Comment investir dans l'informatique quantique en 2026 ? Voici les meilleures actions et ETF du secteur
L'informatique quantique pourrait être l'une des prochaines grandes révolutions technologiques, mais elle en est encore aux premiers stades de son développement. Pour les investisseurs, c'est déjà un thème d'avenir à surveiller de près, avec plusieurs façons de se positionner : actions de big tech, pure players quantiques et ETF thématiques. Découvrez notre guide pour investir dans l'informatique quantique en 2026.
Pourquoi l'informatique quantique est-elle l'un des secteurs les plus prometteurs ?
L'informatique quantique ne se limite plus à quelques expériences de laboratoire : les premiers prototypes sont déjà testés dans la finance, la chimie, la logistique ou encore la cybersécurité, ce qui en fait l'un des thèmes technologiques les plus stratégiques des prochaines décennies.
Là où les supercalculateurs classiques atteignent leurs limites, les ordinateurs quantiques exploitent les qubits, la superposition et l'intrication pour explorer en parallèle un nombre colossal de possibilités et s'attaquer à des problèmes jusqu'ici « impossibles » à résoudre dans des délais raisonnables.
Concrètement, cela pourrait transformer plusieurs industries : optimisation de portefeuilles financiers et des règlements de transactions, conception accélérée de nouveaux médicaments grâce à la simulation précise de molécules, amélioration des chaînes logistiques et des réseaux électriques ou encore découverte de nouveaux matériaux aux propriétés inédites.
Selon une analyse de Precedence Research, le marché mondial de l'informatique quantique est estimé à environ 1,44 milliard de dollars en 2025 et pourrait atteindre près de 19,44 milliards à l'horizon 2035, soit une croissance annuelle moyenne proche de 30 %, portée à la fois par les investissements des big tech et par les programmes publics de recherche.
Investissez dans l'informatique quantique avec le courtier eToroComment investir dans l'informatique quantique ?
Le secteur de l'informatique quantique offre plusieurs points d'entrée selon votre profil d'investisseur et votre tolérance au risque. Vous pouvez investir dans les géants de la Tech qui développent et intègrent déjà l'informatique quantique à leurs plateformes cloud, viser des sociétés spécialisées à 100 % dans le quantique ou passer par des ETF thématiques qui couvrent l'ensemble du secteur.
Les grandes capitalisations technologiques sont les acteurs qui développent des processeurs quantiques, des logiciels et des services cloud autour du quantique, tout en générant l'essentiel de leurs revenus sur des activités déjà matures (IA, cloud, software, e‑commerce). Elles bénéficient d'importants budgets R&D et de contrats avec les grandes entreprises et les gouvernements, ce qui en fait une manière plus défensive de se positionner sur l'informatique quantique.
Les pure players de l'informatique quantique sont des entreprises quasiment entièrement dédiées à la construction d'ordinateurs quantiques et à la vente d'accès à leurs machines via le cloud. Elles sont directement corrélées aux avancées technologiques et à la signature de nouveaux contrats, mais restent souvent déficitaires et très sensibles aux levées de fonds, ce qui en fait un segment hautement spéculatif.
Enfin, les ETF dédiés à l'informatique quantique regroupent un panier d'actions exposées au thème (big tech, semi‑conducteurs, logiciels, pure players), ce qui permet de se diversifier sans avoir à sélectionner soi‑même chaque valeur. C'est une option intéressante pour lisser la volatilité inhérente au secteur tout en profitant de sa croissance potentielle à long terme.
Découvrez maintenant une sélection d'entreprises cotées en bourse permettant de tirer profit de la croissance de l'informatique quantique 👇
Les meilleures actions et ETF de l'informatique quantique en 2026
| Entreprise / ETF | Ticker | Catégorie | Investir |
| IBM | RKLB | Big Tech | |
| GOOGL | Big Tech | ||
| Microsoft | MSFT | Big Tech | |
| Amazon | AMZN | Big Tech | |
| IonQ | IONQ | Ordinateur quantique à ions piégés | |
| Rigetti Computing | RGTI | Circuits intégrés quantiques supraconducteurs | |
| D-Wave Quantum | QBTS | Recuit simulé quantique | |
| Defiance Quantum ETF | QTUM | ETF quantique | |
| WisdomTree Quantum Computing Fund | WQTM | ETF quantique |
Découvrez plus en détail les acteurs clés du secteur quantique et la composition des ETF 👇
Les Big Techs : une exposition plus défensive au quantique
Les grandes capitalisations technologiques comme IBM, Alphabet, Microsoft et Amazon restent la manière la plus prudente de s'exposer à l'informatique quantique. Leur activité quantique ne représente qu'une petite partie de leurs revenus, mais elle est au cœur de leurs feuilles de route stratégiques, notamment via le cloud et l'IA.
