Éviter les coupures d’électricité grâce au minage de Bitcoin : le pari de l’Ouzbékistan
L’Ouzbékistan ouvre une zone dédiée au minage de cryptomonnaies avec des avantages fiscaux et un cadre contrôlé. Derrière cette initiative, un objectif économique, mais aussi énergétique : intégrer une activité très consommatrice d’électricité dans un réseau qui reste fragile.
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L'Ouzbekistan crée une zone de minage pour attirer les capitaux dans une région sous-développée
Le mix énergétique de l'Ouzbekistan repose aujourd'hui largement sur une production électrique issue du gaz à 79 %, avec une grande partie de l’électricité produite par des centrales thermiques.
La dépendance du pays à cette énergie s’est traduite ces dernières années par plusieurs épisodes de tension sur le réseau, menant à d'importantes coupures d'électricité durant l’hiver 2022-2023, des restrictions atteignant 400 MW aux heures de pointe au mois de février 2024, puis des coupures planifiées d’environ 2 heures par jour au cours de l'année dernière.
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Pour tenter de stabiliser son réseau électrique en l'alimentant d'autres sources énergétiques, le gouvernement ouzbek lance cette semaine la « Besqala Mining Valley », une zone dédiée au minage située au nord du pays dans la région du Karakalpakstan.

Répartition du mix énergétique de l'Ouzbekistan
Depuis 2023, la réglementation du pays obligeait les opérateurs de minage à s'alimenter exclusivement en énergie solaire. Ce nouveau dispositif ouvre alors le minage à un mix plus large : renouvelables, hydrogène et accès direct au réseau électrique du pays.
En contrepartie, les mineurs doivent rapatrier leurs revenus dans le système bancaire ouzbek. Ils bénéficient toutefois d’un régime fiscal très attractif, incluant une exonération totale d’impôt jusqu’au 1er janvier 2035, en échange d’une contribution mensuelle fixée à 1 % de leurs revenus.
Feel Mining : générez des revenus passifs avec vos cryptosLe mining, levier énergétique exploité en Ouzbekistan, mais ignoré en France
Le minage de Bitcoin repose sur un mécanisme de preuve de travail (Proof of Work), qui implique une consommation électrique répartie autour du monde pour sécuriser le fonctionnement de la blockchain. Dans un réseau électrique déjà sous tension, l’enjeu ne tient pas à la simple activité de minge, mais surtout à la manière dont elle est intégrée.
Le risque principal apparaît lorsque le mining se développe de manière clandestine, sur des infrastructures domestiques ou vieillissantes, comme cela a été observé en Iran il y a quelques années, rendant la consommation diffuse, difficile à anticiper et susceptible de fragiliser l’ensemble du réseau électrique.
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À l’inverse, lorsqu’il s’appuie sur des infrastructures dédiées et des accords directs avec des producteurs d’énergie, il devient une charge localisée et ajustable, capable de se positionner là où l’électricité est disponible ou excédentaire.
Ce cadre permet également aux producteurs d’adapter et de développer leurs infrastructures en fonction de cette nouvelle demande, ayant même pour conséquence à long terme de baisser les coûts de production et avec elle la baisse du prix de vente.
Le modèle ouzbek tente de structurer cette activité, mais en encadrant progressivement son déploiement.
En France, malgré des surplus énergétiques importants, le sujet est toujours repoussé par nos politiques qui refusent même de s'intéresser aux bienfaits du développement d'une industrie du mining tricolore, laissant inexploité un potentiel d’absorption de ces excédents, laissant les coûts grimper.
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