Qu’est-ce qu’un réseau social Web3 ou décentralisé ?

Les réseaux sociaux Web3 représentent-ils la tant attendue nouvelle itération qui permettra aux créateurs de contenu de s’émanciper des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ? Quelle est la valeur ajoutée des réseaux sociaux décentralisés par rapport à leurs homologues centralisés ? Mais surtout, pourquoi en aurait-on besoin ? Tour d’horizon de ce que pourrait être l’avenir des réseaux sociaux.

Qu’est-ce qu’un réseau social Web3 ou décentralisé ?

C’est quoi un réseau social web3 ?

Un réseau social Web3 repose d’une part, sur ce que l’on appelle un protocole et d’autre part, sur la technologie blockchain. Un protocole est régi par un ensemble de règles permettant à deux individus de communiquer sans intermédiaire entre eux.

Dans le cadre d’un échange par mail, il importe peu que l’émetteur A utilise le service Gmail et que le destinataire B recoure au service Hotmail, car il est simplement question d’interface. En réalité, ces échanges reposent tous deux sur le protocole SMTP (considéré comme un standard / bien commun).

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Tandis que l’intérêt d’utiliser la blockchain provient de ses propriétés d'immuabilité, de résilience et de transparence. Chaque transaction est ainsi irréversible et tout le monde peut auditer en temps réel ce qu’il se passe sur la blockchain. De plus, celle-ci repose sur une multitude de nœuds qui veillent au bon fonctionnement et à la stabilité du réseau. En théorie, il n’y a donc pas de point de défaillance unique.

Contrairement aux réseaux sociaux Web2 (centralisés) comme YouTube, Facebook, Instagram ou encore Twitter, un protocole et donc par extension, un réseau social Web3, n’est la propriété d’aucune entreprise à but lucratif. Bien que Twitter soit l’exception qui confirme la règle, comme le souligne Paul Graham (fondateur de l’incubateur Y Combinator) en avril 2009 dans une note publiée sur son site.

Réseau Social Web3

 

En d’autres termes, chaque membre de la communauté peut créer sa propre application au-dessus de la base technologique fournie par les développeurs à l’initiative du projet, et ce, grâce à un code complètement open-source, libre d’accès.

Par ailleurs, la vraie valeur ajoutée d’un réseau social Web3 par rapport à un réseau social tel que Facebook réside dans la décentralisation du graphe social. Ce processus vise à rendre celui-ci composable et redonner le contrôle à chaque utilisateur sur son identité numérique qui était jusqu’alors entre les mains d’un tiers de « confiance ».

À l’origine popularisé par Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook), ce concept de graphe social représente le cœur même du modèle économique des réseaux sociaux Web2. En effet, les données qui y sont contenues représentent une source abondante de revenus pour les plateformes. Leur nature de bien « non-rival » en fait une ressource supérieure à l’or noir pour celui qui la collecte et l’exploite, car sa disponibilité est infinie.

Cette utilisation à outrance des données par les annonceurs se fait le plus souvent au détriment du respect de la vie privée de leurs utilisateurs. Le célèbre adage formulé par la voix française de Bruce Willis dans cette vidéo prend alors tout son sens : « Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit ! ».

Pour finir, les réseaux sociaux Web3 font partie d’une catégorie plus large rassemblée sous la bannière des « réseaux sociaux décentralisés ».

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Les principaux réseaux sociaux décentralisés

Voici une liste des principaux réseaux sociaux utilisant la blockchain et les crypto :

  1. Hey!
  2. Warpcast (Farcaster)
  3. DeBank
  4. Orb
  5. Nostter
  6. friend.tech

 
Chaque réseau social possède ses spécificités. Certains sont totalement onchain comme Hey!. C'est à dire que toutes les actions effectuées nécessites la signature d'une transaction. D'autres comme DeBank sont plus centralisés. Enfin, quand la majorité sont basés sur Ethereum ou des équivalents, seul Nostter est actuellement développé sur Bitcoin.

