Guerre en Iran : que se passe-t-il pour le baril de pétrole ?
Depuis les frappes américano-israéliennes sur l'Iran fin février 2026, le détroit d'Ormuz est pratiquement fermé et les prix du pétrole ont frôlé les 120 dollars en séance asiatique ce lundi 9 mars, avant de reculer sous les 104 dollars après l'annonce d'une possible libération coordonnée de 400 millions de barils par le G7.
Le détroit d'Ormuz toujours fermé, les prix flambent
119 dollars le baril en séance asiatique ce lundi matin, puis 104 en l'espace de deux heures : la journée résume à elle seule la fièvre des marchés pétroliers.
Le conflit s'est encore élargi ce week-end : les États-Unis et Israël ont ciblé de nouveaux dépôts pétroliers à Téhéran, pendant que l'Iran frappait en retour quatre radars THAAD AN/TPY-2 déployés dans la région. Le président des Émirats arabes unis, Mohamed Ben Zayed Al Nahyane, a brisé son silence pour confirmer que son pays était « en temps de guerre ».
🪙 Pour comprendre la situation : Ormuz : quand un détroit redessine l'équilibre pétrolier mondial
Sur le front pétrolier, la situation est très tendue. Le détroit d'Ormuz reste pratiquement fermé, et seulement neuf supertankers vides demeurent disponibles dans le Golfe Persique : une fois chargés, il n'y aura plus aucune réserve de capacité. La production irakienne a chuté d'environ 60%, les Émirats arabes unis et le Koweït ont engagé des réductions volontaires, et l'Arabie saoudite a relevé ses prix de vente officiels.
En Europe, l'impact est déjà mesurable : les futures sur le gazole ont progressé de plus de 50% en une semaine. C'est leur plus forte hausse hebdomadaire historique. Le carburéacteur, lui, a franchi les 200 dollars le baril.
Résultat : les marchés actions ont fortement été perturbés par cette situation : Corée du Sud -8% avec déclenchement d'un coupe-circuit automatique, Japon -7%, Taïwan -5,5%, Australie -4,7%, Hong Kong -3%.
Exposez-vous au cours du pétrole avec eToroGoldman Sachs n'est pas optimiste sur le prix du pétrole
Pour tenter d'enrayer la spirale sur la question du pétrole, le G7 a réuni ses ministres des Finances en urgence ce lundi. À l'étude : une libération coordonnée de jusqu'à 400 millions de barils de réserves stratégiques via l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
La simple annonce a fait plonger le WTI de 15 dollars en moins de deux heures. Washington a également émis une autorisation permettant aux raffineurs indiens d'acheter du pétrole russe en mer, et Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain, a évoqué la possibilité de lever d'autres sanctions sur les exportations russes.
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Mais les experts jugent ces mesures « marginales » sans réouverture du détroit. Goldman Sachs estime que si Hormuz reste bloqué jusqu'à fin mars, les prix pourraient dépasser le record de 2008 à 147 dollars... et le seuil des 200 dollars n'est « plus impensable », selon le Financial Times. JPMorgan avertit de son côté que chaque hausse de 10% du pétrole représente entre 15 et 20 points de base de frein sur la croissance américaine.
Ce choc pétrolier a aussi un peu plus mis en lumière l'importance des marchés crypto : quand les marchés traditionnels ferment, la crypto prend le relais. Le week-end du 1er et 2 mars, alors que le COMEX et le NYSE étaient à l'arrêt, Hyperliquid est devenu de facto la principale place de découverte des prix du pétrole en temps réel. Bloomberg lui-même a cité les contrats pétroliers de la plateforme comme référence de prix pendant les premières heures du conflit.
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