateurs, ce qui réduit les barrières à l'entrée pour les nouvelles chaînes. Elles doivent cependant staker des tokens ATOM pour ce faire, faisant du token une monnaie de réserve.

En échange, les validateurs de Cosmos Hub gagnent les tokens natifs des blockchains qui les empruntent.

Fonctionnement des hubs

La prise en charge d'activités telles que l'échange de tokens entre différentes blockchains peut se présenter comme un défi lorsqu'il s'agit de garantir la fiabilité des opérations. Comme les actifs sont déplacés entre différentes chaînes, chaque fois que la chaîne reçoit un nouvel actif, elle doit analyser toutes les validations précédentes.

Cosmos contourne ce problème en permettant à ses hubs de directement se connecter aux bonnes zones. Une fois que les connexions sont limitées à d'autres hubs uniquement, les problèmes comme les attaques de 51 % sont réduits. Ainsi, les hubs agissent comme les principales sources de confiance entre les chaînes, au lieu de devoir vérifier l'historique de la blockchain dans son intégralité.

Le rôle central joué par le hub place la sécurité au premier plan des efforts entrepris par les développeurs de Cosmos. La sécurité est gérée par un groupe de validateurs décentralisés qui opère à l'échelle mondiale. La nature décentralisée de l'architecture du réseau est une caractéristique importante pour gagner la confiance des développeurs.

Fonctionnement de Tendermint

Les différentes zones que comporte le réseau Cosmos doivent posséder un système qui permet de fournir des performances consistantes, de la sécurité et le suivi de la comptabilité de tous les participants. Ces tâches sont réalisées par la plateforme Tendermint, en particulier avec deux composantes principales :

  • Le Tendermint Core s'assure que chaque transaction est enregistrée de la même façon sur chaque machine qui la traite. Le protocole comprend un algorithme de consensus ainsi qu'un algorithme peer to peer (P2P) ;
  • La seconde composante est l'interface de son application appelée Application Blockchain Interface (ABCI). Celle-ci permet que chaque transaction puisse être traitée dans n'importe quel langage de programmation.

L'aspect principal de cette implémentation sur la plateforme Cosmos est que cela apporte deux des trois couches principales sur la blockchain générique, à savoir le consensus et la couche réseau. Grâce à cela, les développeurs peuvent se concentrer sur la couche application, ce qui leur permet d'économiser du temps sans avoir à s'occuper des deux premières couches qui sont déjà conçues par Cosmos.

Comment ABCI et SDK peuvent-ils fonctionner ensemble ?

Une fois créées, les applications sont censées se lier avec le Tendermint Core via le protocole ABCI qui lui-même assure également les communications entre les applications natives et le Core. Il existe trois types de connexions pour le Tendermint Core :

  • Mempool, qui vérifie si la transaction doit être relayée avant d'être validée ;
  • Consensus, qui s'occupe de la gestion des transactions qui ont été validées ;
  • Query, qui assiste la plateforme pour vérifier l'état de l'application.

En fonctionnant sur le framework ABCI, le kit de développement Cosmos est censé rendre la vie plus facile aux développeurs en leur permettant de se concentrer sur le développement d'applications liées à la blockchain.

La fonctionnalité SDK quant à elle possède une structure modulaire qui est divisée en différentes couches qui existent en supplément de celles prévues pour ABCI et comporte de nombreux outils qui peuvent aider les développeurs.

Les Pegs Zones, des blockchains essentielles à l'interopérabilité

Puisque l'une des tâches principales de l'écosystème Cosmos est d'assurer l'interopérabilité, cela doit être assuré pour les blockchains qui fonctionnent sur le système Tendermint et celles qui ne fonctionnent pas avec celui-ci.

Ainsi, celles qui utilisent le système interne peuvent se connecter à Cosmos en utilisant l'IBC, tandis que les autres doivent également avoir un moyen d'être supportées. Pour cela, Cosmos a mis au point une chaîne proxy appelée Peg Zone.

Une Peg Zone est compatible avec IBC mais possède une infrastructure complexe. Il s'agit d'une blockchain développée sur mesure qui agit comme un intermédiaire entre des blockchains non compatibles au protocole IBC (comme Ethereum) et le réseau Cosmos.