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Pourquoi a-t-on besoin des réseaux sociaux Web3 ?

Bien loin de la philosophie originelle défendue par les contributeurs de l’Arpanet (ancêtre d’Internet), le développement d’une culture démocratique sur Internet semble aujourd’hui menacé. Sous prétexte de rendre Internet accessible au plus grand nombre, les GAFAM du côté occidental et BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) du côté asiatique, se sont accaparés les composants d’Internet qui étaient autrefois considérés comme des biens communs.

Ces entreprises exproprient chaque jour un peu plus l’internaute de sa liberté d’expression et de son droit à la vie privée... pour en faire un simple consommateur de contenus, biens et services en tout genre (Cf. Netflix, Airbnb, Uber...).

L’arrivée de l’ère mobile dans les années 2010 a accéléré cette tendance et renforcé la mainmise des GAFAM et BATX sur cette économie numérique florissante. Cela va de la fabrication d’équipements informatiques à la conception des systèmes d’exploitation, logiciels, applications.

À mesure que nos vies se numérisent, la question de notre dépendance vis-à-vis de ces géants se pose.

En effet, ces derniers se retrouvent littéralement impliqués dans tous les pans de cette nouvelle économie. À ce propos, la politique de fusion-acquisition des GAFAM n’est pas étrangère au phénomène.

En 2021, les données fournies par Dealogic (plateforme fournissant des informations financières et technologiques aux banques d’investissement) montraient que Google a racheté 120 entreprises et Microsoft en a acquis 56. Concernant Meta (ex. Facebook), elle est à l’origine de plus de 50 acquisitions depuis 2004 avec des rachats iconiques comme ceux de WhatsApp ou encore Instagram.

L’objectif est double : acheter pour développer... ou « tuer », dans le cas où l’innovation apportée par une startup remettrait en cause leur position dominante sur le marché.

Voici quelques chiffres évocateurs provenant du « Digital Report 2023 » de We Are Social et Meltwater (deux agences spécialisées dans l’étude des médias sociaux) :

  • Plus de 88% des ordinateurs de la planète sont équipés du système Windows de Microsoft ;
  • Plus de 90% des requêtes sur Internet sont réalisées via le moteur de recherche Google ;
  • Près de 37% de la population mondiale utilise Facebook tous les mois ;
  • Instagram est l’application mobile la plus téléchargée en 2022 ;
  • Chaque internaute passe en moyenne un jour par mois sur YouTube en sachant que cela représente 5,16 milliards d’individus.

Réseaux Sociaux Web2

En réalité, l’économie numérique au sein de laquelle nous passons de plus en plus de notre temps ne représente qu’une infime partie d’Internet, mais une majorité des richesses produites.

En somme, les réseaux sociaux Web2 ont su convaincre par leur gratuité, mais également par leur accessibilité (ordinateur, mobile et tablette), leur expérience utilisateur, leur algorithme de recommandation ainsi que l’effet de « réseau » ayant découlé de leur adoption. Mais existe-t-il des alternatives viables ?

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Quelles sont les différences entre un réseau social Web2 et Web3 ?

Le Web3 désigne une ère où l’internaute redevient propriétaire du contenu qu’il publie, des actifs qu’il détient et des données qu’il partage... À l’inverse, les grands gagnants du Web2 étaient et sont toujours les plateformes qui facilitent l’interaction et le partage d’informations entre des milliards d’individus au quotidien.

Pour expliquer leur succès, il faut également revenir plus en détail sur le fonctionnement d’un graphe social dit « centralisé ».

Selon Matthew Hartman, il est possible de le scinder en 4 composants fondamentaux :

  • Les Nœuds qui désignent les acteurs du réseau. Par exemple, les personnes, les lieux, etc. ;
  • Les Données qui font référence au contenu partagé entre les nœuds. Par exemple, un tweet sur le Bitcoin ;
  • Les Arêtes qui sélectionnent les lignes indiquant les relations entre les nœuds. Par exemple, la relation « ami » définit une relation bidirectionnelle là où « suivre », une relation unidirectionnelle ;
  • Les Fonctions de saut qui symbolisent les moyens spécifiques pour transmettre des Données d'un sous-groupe d'utilisateurs à un autre sur la même plateforme. Par exemple, retweeter, liker, commenter, etc.