Toutes proposent déjà des plateformes de calcul quantique dans le cloud (IBM Quantum, Google Quantum AI, Azure Quantum, Amazon Braket), qui permettent à leurs clients d'accéder à différents types de processeurs quantiques sans investir dans le hardware. Pour un investisseur, cela offre une exposition au thème avec un risque dilué dans des activités déjà rentables et diversifiées.
Google (Alphabet)
Chez Google (Alphabet), la division Quantum AI développe des processeurs quantiques et des algorithmes avancés, intégrés à l'écosystème Google Cloud. L'entreprise se positionne à la fois sur la recherche fondamentale (nouveaux processeurs, nouveaux algorithmes) et sur des cas d'usage concrets via le cloud.
Google ne revendique pas forcément le plus grand nombre de qubits du marché, mais se concentre sur la qualité des qubits, la réduction des erreurs et les démonstrations emblématiques de supériorité quantique, par exemple avec des processeurs autour de 70 à plus de 100 qubits qui ont permis de montrer que l'augmentation de l'échelle pouvait s'accompagner d'une meilleure correction d'erreurs.
La stratégie de Google consiste donc à pousser très loin la recherche tout en gardant un pied dans les cas d'usage concrets via le cloud, ce qui en fait un acteur clé de la course au quantique.
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IBM est l'un des pionniers de l'informatique quantique, avec une flotte d'ordinateurs quantiques accessible via IBM Quantum. L'entreprise mise sur une feuille de route très structurée pour augmenter le nombre de qubits et rapprocher la technologie d'une utilisation industrielle.
Son activité quantique demeure encore modeste par rapport au reste du groupe (logiciels, services, cloud hybride), ce qui en fait un pari quantique relativement défensif : on investit d'abord dans un acteur historique de la Tech, avec en bonus un fort levier potentiel si le quantique s'impose à grande échelle.
Microsoft
Avec Azure Quantum, Microsoft a construit une place de marché du calcul quantique : la plateforme donne accès à plusieurs fournisseurs de hardware (IonQ, Rigetti, Quantinuum, etc.) ainsi qu'à des simulateurs classiques haute performance.
L'entreprise travaille en parallèle sur sa propre approche de qubits et sur des outils de développement pour faciliter l'adoption par les entreprises. Là encore, on investit avant tout dans un géant du cloud, le pari quantique venant renforcer une plateforme déjà très rentable.
Amazon
Amazon Braket est le service de calcul quantique d'Amazon Web Services, qui agrège plusieurs technologies matérielles derrière une même interface. Les développeurs peuvent y tester des algorithmes quantiques, les combiner avec des services classiques d'AWS et les intégrer à des pipelines existants.
Le quantique renforce la proposition de valeur d'AWS auprès des clients les plus avancés, mais reste pour l'instant un complément à un business cloud extrêmement solide. L'exposition au thème est donc indirecte, avec un profil de risque bien plus faible que celui des pure players.

Les spécialistes du quantique : une exposition plus agressive
En parallèle des big techs, un écosystème d'entreprises 100 % dédiées à l'informatique quantique s'est développé. La plupart de ces acteurs sont encore privés et non cotés en bourse, financés par des fonds de capital‑risque, des partenariats industriels ou des programmes publics.
Les entreprises déjà cotées comme IonQ, Rigetti ou D‑Wave représentent la partie émergée de cet iceberg. Elles vendent principalement de l'accès à leurs processeurs en direct via leur plateforme maison ou via les plateformes des big techs.
Acheter les actions de ces entreprises revient à miser presque exclusivement sur le succès commercial de l'informatique quantique.
IonQ
IonQ est un pure player qui s'appuie sur une technologie de qubits à ions piégés. L'entreprise commercialise l'accès à ses machines à travers les clouds des big techs ainsi que via sa propre plateforme, ce qui lui donne une visibilité auprès de nombreux clients institutionnels et industriels.
Son modèle repose sur la montée en gamme de ses processeurs, l'augmentation de la fidélité des qubits et la signature de contrats récurrents. Pour un investisseur, IonQ est un pari direct sur la capacité d'un acteur spécialisé à s'imposer dans la chaîne de valeur du quantique.