Une Peg Zone connectant Ethereum et au réseau Cosmos possède une architecture différente d'une autre qui connecte Bitcoin, cela est donc très compliqué à mettre en place, mais essentiel pour l'avenir du projet.

Le rôle du protocole IBC

En parallèle, le protocole IBC sert à connecter de nombreuses zones et hubs dans le réseau Cosmos, et permet un échange de valeur entre les chaînes qui ne sont pas homogènes. Cela signifie que l'IBC permet d'établir des liens entre les chaînes qui n'ont qu'une unique couche d'architecture, des modes de gouvernances indépendants et des logiciels différents.

Une telle solution permet la création d'échanges décentralisés (DEX) qui ne fonctionnent pas avec une seule cryptomonnaie de référence, comme l'ETH ou le BNB.

Voici un exemple de transfert de tokens entre deux chaînes via le protocole IBC :

  • Jean veut envoyer 100 tokens de la blockchain A vers la blockchain B ;
  • Ses tokens sur la chaîne A sont bloqués et la preuve est transférée à la chaîne B ;
  • La blockchain B demande à Cosmos Hub si plus de 2 tiers des validateurs ont signé la preuve de confirmation que les tokens sont bien bloqués sur la chaîne A ;
  • Lorsque la preuve est validée, les 100 tokens de Jean seront disponibles sur la chaîne B.

L'Interchain Scheduler et Allocator, le pivot économique de Cosmos V2

L'Interchain Scheduler fournit une place de marché MEV (Maximal Extractable Value) on-chain et transparente pour les transactions inter-chaînes. Le MEV est un marché juteux qui représente des centaines de millions de dollars, qui peut inciter les validateurs à utiliser des stratégies de validation de blocs au détriment des chaînes et des utilisateurs.

Au lieu de laisser le libre choix aux validateurs d'organiser, d'inclure ou d'exclure les transactions d'un bloc, l'Interchain Scheduler permet de vendre les droits pour organiser les transactions dans un bloc. Ces droits sont tokenisés et peuvent être transférés.

Ainsi, la valeur du MEV est capturée on-chain pour le bénéfice des chaînes et utilisateurs. Une partie du revenu de la vente de ces droits revient à l'Interchain Allocator.

Ce dernier est chargé de financer les initiatives qui bourgeonnent dans l'écosystème Cosmos, avec un objectif à long terme. L'Allocator coordonne donc le développement économique entre les stakers et les nouveaux projets.

L'Allocator, via son outil Covenant, nécessite de staker les tokens natifs de chaque chaîne pour exécuter des transactions entre elles, et puisque le Cosmos Hub est au centre de l'écosystème, les zones qui y sont connectées doivent staker des tokens ATOM tandis que Cosmos Hub doit staker les tokens de chacune de ses zones.

L'utilité du token ATOM se renforce ainsi avec la croissance de l'écosystème, devenant l'actif cross-chain majeur des réserves de chaque blockchain connectée au Cosmos Hub.

Illustration de l'Interchain Scheduler et Allocator

Figure 1 : Illustration de la boucle vertueuse de l'Interchain Scheduler et Allocator

 

Pour conclure, le Scheduler redirige une partie des revenus du MEV vers l'Allocator, qui apporte de la liquidité à l'écosystème Cosmos. Cela soutient les nouveaux projets, qui vont eux-mêmes élargir le marché MEV et par conséquent les revenus du Scheduler, et donc de l'Allocator, dans une sorte de boucle vertueuse.

Notez que la V2 de Cosmos ne sera implémentée qu'en janvier 2023, donc nous n'avons pu analyser que la théorie pour le moment.

Les zones de l'écosystème Cosmos

Le protocole IBC n'a été approuvé qu'en mars 2021, et le réseau Cosmos a vu croître son nombre de développeurs depuis. Il existe, à l'heure de l'écriture de ces clignes, 49 chaînes actives compatibles avec IBC, sans compter les projets au sein de ces chaînes.

