Sun Exchange a annoncé mardi dernier, avoir reçu un investissement supplémentaire d'une valeur de 3 millions de dollars du Fonds africain pour les énergies renouvelables (AREF) à travers la société de capital-investissement ARCH Emerging Markets Partners.

Cet apport qui vient clore le processus de financement en cours permettra au projet d'investir dans des activités marketing pour enrichir son portfolio. En effet, l'entreprise espère s’étendre dans des pays d'Afrique tels que le Nigeria, la Namibie et le Zimbabwe.

 

 Sun Exchange qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit d'un projet sud-africain permettant à des particuliers ou institutions d'acheter l’énergie générée par des panneaux solaires soit avec du Bitcoin (BTC), soit avec de la monnaie locale (Rand).

Sun Exchange fournit une plateforme web qui met en relation fournisseurs et utilisateurs finaux. Le programme, visant principalement les zones rurales, offre des plaques solaires à un prix relativement bas de 5 dollars.

Pour fidéliser sa clientèle, l'entreprise met à disposition des jetons appelés SUNEX. Ils sont porteurs d'avantages tels que les réductions de prix par exemple.

D’après Abe Cambridge, PDG et fondateur de Sun Exchange, cette approche de troc crypto-énergie est un échange de bons procédés entre chacune des parties prenantes.

« Les propriétaires de panneaux solaires tirent des revenus de l'électricité produite, tandis que les écoles, les entreprises, les cliniques et d'autres organisations ont accès à une énergie propre abordable, ce qui réduit les coûts de l'électricité et les émissions de carbone. »

 

 Éco-friendly ? Vraiment ?

Avec un modèle de fonctionnement basé sur le consensus Proof-of-Work (PoW), la blockchain Bitcoin est connue pour être très énergivore. Les données du Bitcoin Energy Consumption Index de Digiconomist révèlent que la consommation énergétique du réseau à l'heure actuelle est de 58,96 TWh par an.

À la question de savoir s'il s’inquiète de l'impact de son projet sur l'environnement, le fondateur de Sun Exchange a répondu au média Cointelegraph :

« Bien que l'extraction de bitcoins consomme beaucoup d'énergie, elle est plus efficace que le système bancaire alternatif, et la course est lancée pour exploiter le bitcoin de la manière la plus efficace possible, en utilisant l'énergie la moins coûteuse — qui est maintenant l'énergie solaire dans des endroits très ensoleillés. Nous espérons que l'extraction de bitcoins peut être solaire. »

Selon lui, l’énergie produite par les plaques solaires dans leur cycle de vie serait bien plus élevée que celle utilisée pour miner le BTC avec lequel on les achète.

Quoi qu'il en soit, cet investissement souligne une progression dans la familiarisation entre Afrique et énergies renouvelables.

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A propos de l'auteur : Junie Maffock

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Avec un fort intérêt pour la blockchain et les cryptos, je souhaite contribuer à la vulgarisation de ces technologies. Je suis également très intriguée par les méthodes d'apprentissage ludiques et actives.
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