L'Europe va-t-elle obliger Google à partager votre historique de recherche ? Voilà ce qu'il en est
La Commission européenne souhaite-t-elle obliger Google à partager votre historique de recherche ? Tentons de comprendre ce qu'il se joue actuellement.
Voici ce que l'Europe souhaite demander à Google concernant vos données
Depuis quelques jours, nous voyons surgir sur X des inquiétudes quant au fait que l’Union européenne chercherait à forcer Google à partager l’intégralité de votre historique de recherche. Suivant la manière dont on présente cela, il est donc aisé de penser qu’avec une telle mesure, le peu de vie privée qu’il nous reste sur Internet volerait en éclats, compte tenu des divers degrés d’intimité que peuvent présenter ces recherches.
En réalité, une remise en contexte s’impose. À l’heure actuelle, il s’agit d’une consultation publique portée par la Commission européenne, en vue d’une potentielle « loi européenne sur les marchés numériques (DMA) » inspirée du modèle allemand, imposant aux « opérateurs de moteurs de recherche en ligne qu'ils partagent des données anonymisées de classement, de requêtes, de clics et de vues avec d'autres moteurs de recherche selon des conditions équitables, raisonnables et non discriminatoires ».
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Seraient ainsi concernés ceux que l’on appelle les « gatekeepers », à savoir des entreprises gérant un volume conséquent de données, l’exemple le plus emblématique étant donc Alphabet (Google).
Comme le précise la page dédiée sur le site de la Commission, une autre consultation similaire spécifique à Android porte aussi sur le partage des données pour entraîner les modèles d’IA :
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Cette consultation porte sur le partage des données de Google Search avec des entreprises tierces fournissant des moteurs de recherche. La Commission organise une consultation distincte sur l'interopérabilité du système d'exploitation Android d'Alphabet avec les services d'IA tiers.
Dès lors, l’avis du public et des professionnels est demandé, portant sur des questions comme les critères d’admissibilité, les mesures d’anonymisation, le périmètre des données concernées ou bien la manière dont elles seraient partagées.
Concernant la première consultation dont nous avons parlé, la Commission « adoptera une décision finale au plus tard le 27 juillet 2026 », tandis que des réponses peuvent être apportées jusqu’au 1er mai pour celle spécifique à Android.
Dans un tweet, la députée européenne Virginie Joron cite le média Politico, selon lequel Google dénonce l’influence d’OpenAI à travers l’enquête de la Commission.
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Ainsi, l'idée d'un tel système serait de favoriser la concurrence. Toutefois, le cœur du problème réside une nouvelle fois dans la manipulation de données sensibles pour lesquelles la question n'est pas « si elles fuitent ? », mais plutôt « quand ? ».
Là où l'expérience nous a appris à nous méfier de l'anonymisation et de la pseudo-sécurisation en Europe, le choix d'un bon VPN et d'une connexion au réseau Tor pourrait apporter une couche de confidentialité supplémentaire face à ces mesures, si elles venaient à être adoptées. Par ailleurs, nous pourrons également voir si ce système fera appel à des technologies de zero knowledge proof et/ou de chiffrement homomorphe, de façon à véritablement garantir la confidentialité des données.
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