Une interdiction temporaire du mining en Iran

À partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 septembre, le mining du Bitcoin (BTC) et des autres cryptomonnaies sera interdit en Iran. Selon un rapport de Bloomberg, le président iranien Hassan Rouhani explique que le pays est confronté depuis quelques semaines à d'importantes coupures de courant dans de nombreuses villes.

Alors que l'élection présidentielle prévue pour 18 juin se rapproche, ces pannes d'électricité suscitent de nombreuses critiques de la part des Iraniens. Le gouvernement a attribué la responsabilité de ces interruptions au mining de cryptomonnaies, à la sècheresse et à la forte augmentation de la demande en électricité.

Pour limiter ces pannes, le gouvernement aurait alors pris la décision de couper l'alimentation des fermes de mining, lesquelles « consomment beaucoup d'énergie », d'après Hassan Rouhani.

Les autorités iraniennes blâment en particulier les mineurs de cryptomonnaies « illégaux » (ceux qui ne possèdent pas de licence) pour la montée en flèche de la demande d'électricité dans le pays. Le président iranien a d'ailleurs souligné qu'environ 85 % des activités de mining sur le territoire ne disposent actuellement d'aucune licence.

La rançon du succès ?

Depuis 2019, l'Iran autorise les activités de mining sur son territoire et offre aux fermes de mining des tarifs très avantageux sur l'électricité dont elles ont besoin pour fonctionner. C'est notamment cette électricité très abordable qui incite de nombreuses entreprises et particuliers à se lancer dans le mining.

Selon la société d'analyse Elliptic, l'Iran abriterait à lui seul 4,5% du hashrate du réseau Bitcoin. À l'échelle mondiale, il s'agit d'un véritable mastodonte du minage du Bitcoin et cette interdiction temporaire devrait sans surprise provoquer une chute non négligeable du hashrate du réseau.

Acteur majeur du minage, l'Iran ne remet pas en cause l'utilité du Bitcoin, mais souhaite simplement s'assurer que l'entièreté de ses citoyens ait de l'électricité pendant les quatre prochains mois.

Par ailleurs, l'Iran voit dans cette production locale de BTC une manière d'échapper aux sanctions imposées par les États-Unis. Le pays utilise notamment les cryptomonnaies pour importer des biens sur son territoire et échapper aux pressions économiques qui limitent l'usage de sa monnaie.

👉 Pour aller plus loin – L’Iran, premier pays à autoriser les cryptomonnaies pour l’importation

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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