En résumé, le graphe social désigne l’ensemble des relations créées entre des individus, groupes, organisations et la manière dont ils sont liés (likes, partages, géolocalisation : travail, ville de naissance, destination de vacances).

En raison de l'avantage bidirectionnel, Facebook s’avère être un espace beaucoup plus intime pour les amis et la famille. Tandis que Twitter sert de moyen efficace de diffusion des informations à travers une culture de « l’instantanéité ». De même que Reddit permet aux utilisateurs de suivre des sujets plutôt que des personnes.

Par conséquent, plus le graphe social d'une plateforme est bien conçu et développé, moins le fil d’actualité des utilisateurs ressemble à du spam et plus le réseau social a la capacité de délivrer le bon contenu, au bon moment et à la bonne personne. Ce cercle vertueux permet de fidéliser les utilisateurs et d’augmenter les revenus de la plateforme, à mesure qu’elle récolte des données et les vend aux annonceurs. À titre d’exemple, TripAdvisor exploite le graphe social de Facebook pour formuler des recommandations personnalisées aux voyageurs.

Chaque modification au sein du graphe social, aussi minime soit-elle, peut impacter significativement l’expérience utilisateur de tout ou partie des individus. Techniquement, le rôle d’un graphe est d’ordonner, de structurer et de relier les données de manière à trouver des informations spécifiques lorsque cela est nécessaire.

Web3 Téléphone

 

Quel est donc le problème ? Après le scandale Cambridge Analytica survenu en 2018, le monde entier a pris connaissance de la menace que pouvait représenter la collecte et l’exploitation commerciale d’importantes quantités de données personnelles par un nombre très restreint d’acteurs. Cela a par ailleurs renforcé la pertinence d’un Règlement Général Européen sur la Protection des Données (RGPD) et inscrit les pouvoirs publics dans une action sur la durée, visant à faire respecter les droits de leurs citoyens sur Internet.

De plus, l’opacité des algorithmes de recommandation suscite régulièrement de nombreuses inquiétudes parmi les créateurs de contenu. En effet, ces derniers peuvent parfois toucher des revenus instables, d’un mois à l’autre, dû à un changement arbitraire du fonctionnement du réseau social. Et plus récemment, la plateforme Twitter a fait l’objet d’expérimentations de la part de son nouveau propriétaire, Elon Musk, qui n’ont pas été au goût de tous les utilisateurs.

Étant donné que les réseaux sociaux Web2 appartiennent à des entreprises, il paraît donc évident que leurs intérêts économiques vont diverger de ceux des utilisateurs et des créateurs de contenu.

C’est en réponse à toutes ces problématiques qu’est née l’idée d’un Internet plus décentralisé.

Voici ce qui caractérise un réseau social Web3 :

  • La neutralité économique ;
  • Le graphe social « décentralisé » : chaque utilisateur possède son graphe social ;
  • L’aspect composable : chaque utilisateur peut migrer d’une application à une autre sans avoir à reconstruire son réseau depuis le début (abonnés, contenu(s), historique(s) de discussion...) ;
  • La protection des données personnelles et la monétisation de celles-ci par chaque utilisateur ;
  • La résistance à la censure ;
  • La liberté d’expression ;
  • La gouvernance démocratique.