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Rigetti Computing développe des processeurs supraconducteurs et propose un modèle mêlant hardware, logiciels et accès cloud via sa plateforme maison, Quantum Cloud Services (QCS). Ses machines sont également disponibles via des plateformes tierces comme Amazon Braket et Azure Quantum.
L'entreprise cible en priorité les clients qui ont besoin d'une forte intégration entre calcul quantique et classique avec un accent sur les architectures hybrides.
D-Wave Quantum
D‑Wave Quantum occupe une position à part : ses systèmes actuels sont basés sur le recuit quantique, une approche différente des ordinateurs quantiques développés par les autres entreprises. Le recuit quantique est extrêmement spécialisé sur les problèmes d'optimisation, mais n'est pas conçu pour exécuter l'ensemble des algorithmes quantiques généraux.
Concrètement, cela signifie que D‑Wave n'est pas toujours considéré comme un acteur de l'ordinateur quantique au sens strict, même si sa technologie reste pleinement quantique et pertinente pour certains cas d'usage. L'accès à ses machines se fait principalement via sa plateforme cloud Leap, qui cible déjà des applications en production sur des problématiques d'optimisation.
L'entreprise travaille toutefois à développer des ordinateurs quantiques plus traditionnels, mais son ADN reste aujourd'hui très fortement orienté sur le recuit quantique.
Pour un investisseur, D‑Wave est donc un pari assez singulier sur un segment de niche du quantique très dépendant de la validation à grande échelle de cette approche.

Les ETF liés à l'informatique quantique
Pour les investisseurs qui ne souhaitent pas choisir des actions individuelles, les ETF thématiques sont une bonne option. Ceux dédiés à l'informatique quantique sont encore peu nombreux et l'encours peut être assez faible.
Ils permettent cependant d'investir dans un panier d'entreprises exposées au quantique (big tech, semi‑conducteurs, pure players) en un seul produit, tout en réduisant le risque spécifique à chaque titre.
Defiance Quantum ETF (code ISIN : US26922A4206)
Cet ETF investit dans des entreprises impliquées dans l'informatique quantique et l'IA avancée, principalement aux États‑Unis. On y retrouve un mélange de grandes valeurs technologiques et de sociétés plus spécialisées, ce qui en fait une exposition large au thème quantique côté américain.
WisdomTree Quantum Computing Fund (code ISIN : IE000W8WMSL2)
Cet ETF UCITS européen se concentre sur les entreprises actives dans le matériel, les logiciels et les services liés à l'informatique quantique. Il offre une exposition plus ciblée au thème, dans un format adapté aux investisseurs européens, avec un portefeuille de valeurs directement liées au quantique.
Dites adieu aux faibles rendements : investissez dans les ETFQuels sont les risques associés à l'informatique quantique ?
Le secteur de l'informatique quantique présente des risques spécifiques qu'il est important de connaître avant d'investir, surtout sur les pure players.
D'abord, la technologie elle‑même est encore au stade « NISQ » (Noisy Intermediate‑Scale Quantum) : les machines sont imparfaites, limitées en qubits logiques et encore loin d'une utilisation massive en production pour la majorité des cas d'usage attendus.
Ensuite, les coûts de R&D sont très élevés et les entreprises doivent investir massivement dans le hardware, le contrôle cryogénique, les logiciels et les équipes scientifiques, sans garantie de rentabilité à court terme.
Du côté des entreprises spécialistes avec une faible capitalisation, elles dépendent fortement de financements extérieurs, via des augmentations de capital ou des émissions d'actions, ce qui peut diluer fortement les actionnaires existants. Ainsi, la moindre déception sur un résultat expérimental, un retard de roadmap ou l'annonce d'une levée de fonds peut provoquer des chutes de cours à deux chiffres en quelques séances.
Le risque concurrentiel est également majeur : les pure players affrontent des géants comme IBM, Google, Microsoft et Amazon, qui disposent d'équipes de recherche comparables, de budgets largement supérieurs et d'un accès privilégié à la clientèle via leurs clouds.
Ainsi, investir dans l'informatique quantique est encore assez risqué à ce jour. La technologie est encore à ses balbutiements et est encore à une étape d'expérimentation. Se positionner aujourd'hui sur l'informatique quantique, c'est donc un pari sur le long terme, voire le très long terme.
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