Selon un nouveau site Web du nom de « Provenance Project », mis en ligne par le New York Times, le journal utilisera la technologie de la blockchain pour lutter contre la désinformation dans les médias. L'objectif du projet est de fournir une plateforme largement applicable à des publications de différentes tailles. La nouvelle de la mise en ligne du site a été postée sur Twitter par Vivian Schiller qui travaillait auparavant pour le journal.

 

Plus de transparence sur les informations des photographies

Pour l'instant, il semble que la publication envisage d'utiliser la technologie de la blockchain pour vérifier l'authenticité des photographies qui sont utilisées dans ses articles et autres publications. Bien que cette application limitée n'ait pas encore été étendue au contenu réel, il s'agit d'un premier pas encourageant vers l'utilisation généralisée de la blockchain pour créer un environnement plus sûr pour les lecteurs et un processus plus efficace pour les entreprises et les organisations.

Le New York Times prévoit d'effectuer son expérience basée sur la blockchain de juillet 2019 jusqu'à la fin de l'année pour tester la réelle viabilité d'un tel système. Leur système d'authentification stocke les informations d'identification de l'image, y compris l'emplacement de la prise de la photo, le nom du photographe et les informations d'édition. Ces renseignements d'identification accompagneraient la photographie et permettraient à une organisation de suivre son utilisation en ligne et dans les médias sociaux. Le site officiel détaille :

Les organismes de presse en savent beaucoup sur les médias qu'ils publient. Ils enregistrent généralement où et quand les photos et les vidéos ont été prises, et par qui, ainsi que les étapes des processus de montage et de publication. Ces métadonnées pourraient aider à lutter contre la désinformation, mais les éditeurs ne disposent d'aucun mécanisme fiable pour les diffuser sur les plateformes de médias sociaux, les applications de messagerie, les navigateurs et autres systèmes qui servent de dernière ligne de défense pour protéger les utilisateurs.

En utilisant la blockchain, il sera rendu possible de ralentir et même éliminer l'utilisation non autorisée d'images ou de reportages trompeurs publiés par des images ou des vidéos modifiées. Cela changerait l'industrie de l'information telle que nous la connaissons et permettrait aux publications de protéger à la fois leurs actifs et le public.

Le New York Times utilisera les solutions proposées par Hyperledger qui se concentre sur la création de blockchains pour les entreprises aux besoins spécifiques et qui est actuellement le leader du secteur.

 

Dans le cas où cet essai s'avérait être concluant, il encouragerait un plus grand nombre d'autres organisations du secteur de l'information à examiner plus sérieusement la technologie de blockchain et à voir dans quelle mesure elle pourrait leur venir en aide. De plus, grâce à l'utilisation de cette technologie, chaque lecteur aura la possibilité de lui-même vérifier les informations d'une photographie ou d'une vidéo, lui donnant des informations essentielles en cas de doute sur la véracité des propos.

 

A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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