Les banques, bien plus polluantes que le Bitcoin (BTC)

Le rapport de Greenpeace et la WWF n'aborde pas le Bitcoin, mais il se penche spécifiquement sur l’impact écologique des banques, en particulier les fonds qu’elles injectent dans le secteur des énergies fossiles. Il indique que « Cinq ans après les Accords de Paris, les 60 plus grosses banques mondiales ont financé les énergies non renouvelables à hauteur de 3 800 milliards de dollars ». Parmi les plus gros soutiens, JPMorgan Chase apparaît en premier, suivi de Citi et Wells Fargo. Le groupe bancaire français BNP Paribas apparaît à la 10e place du classement :

banques énergies fossiles pollution

Source : Rainforest Action Network

Les banques britanniques en particulier sont responsables de 805 millions de tonnes de CO2 rejetés en 2019. Cela correspond au double des émissions annuelles du Royaume-Uni. Pour comparaison, la blockchain de Bitcoin émet 57 millions de tonnes de CO2 par an, selon les données de Bitcoin Energy Consuption Index. Si l’on prend le système bancaire dans son ensemble, Bitcoin est donc très loin derrière en termes d’émission.

👉 Retrouvez toute l’actu du Bitcoin (BTC)

Bitcoin, de plus en plus vert ?

Pointer du doigt de plus gros pollueurs ne suffit bien sûr pas, et il reste légitime de se demander comment réduire l’impact écologique de Bitcoin. Un rapport récent de Coinbase montre cependant que la plus grande cryptomonnaie « n’est pas un contributeur significatif au changement climatique ».

L’électricité consommée par Bitcoin est en effet de plus en plus souvent renouvelable. Les mineurs sont incités à trouver l’électricité la moins chère, et c’est bien souvent celle issue de sources renouvelables, ou l’excès qui ne serait pas utilisé autrement. Par ailleurs, 75 % des mineurs de Bitcoin utilisent d’ores et déjà de l’électricité renouvelable parmi leur approvisionnement.

👉 A lire sur ce sujet : Le Bitcoin (BTC) permet-il de développer l'énergie verte et renouvelable ?

Le Bitcoin ne figure pas parmi les plus gros pollueurs

Une autre source – plus indépendante que Coinbase – pointe aussi du doigt le même élément. L’Université de Cambridge, qui piste l’électricité consommée par le réseau Bitcoin, concluait récemment :

« Il y a actuellement peu de preuves qui suggèrent que le Bitcoin contribue directement au changement climatique. Même si le mining de Bitcoin se faisait uniquement avec des centrales à charbon – un scénario très irréaliste […] - le total des émissions de CO2 ne dépasserait pas 58 millions de tonnes de CO2, soit 0,17 % des émissions mondiales. »

On note aussi l’arrivée d’initiatives qui souhaitent « verdir » le secteur des cryptomonnaies. C’est le cas du « Crypto Climate Accord », qui vise à rendre le secteur des cryptomonnaies 100% renouvelable.

La survenue de ce débat n’est en tout cas pas un hasard. Il intervient au moment où les tensions se cristallisent autour de l’impact écologique de nos modes de vie, alors qu’en parallèle le Bitcoin (BTC) est de plus en plus considéré comme une alternative viable aux monnaies fiat. L’éducation à ce que sont les cryptomonnaies et leur impact réel est donc nécessaire pour se faire une idée juste à ce sujet.

👉 Pour aller plus loin : Bitcoin : minage, consommation d'énergie et écologie

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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fxtest

Cette comparaison n'a simplement aucun sens telle quelle. Il faudrait ramener cette consommation à l'utilité des sociétés et services dans la vie réelle pour la population. Rien que si on prend les flux de paiement (une toute petite partie de l'activité des banques) il faut reconnaitre que les banques sont partie prenantes dans la quasi totalité des paiements réalisés. Le Bitcoin est une unique entité, qu'on compare ici à un secteur entier qui compte des milliers de banques, et avec laquelle on ne paie strictement rien directement à part faire des swaps sur d'autres cryptos et quelques bricoles. J'apprécie bcp… Read more »

Investory

L'argument est fallacieux.
Ce n'est pas parce que les banques financent des énergies polluantes que cela fait de Bitcoin un actif vertueux.

Par ailleurs, l'étude qui compare l'impact écologique entre banques et BTC est tout aussi fallacieuse car BTC ne sert quasiment pas aujourd'hui alors que les banques permettent l'essentiel des paiement dans le monde.

Pour une analyse correcte, il faut comparer uniquement sur un périmètre identique (le paiement) et pour une assiette de comparaison identique (pollution pour le même nombre d'opérations bancaires).

GaetReady

Toujours cet argument comme quoi la consommation d’une energie verte déversée/non utilisée faute d’installations de transport d’énergie ou de stockage rendrait le bitcoin ainsi produit « vert ». Si cette situation existe a un moment donné dans une région donnée, quel est selon vous l’investissement a faire ? Plus de minage ? Ou des installations de stockage d’energie ou de transport pour permettre a cette energie verte se se substituer a des energies plus carbonées ? Les grandes fermes eoliennes offshore du Nord de l’allemagne ne peuvent pas evacuer a tout moment toute leur energie : que fait on ? On renforce… Read more »

Goospy

Le temps que vous tiriez vos câbles, j’aurais eu le temps de poser des containers de mining, en apportant la subvention bitcoin au producteur d’électricité. Dés que votre câble est là, les containers s’en vont. Le mot greenwashing ne peut pas qualifier le fait qu’on soit une industrie favorisant le développement des ENR.