Ce partenaire d’Amazon Japon va payer 2 300 sous-traitants en stablecoin JPYC
Le logisticien japonais AZ-COM Maruwa, partenaire d'Amazon Japon depuis 2017, s'apprête à régler environ 2 300 sous-traitants et chauffeurs indépendants en JPYC, le stablecoin régulé indexé sur le yen. Une première à cette échelle au Japon, qui interroge sur l'utilité concrète de se faire payer en stablecoin.
AZ-COM Maruwa, premier grand groupe japonais à payer en stablecoin
La société AZ-COM Maruwa Holdings (action 9090.T à la bourse de Tokyo) a annoncé son intention d’utiliser le stablecoin JPYC pour régler ses partenaires commerciaux. Le groupe compte parmi ses clients Amazon Japon, pour lequel il assure des services de livraison depuis 2017.
Environ 2 300 sous-traitants, dont de nombreux chauffeurs routiers indépendants, sont concernés. Le paiement des prestataires externes passera par le JPYC, un stablecoin adossé 1 pour 1 au yen japonais. AZ-COM Maruwa a déclaré un chiffre d’affaires de 230,5 milliards de yens (environ 1,4 milliard de dollars) sur son exercice clos en mars.
Le groupe envisage également un partenariat commercial avec l’émetteur du JPYC et étudie un investissement d’un milliard de yens dans le token.
Crypto.com : jusqu'à 50 € offerts avec le code CRYPTOASTAZ-COM Maruwa to Use JPYC in Japan’s First Large-Scale Corporate Rollout
According to Nikkei, major Japanese logistics group and Amazon delivery partner AZ-COM Maruwa plans to use yen-backed stablecoin JPYC to pay approximately 2,300 partner carriers and independent drivers.… pic.twitter.com/vubH9WH1cv
— Wu Blockchain (@WuBlockchain) July 19, 2026
Le JPYC, premier stablecoin du yen entièrement régulé
Émis par la fintech tokyoïte JPYC Inc., le JPYC est le premier stablecoin indexé sur le yen à bénéficier d’un cadre entièrement régulé au Japon. Lancé en octobre 2025 sous le régime du Payment Services Act, il maintient une parité stricte avec la monnaie japonaise, et est intégralement adossé à des dépôts bancaires et à des obligations d’État japonaises. Sa circulation on-chain a dépassé 2 milliards de yens la semaine dernière.
Côté infrastructure, le JPYC circule sur plusieurs blockchains publiques. Le stablecoin est émis nativement sur Ethereum (ETH), Polygon (POL) et Avalanche (AVAX), ce qui permet à ses détenteurs de choisir le réseau offrant les frais les plus bas et la meilleure vitesse d’exécution pour leurs transferts. Pour un chauffeur routier payé quotidiennement, le recours à un réseau comme Polygon ou Avalanche ramène le coût d’un transfert à quelques centimes, contre plusieurs euros sur Ethereum en période de congestion.
Cette annonce s’inscrit dans une dynamique plus large. La semaine dernière, l’enseigne de proximité Lawson a annoncé le lancement d’un pilote de paiement en JPYC dans son magasin de Takanawa Gateway City à Tokyo, prévu pour début août. Le stablecoin du yen est ainsi passé du terrain du commerce de détail à celui des paiements B2B à grande échelle.
Tenter de gagner 1 million d'euros en déposant des fonds sur KrakenSe faire payer en stablecoin, quel intérêt concret ?
L’argument central mis en avant par AZ-COM Maruwa est la fluidité de trésorerie. Le Japon fait face à une pénurie de main-d'œuvre dans le transport, à une population active vieillissante et à un durcissement des règles sur les heures supplémentaires. Les paiements en JPYC promettent des versements quasi instantanés et une conversion gratuite en yen, ce qui rend le statut de sous-traitant plus attractif pour les chauffeurs.
Le Japon accueille par ailleurs une population étrangère en hausse constante, passée de 1,5 % à 2,4 % de la population totale entre 2016 et 2022 (soit 3,1 millions de personnes). Une main-d'œuvre pour laquelle des rails de paiement rapides et peu coûteux, comme les stablecoins, représentent un intérêt particulier, surtout en cas d'envois d'argent vers la famille restée à l'étranger.

Le Japon voit sa main d'œuvre étrangère augmenté : de quoi accélérer l'adoption des stablecoins ?
Au-delà de l’accès facilité aux cryptomonnaies, les stablecoins commencent donc à trouver un cas d’usage concret hors du trading. Notamment en apportant des paiements plus rapides, sans frais bancaires, une disponibilité 24 heures sur 24, et des règlements sans délai interbancaire. Pour un travailleur indépendant, recevoir sa rémunération le jour même plutôt que d’attendre plusieurs jours ouvrés change concrètement la gestion de trésorerie. Reste que l’adoption dépendra de la simplicité de conversion en monnaie fiat et de la confiance dans l’émetteur. Sur ces deux points, le cadre régulé japonais et l’adossement aux obligations d’État jouent en faveur du JPYC.
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Le JPYC n'invente donc pas un cas d'usage, il l'officialise dans un cadre régulé. Ailleurs, se faire payer en stablecoin était parfois déjà possible, surtout pour les travailleurs indépendants exposés à une monnaie locale instable. C'est le cas en Turquie, devenue l'un des premiers marchés mondiaux de l'USDT rapporté au PIB, dans un contexte d'effondrement de la livre turque. Le Nigéria affiche également l'un des taux d'adoption les plus élevés au monde, porté par les paiements transfrontaliers en stablecoins et la rémunération de travailleurs à distance. Aux États-Unis et en zone euro, la plateforme RH Deel, qui gère la paie de 40 000 entreprises, permet depuis juin 2026 à ses salariés de recevoir une partie de leur rémunération en stablecoins. Le cas japonais se distingue par son échelle (entreprises) et son cadre légal, mais l'usage sous-jacent, être payé en dollars ou en yen numériques plutôt qu'en monnaie fiduciaire, est déjà une réalité mondiale.
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Rejoindre OKX et recevoir jusqu'à 400 $ en Bitcoin + 8 % de cashbackSource : Nikkei Asia, CoinDesk, L'Express, JPYC Inc.
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