Si la crise sanitaire actuelle a été révélatrice d’une chose, c’est la capacité de propagation d’informations erronées, qui sont partagées très rapidement sur les réseaux sociaux. C’est pour lutter contre ces « fake news » du coronavirus qu’une agence de presse majeure d’Italie a choisi d’utiliser une solution blockchain.

 

Un outil blockchain pour dépister les fake news du coronavirus

L’ANSA, la plus grande agence de presse d’Italie, a annoncé la nouvelle il y a quelques jours. Ce nouveau système de pistage de l’information a été développé en partenariat avec EY Advisory. Il met en place un label « ANSACheck » apposé sur les articles publiés sur les plateformes de l’ANSA. L’agence travaillant avec 24 éditeurs de publications en Italie, l’impact sur la traçabilité des fake news pourrait être conséquent.

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Les lecteurs qui consultent ce label peuvent l’utiliser pour suivre le parcours de l’information jusqu’à sa source. La nouvelle marque un tournant pour l’ANSA, et elle devrait être bien accueillie : les fake news sont particulièrement présentes en 2020, en Italie et ailleurs. Selon l’agence, la crise actuelle était le moment idéal pour lancer la solution :

« Au regard de l’urgence sanitaire actuelle, l’attention de tous pour les sources d’information est au plus haut. Il est donc plus important que jamais de fournir aux lecteurs une solution qui leur permet de vérifier la source d’une publication d’information. »

Une solution Ethereum

La solution est basée sur Ethereum, grâce à la technologie EY OpsChain Traceability. Un smart contract est utilisé pour enregistrer le parcours d’une information, depuis son origine dans l’agence de presse jusqu’aux adaptations faites par les médias. Plusieurs paramètres sont ensuite utilisés pour vérifier la conformité de l’article avec les informations de l’ANSA. Il est estimé que plus de 1 000 publications journalistiques pourront être vérifiées et certifiées avec ce label chaque jour.

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Les médias du monde entier on noté cet afflux de fake news depuis le début de la crise. Plusieurs solutions ont été élaborées par les groupes de presse pour contrer cette désinformation, avec divers degrés d’efficacité. Mais à l’heure actuelle, l’Italie semble être le seul pays à s’appuyer sur les capacités de traçabilité de la blockchain pour lutter contre les fake news du coronavirus.

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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