Clap de fin pour OKEx Korea

Moins de 2 ans après son lancement, OKEx Korea, la branche sud-coréenne de la plateforme OKExa annoncé aujourd'hui qu'elle fermera ses portes. Les utilisateurs de la plateforme ont jusqu'au 7 avril pour clôturer les positions et retirer l'entièreté de leurs fonds, que ce soit en won coréens ou en cryptomonnaies.

« Après la fin du service, OKEx Korea ne sera pas tenu responsable des pertes résultant de l'absence de retrait par les clients, » a déclaré la plateforme.

Initialement, OKEx Korea n'a pas fourni la moindre explication sur les raisons de sa décision. Contacté par le média The Block, un responsable d'OKEx Korea a toutefois affirmé que la plateforme connaissait des difficultés commerciales, mais surtout qu’elle faisait face à d'importants problèmes réglementaires :

« Nous avons lutté pour obtenir le certificat ISMS [système de gestion de la sécurité de l'information] et le compte virtuel [compte bancaire requis pour obtenir une licence], » a déclaré le responsable. « En tant que société en joint-venture avec OKEx.com, il a été difficile de trancher, mais nous n'avions pas d'autre option. »

En effet, ce jeudi 25 mars 2021, une nouvelle loi entrera en vigueur en Corée du Sud. Celle-ci stipule que les plateformes sud-coréennes ne pourront plus partager leurs carnets d'ordres avec d'autres plateformes, particularité qui aura très certainement poussé OKEx Korea à se retirer du pays.

En parallèle, les plateformes basées en Corée du Sud doivent passer avec succès un strict test de sécurité (l'ISMS) auprès des autorités et ouvrir un compte dans une banque locale, un véritable parcours du combattant.

Bien qu'OKEx soit un mastodonte de l'industrie des cryptomonnaies, sa présence en Corée du Sud était quasi insignifiante. Selon les données de l'agrégateur CoinGecko, le volume de transactions sur les dernières 24 heures d'OKEx Korea avoisine les 1,35 million de dollars, toutes paires confondues.

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La Corée du Sud cherche-t-elle à bannir les plateformes globales ?

Ce n'est pas la première fois qu'une branche sud-coréenne d'une plateforme internationale quitte le pays. En décembre dernier, Binance Korea en a également fait les frais. Cette plateforme partageait les mêmes liquidités et carnets d'ordres que la plateforme mère de Binance, une particularité qui sera interdite dès cette semaine.

Alors que les plateformes locales comme Bithumb ou Upbit prospèrent en raison de la forte demande pour les cryptomonnaies, les plateformes étrangères ne sont pas en mesure de rivaliser avec des barrières réglementaires aussi importantes.

Tous les yeux sont maintenant rivés sur Huobi Korea, la branche locale de Huobi qui n'a pas encore communiqué sur sa situation face à l'entrée en vigueur de la nouvelle loi. Quoi qu'il en soit, Huobi Korea a des volumes bien plus importants qu'OKEx Korea : 125 millions de dollars sur les dernières 24 heures d'après les données de CoinGecko.

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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