Kraken dédommage les victimes du flash crash de l'Ether

Le 22 février dernier, l'entièreté du marché des cryptomonnaies a connu une importante correction, appuyée par un mouvement baissier du cours du Bitcoin (BTC). La grande majorité des cryptomonnaies ont suivi le mouvement, dont l'Ether (ETH).

Cette correction s'est étalée sur plusieurs heures, et le cours de l'Ether est passé de 1 800 $ à près de 1 500 $ à son point le plus bas sur toutes les plateformes, sauf une : Kraken.

Sur l'exchange Kraken, qui est pourtant considéré comme une référence de l'industrie, l'Ether a été touché par un krach éclair d'une puissance inouïe. En l'espace de quelques minutes seulement, le cours de l'ETH sur Kraken a plongé, jusqu'à toucher les 700 $.

Kevin Lu, analyste blockchain pour la firme d'analyse CoinMetric, a résumé la situation dans un tweet. On y aperçoit une superposition du cours de l'Ether sur plusieurs plateformes. Représenté en rose, on remarque que seul Kraken a été touché par un flash crash.

Stupéfaite, la cryptosphère a alors accusé Kraken et ses systèmes d'avoir été touchés par une défaillance technique, ce qui aurait causé ce krach éclair. Rapidement, Kraken a démenti ces accusations et a assuré que son dispositif de traitement des transactions a correctement fonctionné pendant la fluctuation du cours de l'ETH.

Dans les faits, cette impressionnante chute a probablement été causée par un enchaînement de liquidations sur les positions en margin et le déclenchement en série de stop loss. Bien que Kraken affirme ne pas être en cause, la colère des investisseurs fut si importante que la plateforme a décidé de les dédommager.

Selon un rapport du média New Money Review, les clients de Kraken affectés par ce krach éclair se sont vu proposer un dédommagement allant de 5 à 50% du total de leurs pertes.

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Mais est-ce réellement la faute de Kraken ?

Le PDG de cofondateur de Kraken, Jesse Powell, n'a pas hésité à répondre au mécontentement de certains utilisateurs sur Twitter en suggérant aux utilisateurs de ne pas utiliser les effets de levier s'ils ne comprennent pas les risques sous-jacents.

« Notre travail consiste à sécuriser vos fonds, et non à vous dire comment trader. N'effectuez pas de transactions avec effets de levier si vous ne comprenez pas les risques. »

Jesse Powell maintient sa position, et martèle que Kraken n'est pas la source du problème. Dans une autre série de tweets, il explique néanmoins l'entreprise sortait des fonds de sa poche pour soutenir les victimes du flash crash afin de fidéliser et conserver ses clients.

Le mystère reste entier encore à ce jour, même si la crypto-communauté reste persuadée que la faute revient à Kraken. Par ailleurs, l'Ether n'est pas la seule cryptomonnaie à avoir été touchée par un krach éclair.

En effet, en parallèle de l'Ether, l'ADA de la blockchain Cardano a lui aussi connu une chute sans précédent, passant de près de 0,80 $ à 0,10 $ sur Kraken sur le même horizon de temps. De même pour le DOT de Polkadot, qui a subi une chute 30 $ à près de 15 $. Prenant la défense des utilisateurs tout en mettant en évidence les autres flash crash, Kevin lu a ajouté :

« Étant donné qu'un grand nombre de leurs marchés ont été touchés, cela indique vraiment un certain dysfonctionnement de leur moteur de comparaison des ordres - et non une manipulation des prix ou une erreur de manipulation [des utilisateurs]. »

Le simple fait que Kraken ait été la source de plusieurs krachs éclair au même moment laisse planer le doute quant à la sincérité de leurs propos…

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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RIC

Des mauvais joueurs les perdants. Y'a juste des baleines chasseuses de stop loss sur kraken, c'est pas nouveau. Faut être joueur pour utiliser des leviers ou des stop loss qd la plateforme ne limite pas l'ouverture d'ordres a un certain % du prix en cours comme le fait binance ou crypto.com.
En plus un mur touché créé avec levier s'évapore (ordre margin annulé) si les fonds ont été monopolisé par la suite pour ouvrir un ordre spot, il ne faut donc pas se fier à l'orderbook a 100% il peut se faire transpercer à tout moment.