Nombre de zones dans l'écosystème Cosmos depuis 2021

Figure 2 : Nombre de zones actives dans l'écosystème Cosmos depuis Q2 2021

 

En voici une liste non exhaustive des plus populaires, outre Cosmos Hub que nous avons déjà mentionné :

  • Osmosis : le premier DEX de l'écosystème Cosmos, connecté à plusieurs blockchains, dont Ethereum ;
  • Juno : une plateforme de smart contracts ;
  • Persistence : un écosystème d'application financière avec les actifs de Cosmos qui sont stakés, les rendant ainsi liquides ;
  • Axelar : un réseau qui se concentre sur la communication interchain, en permettant à des projets d'utiliser plusieurs chaînes pour leur produit ;
  • Cronos : une plateforme de smart contract compatible avec l'Ethereum Virtual Machine (EVM) ;
  • Akash : une place de marché de pair-à-pair pour le cloud computing ;
  • Evmos : une plateforme basée sur l'EVM ;
  • Secret Network : une blockchain amenant la confidentialité à l'écosystème Cosmos, permettant de cacher l'origine des actifs et l'identité des utilisateurs.

D'autres zones très attendues vont bientôt rejoindre l'écosystème Cosmos comme l'échange décentralisé dYdX et la blockchain modulaire Celestia.

À quoi sert le token ATOM ?

L'ATOM est le token natif de la blockchain Cosmos Hub. Il sert à alimenter les différents produits sur le réseau et à participer à la gouvernance ainsi que la robustesse de ce dernier.

Le staking de tokens ATOM est central à la sécurité du réseau et à sa gouvernance. En effet, 150 validateurs, sélectionnés en fonction du montant de tokens ATOM stakés, ont la charge de valider les transactions de Cosmos Hub.

Il est possible pour un participant de staker ses tokens en les déléguant à un validateur pour profiter de récompenses allant jusqu'à 18 % de taux d'intérêt annuels, et participer lui aussi à la sécurisation du réseau. En effet, plus il y a de tokens ATOM verrouillés, plus le coût d'une attaque contre Cosmos Hub est élevé, et donc difficile.

Staking du token ATOM

Figure 3 : Staking du token ATOM

 

Les récompenses octroyées par le staking proviennent des frais de transactions et des tokens ATOM nouvellement créés.

Depuis Cosmos V2, Cosmos Hub peut prêter ses validateurs aux autres chaînes du réseau (pour les sécuriser), et le token ATOM est l'actif cross-chain de réserve de choix pour les blockchains du réseau Cosmos. ATOM occupe donc un rôle très important pour l'écosystème entier.

Les détenteurs d'ATOM peuvent également gouverner le Cosmos Hub en votant sur des propositions à l'aide de leurs ATOM stakés.

Enfin la V2 de Cosmos amène une nouvelle fonction qui fait office de cerise sur le gâteau : les tokens ATOM stakés sont liquides, c'est-à-dire que les investisseurs peuvent staker leur tokens et continuer à les utiliser pour saisir d'autres opportunités.

Étant donné l'importance du staking de tokens ATOM dans l'écosystème, il s'agit d'une mise à jour bienvenue qui apporte flexibilité et efficacité de l'utilisation du capital des différents acteurs du réseau Cosmos.

L'ATOM sert également à payer les frais du réseau. Notez que 2 % des frais de transactions payés vont dans une réserve, tandis que les 98 % restants sont distribués aux validateurs au prorata du nombre de tokens qu'ils verrouillent.

? Découvrez notre dossier pour tout savoir sur le staking

Levées de fonds et Tokenomics de Cosmos

L'Initial Coin Offering (ICO) de Cosmos a eu lieu entre le 15 et le 17 août 2017 et est parvenue à lever 24 millions de dollars en ETH et en BTC. Au total, 236 millions de tokens ATOM ont été émis lors de cette levée de fonds. Le prix alloué à chaque token pour l'ICO était de 0,1 dollar.

La Fondation Interchain a distribué les tokens ATOM de la manière suivante :

  • 7,1 % aux premiers investisseurs stratégiques ;
  • 5 % aux investisseurs du seed round ;
  • 67,9 % aux investisseurs de la vente publique ;
  • 10 % à la Fondation Interchain ;
  • 10 % à Ignite (anciennement Tendermint Inc.), les développeurs du projet Cosmos.

Il existe 292 millions de tokens ATOM à l'heure de l'écriture de ces lignes (octobre 2022). Vous aurez donc compris qu'il s'agit d'un token inflationniste.