Cependant, il y a des barrières à l’émergence de ce nouveau modèle :

  • Le coût de l’infrastructure ;
  • La gestion d’une Organisation Autonome Décentralisée (DAO) ;
  • La répartition équilibrée du pouvoir de vote entre les différents acteurs ;
  • Le taux de participation représentatif aux propositions de la DAO avec pour objectif d’établir un quorum (nombre de votants exigé pour que le vote soit valable) ;
  • La modération du contenu et des comportements des utilisateurs ;
  • La question de l’accessibilité. En cas de portefeuille perdu ou compromis, l’utilisateur perd l’accès à son graphe social. C’est pourquoi la communauté crypto travaille activement à l’élaboration d’une solution à ce problème qui n’est autre que l’abstraction de compte.
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Quel avenir pour les réseaux sociaux web3 ?

Les réseaux sociaux populaires d’aujourd’hui se sont à l’origine construits autour d’une nouvelle tendance en matière de communication. Dans le cas de Facebook, il s’agissait du mur avec lequel chacun pouvait interagir sur le profil d’un utilisateur. Concernant Twitter, c’était le tweet avec sa fameuse limitation des 140 caractères ainsi que les hashtags. Et pour Instagram, ce sont les stories éphémères qui ont participé à sa renommée.

Au fil du temps, les plateformes sociales sont apparues comme des monopoles naturels en raison de leurs effets de réseau. En effet, plus il y a d’utilisateurs, plus il y a de contenus à consommer, plus les internautes passent du temps sur ces plateformes et plus les revenus de celles-ci augmentent. À ce propos, un internaute passe en moyenne 2h31 par jour sur les réseaux sociaux, soit environ 38% de son temps passé sur Internet. L’attention est donc une ressource inestimable pour ces plateformes.

Cependant, il y a trois grandes problématiques à ces réseaux sociaux dont le modèle économique est basé sur la publicité :

  • Ils déterminent ce que les utilisateurs doivent voir ou ne pas voir via leur algorithme de recommandation ;
  • Ils ont un pouvoir de censure important et un jugement arbitraire vis-à-vis de certains contenus et profils ;
  • Ils contrôlent des données personnelles, parfois sensibles, à l’insu de leurs utilisateurs.

Les réseaux sociaux Web3 sont nés en réponse aux failles de ce système. Pour autant, les défis à relever restent nombreux. D’une part, les utilisateurs ne voient pas encore suffisamment d’intérêt à utiliser une version décentralisée d'un réseau social existant. D’autre part, les questions d’accessibilité, de coûts opérationnels, mais aussi d’incitations économiques pour les participants entrent en compte. Sans parler de la modération des contenus et des comportements qui peut être difficile à mettre en place.

En parallèle, le développement de l’écosystème crypto et blockchain a apporté son lot d’innovations notamment dans la manière d’acquérir un statut. Par exemple, vous devez effectuer une action spécifique on-chain ou bien détenir une certaine quantité d’un token afin d’obtenir un NFT ou pouvoir faire partie d’une communauté.

Que ce soit BlueSky, CyberConnect, DeSo, Farcaster ou bien Lens Protocol (Hey!), chacun de ces projets se démarque par son infrastructure technique et son expérience utilisateur, malgré des propositions de valeur qui se ressemblent fondamentalement. En revanche, qu’en est-il de l’interopérabilité entre les différents graphes décentralisés ?

Lens Protocol

 

Et pour ce qui est des perspectives à long terme, il serait pertinent de considérer le développement d’un potentiel roll-up ou bien d’une blockchain de layer 1 dédiée à ce type d’applications, en raison de leurs besoins de stockage et d'indexation conséquents.

👉 Les layer 2, des solutions scalables pour les blockchains actuelles

Le succès futur d’un tel modèle repose sur son adoption par les pionniers tout comme sur la capacité de chaque projet à attirer constamment de nouveaux utilisateurs. En définitive, ce dont les utilisateurs ont réellement besoin est d’une expérience inédite que seule la technologie blockchain peut véritablement apporter.

Un article sera prochainement publié afin d'entrer plus en détail dans le fonctionnement même des principales solutions imaginées pour décentraliser les réseaux sociaux telles que Bluesky, Cyberconnect, DeSo, Lens Protocol ou encore Farcaster.

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