L’Estonie : un ex-paradis crypto ?

L’Estonie est un pays historiquement très ouvert aux avancées technologiques : elle avait donc accueilli de nombreuses entreprises de l'industrie crypto. Le gouvernement avait commencé à faire usage des technologies liées très tôt : ses registres de données sont basés sur une solution blockchain depuis 2012.

Pour attirer les entreprises de la Tech, l’Estonie avait délivré des permis de résidence numérique (e-résidence). Le pays avait en parallèle appliqué certaines régulations pour lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Bien que les cryptodevises existent encore dans une zone grise, les entreprises du secteur doivent obtenir une licence afin d’être autorisées à exercer sur le territoire.

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Un scandale qui éclabousse l’industrie crypto d’Estonie

Mais comme l’explique Bloomberg, cette tolérance a montré ses limites récemment, à cause d’un scandale financier international. La banque danoise Danske Bank aurait permis de blanchir 200 milliards de dollars de fonds entre 2009 et 2015, fonds qui auraient transité par l’Estonie. L’investigation est toujours en cours, et les yeux des enquêteurs sont maintenant tournés vers l’industrie crypto d’Estonie, qui pourrait être liée à l’affaire.
C’est en tout cas la crainte du gouvernement estonien, qui s’est montré particulièrement strict depuis le début de l’année. Au total, 500 entreprises de l’industrie crypto, dont des exchanges, ont vu leurs licences révoquées. La plupart d’entre elles avaient reçu le sésame du gouvernement, mais n’avaient pas débuté d’activité réelle en Estonie dans les six mois qui ont suivi. Il est donc probable que ces entreprises aient utilisé le pays comme une vitrine, afin de conduire des opérations internationales. Des accusations de détournement de fonds ont également été portées à l’encontre de certaines sociétés.

Un membre de l’Autorité de supervision financière d’Estonie a expliqué que le gouvernement avait ouvert trop vite les portes à l’industrie crypto : « [Le pays] donnait probablement ces permis trop facilement, à dieu sait quelles entreprises. » Et le scandale n’est pas fini : sur les 900 entreprises qui sont encore en train d’être examinées, la moitié pourrait perdre ses licences.

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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