C'est parti pour Polkadot ! Trois années après le lancement du projet par la Web3 Foundation, le premier bloc de la blockchain a été miné, mardi 26 mai.

 

Polkadot CC1 : seulement un point de départ

"Polkadot CC1 est né à 17 h 36 min 21 secondes à Zoug en Suisse" s'est félicité Gavin Wood, co-fondateur de Polkadot et d'Ethereum. "Nous sommes maintenant au bloc 400 et jusqu’ici tout va bien !"

Premiers blocs de Polkadot

Les premiers blocs de Polkadot - Source : Polkadot Network

Les détails de cette mise en fonctionnement ont été publiés sur le blog de Polkadot : "ce protocole représente une étape importante vers un internet décentralisé, connu sous le nom de Web 3.0." s'est réjoui Gavin Wood, fondateur du projet :

"Nous pensons que le système de gouvernance ouvert de Polkadot lui permettra d'être plus innovant et de se développer beaucoup plus rapidement que les réseaux actuels. Il devrait favoriser et accélérer le développement d'applications décentralisées," a-t-il ajouté.

Gavin Wood a néanmoins tenu à préciser que cette version de Polkadot n'était pas encore "la" version attendue et finale du projet". D'abord parce que d'autres candidats vont être testés avant que le bon soit sélectionné. Ensuite, parce que les "tokens" DOT achetés en 2017 par les investisseurs qui avaient participé à l'ICO ne sont pas encore transférables, et enfin parce que l'aspect "parachain" du projet n'est pas encore actif.

En revanche, Polkadot CC1 permet aux investisseurs de réclamer leur DOT pour les stacker sur leur compte Polkadot. C'est donc la toute première pierre du projet qui vient d'être posée, mais la route vers le Web 3.0 est encore longue.

👉 Sur le même sujet : "Scalabilité, anonymat, altcoins prometteurs... Brian Armstrong décrypte la décennie qui s'ouvre"

 

Polkadot : la blockchain des blockchains

Le projet a été lancé en 2016 par Gavin Wood, co-fondateur d'Ethereum qui a participé à la création du langage informatique associé Solidity. Polkadot est une blockchain en "shard" qui pour a pour ambition de permettre l'interopérabilité des blockchains entre elles afin de créer un réseau scalable, transparent et sécurisé, que Gavin Wood n'hésite pas à appeler Web 3.0.

En 2017, une première vente de 5 millions de tokens DOT lui avait permis de lever 144 millions de dollars. En 2019, c'est 500 000 DOT supplémentaires qui avaient été vendus en dehors de toute ICO.

La particularité de cette blockchain réside notamment dans le fait que les détenteurs de DOT contrôlent le protocole dans sa totalité. Ces privilèges, habituellement confiés aux mineurs, sont détenus par les possesseurs de DOT qui peuvent participer à la gestion d'événements dans la vie de la blockchain, comme l’évolution du protocole ou même sa réparation.

L'ensemble du projet repose sur les mécanismes de la théorie des jeux, un champ de recherche des mathématiques qui vise à modéliser le comportement des "joueurs" dans différentes situations de jeux. Polkadot souhaite encourager les comportements honnêtes chez les possesseurs de DOT. Le mécanisme sera alors en mesure de les récompenser, alors que les participants ayant un “mauvais” comportement perdront leurs parts dans le réseau. Cela permet d’assurer la sécurité du réseau dans son intégralité.

 

A propos de l'auteur : Amandine Mangin

twitter-soothsayerdata

Journaliste de formation, j'ai acheté mes premiers satoshis en 2015 et j'ai immédiatement adhéré à l'état d'esprit joyeusement innovant et contestataire des crypto-monnaies. Mon credo : je préfère avoir tort avec les cryptos que raison avec mon PEL.
Tous les articles de Amandine Mangin.

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments