Les cryptomonnaies au Venezuela : plus qu'un rempart, un véritable mode de vie

Une étude récente de Chainalysis nous informe que le Venezuela est le troisième pays pour ce qui est de l'adoption de cryptos, avec un score de 0,8 sur 1.

La crise que traverse le pays en ce moment est un réel cancer pour son économie. Avec comme monnaie nationale le bolivar, dont la valeur se rapproche sans cesse de zéro, les Venezueliens se sont tournés vers les crypto-actifs pour limiter l'impact de l'hyperinflation.

Cependant, au Venezuela, les cryptomonnaies ne servent pas seulement de réserve de valeur. La plupart du temps, elles sont utilisées pour des opérations courantes comme les transferts de fonds ou l'achat de biens et de services.

« Le pays a atteint l'un des taux d'utilisation de cryptomonnaies les plus élevés au monde, se classant troisième sur notre indice mondial d'adoption des cryptomonnaies, car de nombreux Venezueliens comptent sur les cryptomonnaies pour recevoir des envois de fonds de l'étranger et préserver leurs économies contre l'hyperinflation ».

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La face cachée de l'iceberg

Après la création du Petro (PTR), la devise numérique officielle du Venezuela, sept exchanges ont été admis par le gouvernement pour faciliter la circulation de cet actif au sein de l'économie mondiale.

Cependant, ces exchanges sont soupçonnés de servir de moyen pour contourner les sanctions américaines à l'encontre des membres du régime de Nicolas Maduro, actuel président du Venezuela.

Pour exemple, l'exchange Criptolago, situé dans l'État de Zulia, est dirigé par Omar Prieto, gouverneur de ce même État et grand ami de Maduro.

Durant les douze derniers mois, les wallets de Criptolago auraient reçu plus de 380 000 $ de Bitcoin (BTC)  répartis en 3 916 transferts. Elles auraient également effectué plus de 2 297 virements pour un total cumulé avoisinant les 360 000 $ de BTC.

L'analyse des données de cette société révèle que plus de 75 % du volume des transactions concerne des opérations de plus de 1 000 dollars. Or dans le pays, le revenu quotidien moyen par personne serait de 72 centimes.

Ces informations mises bout à bout pourraient jeter un doute sur la vraie vocation de ces exchanges homologués par l'Etat vénézuélien. Par conséquent, les analystes de la Chainalysis craignent qu'ils ne soient associés à des activités de corruption et de blanchiment d'argent.

Selon ces derniers, le manque de confiance des populations envers le gouvernement justifierait que les Venezueliens se réfugient en masse sur les plateformes d'échanges peer-to-peer (P2P) telles que LocalBitcoins ou Paxful.

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A propos de l'auteur : Junie Maffock

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Avec un fort intérêt pour la blockchain et les cryptos, je souhaite contribuer à la vulgarisation de ces technologies. Je suis également très intriguée par les méthodes d'apprentissage ludiques et actives.
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