La Banque d'Angleterre revoit ses règles pour les stablecoins, mais cela suffira-t-il ?
Il y a quelques mois, la Banque d’Angleterre déclenchait un véritable tollé en annonçant sa volonté d’imposer un plafonnement à la détention de stablecoins. Une règle qu’elle vient d’abandonner dans le cadre d’une révision de ses ambitions, mais d’autres points restent polémiques.
La Banque d'Angleterre abandonne le plafonnement de détention des stablecoins
En septembre de l'année dernière, la Banque d'Angleterre (BoE) décidait de fixer des limites à la détention de stablecoins, avec un plafonnement fixé à 20 000 livres sterling pour les particuliers et à 10 millions de livres sterling pour les entreprises, afin d'anticiper de possibles « risques de stabilité financière découlant de sorties importantes et rapides de dépôts du secteur bancaire ».
Une décision qui va rapidement déclencher une véritable levée de boucliers, au point de pousser l'institution monétaire du Royaume Uni à revoir ses ambitions à la baisse quelques semaines plus tard... en accordant notamment une dérogation possible pour certaines entreprises, comme les plateformes d'échange de cryptomonnaies.
🔍️ Découvrez notre top 10 des stablecoins pour générer un rendement passif
Dans ce contexte particulier, la Banque d'Angleterre a visiblement décidé de revoir d'autres points de sa copie en publiant en ce début de semaine les détails de sa politique dans le domaine accompagné d'un projet de code pratique pour les émetteurs de stablecoins libellés en livre sterling.
Un texte dont le premier élément notable prend la forme d'un abandon pur et simple des plafonnement jusque-là imposé à leurs détenteurs, mais en proposant toutefois une autre alternative sous la forme d'une limite d'émission temporaire de 40 milliards de livres sterling (46,3 milliards d'euros) pour chaque token.
50 € en BTC offerts pour un dépôt de 100 € sur Bybit EUUne décision nécessaire, mais pas suffisante
Dans son texte révisé, la Banque d'Angleterre insiste également sur le statut « systémique » de certains stablecoins « largement utilisés dans les paiements », en capacité de représenter un risque pour la stabilité financière du Royaume-Uni, réglementés conjointement par la BoE et la Financial Conduct Authority, une fois reconnues par le Trésor. De leur côté, ceux jugés « non systémiques », comme l'USDC et l'USDT, dépendront uniquement de la FCA.
Une autre modification majeure concerne les réserves des émetteurs de stablecoins, dont une part de 70 % pourra être détenue dans des titres de dette britannique à court terme avec une échéance maximale allant jusqu'à six mois, contre 60 % auparavant. Les 30 % restants devront rester bloqués sur des comptes bancaires non rémunérés.
📰 Stablecoins, euro numérique – Le gouverneur de la Banque de France fixe le cap
De quoi faire réagir le fondateur et CEO du protocole Aave, Stani Kulechov, qui explique sur le réseau X que « l'abandon du plafond proposé de 20 000 livre sterlings sur les avoirs individuels était une étape évidente et nécessaire », mais pas suffisante.
En effet, il explique que « la politique globale semble toujours conçue pour garantir que les émetteurs de stablecoins basés au Royaume-Uni ne puissent pas réussir », avec un plafonnement d'émission et une gestion de leurs réserves qui « détruit leur modèle économique ».
Inscrivez-vous sur Finst et recevez 20 € en Bitcoin (voir conditions sur le site)![]()
Pour que le Royaume-Uni reste compétitif, son cadre réglementaire doit offrir aux émetteurs de bonnes raisons d'y adhérer tout en s'adaptant à un marché mondial. Avec des règles aussi contraignantes, ce pays aura du mal à concurrencer les États-Unis, ce qui pourrait encourager les entreprises à transférer leurs activités à l'étranger.
Sources : Banque d'Angleterre, Stani Kulechov
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité ou de l'affiliation. L'investissement dans les actifs numériques présente un risque de perte en capital totale ou partielle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.