L'Iran impose des paiements en Bitcoin pour passer le détroit d'Ormuz
Le cessez-le-feu récemment conclu entre les États-Unis et l’Iran a permis une réouverture du détroit d’Ormuz présentée comme compliquée. Et pour cause, les autorités iraniennes exigent un contrôle total du trafic et des paiements en Bitcoin pour échapper aux sanctions.
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Une taxe en Bitcoin pour passer le détroit d'Ormuz ?
Dès l'annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, le président Donald Trump a promis une réouverture « complète, immédiate et sûre » du détroit d'Ormuz. De quoi rassurer les marchés mondiaux et enclencher un effondrement immédiat du prix du pétrole, du fait de la position stratégique de cette artère incontournable de l'économie mondiale.
Une déclaration pourtant assez loin de la réalité du terrain, puisque de son côté le ministre des Affaires étrangères iranien parle plus précisément d'un « passage sécurisé en coordination avec les forces armées iraniennes » durant les 2 prochaines semaines.
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Car l'Iran veut conserver un droit de regard sur tout ce qui passe dans ce détroit, selon le porte-parole de l'Union iranienne des exportateurs de pétrole, de gaz et de produits pétrochimiques, Hamid Hosseini, afin de s'assurer que le cessez-le-feu « ne serve pas à transférer des armes » et d'imposer dans le même temps des frais de transit payables en cryptomonnaies.
Une information révélée par le Financial Times qui impliquerait que chaque pétrolier déclare sa cargaison par e-mail afin de régler une taxe équivalente à 1 dollar par baril en Bitcoin, alors que le passage reste libre pour les navires vides.
Si l'on considère la capacité des superpétroliers qui naviguent dans cette partie du monde - estimée entre 1 et 2 millions de barils - les paiements impliqués pourraient se situer entre 15 et 30 BTC par navire.
Créer un compte sur Kraken et tenter de gagner 1 BitcoinGarantir des paiements qui échappent aux sanctions
Même si le Bitcoin est spécifiquement mentionné par Hamid Hosseini dans les colonnes du Financial Times, il semble que d'autres cryptomonnaies soient également acceptées, ainsi que les règlements en yuan chinois. Le but étant de « garantir qu'ils ne peuvent pas être retrouvés ou confisqués en raison de sanctions ».
Une situation qui met une nouvelle fois en lumière la capacité du Bitcoin à résister aux blocages monétaires imposés par les instances internationales, même s'il faut bien y voir une sorte d'ironie dans le cas de l'Iran qui utilisait il y a peu les coupures du réseau Internet comme arme de répression, rendant les cryptomonnaies inaccessibles sur son territoire, Bitcoin inclus.
Selon les dernières informations disponibles - et face à la réticence évidente des armateurs - l'Iran vient d'annoncer de possibles mines dans le détroit d'Ormuz obligeant les navires à « prendre des routes alternatives » plus proches de ses côtes.
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