Le Gram de Telegram se vendra de 3 à 10 fois le prix des ICOs

 

Gram Telegram

 

L’exchange japonais Liquid organisera une vente pour les tokens Gram de Telegram qui ont été proposés aux investisseurs dans une ICO privée l’année dernière. Les tokens se vendront avec une majoration notable, bien qu’ils ne soient pas encore officiellement mis à la disposition du public par Telegram lui-même. La nouvelle a été annoncée par Bloomberg le 3 juillet.

 

Une possibilité d’achat pour le public

A l’origine, une première Initial Coin Offering – ICO – a été proposée par Telegram pour l’achat de son token Gram. Cette vente était exclusivement réservée à des investisseurs privés et chaque token Gram était achetable pour près de 0,38 dollars l’unité.

Telegram a renouvelé la possibilité d’acheter du Gram via une seconde ICO de nouveau proposée à des investisseurs privés en mars 2018. À l’époque, le token Gram se vendait à un peu plus de 1,30 dollars, mais lors de cette prochaine vente, le prix de base sera fixé à 4 dollars. Ce qui représente un peu plus du triple par rapport au prix de cette seconde ICO et une augmentation de près de 1000% par rapport à la première vente de tokens Gram. La vente commencera le 10 juillet et est proposée grâce aux stocks détenus par Gram Asia, l’organisation détenant le plus de tokens Gram au monde.

Les tokens Gram vendus sur Liquid seront achetables à 3,50 dollars l’unité si les acheteurs utilisent le token interne de l’exchange, QASH. Il est important de préciser que ceci n’est pas une vente organisée par Telegram, mais plutôt une tentative de Gram Asia de capitaliser sur l’anticipation du lancement de la cryptomonnaie à grande échelle.

L’application de messagerie chiffrée de Telegram compte plus de 260 millions d’utilisateurs. L’entreprise, fondée par le Russe Pavel Durov, s’est procuré 1,7 milliard de dollars auprès d’investisseurs l’an dernier pour financer le développement de la blockchain Telegram Open Network, qui utilisera nativement la cryptomonnaie Gram. L’intérêt est de proposer une intégration à l’application Telegram pour permettre aux utilisateurs des transferts de valeur facilement réalisables.

 

Un concurrent sérieux pour la Libra de Facebook ?

Le Telegram Open Network – TON – proposera un éventail de fonctionnalités bien complet avec notamment :

  • TON Storage  : est décrite comme « la technologie de stockage de fichiers arbitraires avec une technologie d’accès semblable à celle d’un torrent. Des smart-contracts seront utilisés a disponibilité ». Cette fonctionnalité serait utilisée par les applications décentraliséesdApps – qui nécessitent de grandes quantités de stockage.
  • TON Proxy : est l’outil d’anonymisation du réseau qui sera utilisé pour cacher son identité et créer un réseau privé virtuel décentralisé (VPN) pour protéger la confidentialité en ligne. Le but ultime est de « garantir à tout service, y compris à Telegram, l’immunité à la censure.
  • TON Services : présentée comme une plateforme pour les dApps tierces, les smart-contracts et une expérience de navigation décentralisée. 
  • TON Payments : soutiendra les paiements instantanés à l’intérieur du réseau. Il comporte également des mesures de protection intégrées qui visent à assurer la sécurité lors des transferts, en veillant à ce que ces transferts soient « aussi sûrs que n’importe quelles autres transactions. »

 

Pavel Durov, CEO de Telegram, espère que cette nouvelle blockchain sera plus rapide que le Bitcoin (BTC) et l’Ethereum (ETH), ce qui lui permettrait de concurrencer les opérateurs financiers historiques, à savoir Visa et MasterCard.

En sachant que Telegram a lui aussi une importante communauté et qu’il lance sa propre blockchain dans le courant du 3e trimestre de cette année, il semblerait que Facebook ne soit plus le seul sur ce marché. De plus, la Libra de Facebook ne sera émise qu’en 2020 et est déjà soumise à de nombreux questionnements de la part du gouvernement. Une difficulté de plus à affronter pour Facebook sera clairement ce nouveau concurrent qui n’est pas à prendre à la légère.

 

Clément

Achetant son premier Bitcoin en 2017, Clément se rend vite compte de son attirance pour le monde des cryptomonnaies. Il croit fermement en cette technologie et qu'elle révolutionne déjà de nombreux secteurs.

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