Toutefois, avec le lancement de la V2 de Cosmos en janvier 2023, les Tokenomics d'ATOM ont changé. En effet, alors que l'inflation annuelle était plafonnée entre 7 et 20 % selon le montant total de tokens ATOM stakés, la V2 a pour objectif de fixer cette inflation à environ 1 % par an.

Tokenomics d'ATOM après la V2 de Cosmos

Figure 4 : Tokenomics d'ATOM après la V2 de Cosmos

 

Il s'agit d'un changement majeur pour l'économie du token ATOM. Cependant, 3 ans seront nécessaires pour atteindre ce but puisque 10 millions de tokens ATOM seront émis le premier mois de la V2. L'émission sera ensuite progressivement réduite jusqu'à atteindre 300 000 tokens ATOM nouvellement émis par mois, soit moins de 1 % d'inflation annuelle après 3 ans.

L'équipe de Cosmos

L'équipe derrière Cosmos est répartie entre l'entreprise Ignite (anciennement Tendermint Inc.) chargée du développement du projet Cosmos, et la Fondation Interchain qui s'occupe du financement.

Ignite compte environ 80 employés tandis que la Fondation Interchain en compte environ 10. Voici quelques-uns des dirigeants, fondateurs et membres les plus éminents du projet Cosmos à l'heure de l'écriture de ces lignes :

  • Jae Kwon : PDG et co-fondateur d'Ignite, il a quitté la présidence de l'entreprise entre 2020 et 2022, mais est revenu occuper ce poste. Il est également président de la Fondation Interchain ;
  • Ethan Buchman : co-fondateur d'Ignite et vice-président de la Fondation Interchain ;
  • David G. : vice-président d'Ignite depuis janvier 2022 ;
  • Alessio Treglia : directeur technique (CTO) d'Ignite depuis janvier 2022.

Comment acheter du Cosmos (ATOM) ?

Avec sa capitalisation particulièrement élevée, l'ATOM est disponible sur la plupart des plateformes d'échanges de cryptomonnaies. Notamment Binance, Kraken, Bitfinex, Coinbase, OKX et Huobi.

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Pour des explications plus détaillées, consultez notre tutoriel complet ci-dessous :

? Comment acheter du Cosmos (ATOM) en 2022 ?

Notre avis sur le projet Cosmos (ATOM)

Avec cette ambition de fonder l'Internet des blockchains, Cosmos est l'un des projets les plus intéressants techniquement de l'industrie des cryptomonnaies. Il tente de résoudre l'un des plus gros problèmes que rencontre le secteur : le manque de compatibilité entre les différentes blockchains, ce qui tend à créer un fossé entre tous les projets décentralisés au lieu de les rapprocher.

Son écosystème est créé sur mesure avec au centre la blockchain Cosmos Hub qui permet de sécuriser toutes les blockchains du réseau Cosmos grâce à ses validateurs et son token ATOM.

Autour, une palette d'innovations techniques renforcée par la version 2 de Cosmos permet de former un écosystème Cosmos très robuste tant techniquement qu'économique. Les Peg Zones, le protocole IBC, l'Interchain Scheduler et Allocator, SDK Cosmos ou encore Tendermint Core, sont tout autant d'éléments qui forment un ensemble très convaincant et cohérent.

Le projet Cosmos n'est toutefois pas le seul layer 0 à sortir du lot, il possède de sérieux concurrents comme Polkadot (DOT), Avalanche (AVAX) ou Cardano (ADA). Il conviendra de voir si Cosmos saura tirer son épingle du jeu, même si le projet est déjà très populaire auprès des investisseurs, à n'en pas douter.

Pour finir, la V2 du projet Cosmos est extrêmement intéressante d'un point de vue sécurité avec l'importance donnée à sa blockchain mère, Cosmos Hub, et aussi d'un point de vue économique. En effet, augmenter la valeur du token ATOM semble avoir été la priorité de cette nouvelle version du projet.

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Sources - Figures 1 et 4 : Whitepaper de Cosmos V2 ; Figure 2 : Interchain Foundation ; Figure 3 : Site officiel de Cosmos.

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Arthur

Bonjour,
Très bon article,
Il y a une petite correction à faire juste avant le paragraphe « Fonctionnement du Tendermint » il y a deux fois la même phrases.

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