Cyberattaques : l’AMF alerte les PSAN face à la menace de l’IA
Face à la multiplication des fuites de données en France et à l’explosion des attaques dopées par l’intelligence artificielle, l’Autorité des marchés financiers (AMF) somme les acteurs régulés, dont les prestataires de services sur crypto-actifs, de muscler leur résilience cyber. Une enquête sera lancée dès juillet 2026.
L’AMF tape du poing sur la table face aux risques cyber
Le 3 juin 2026, l’Autorité des marchés financiers a publié un appel solennel à l’ensemble des acteurs financiers régulés, dont les prestataires de services sur crypto-actifs (PSCA), pour renforcer leurs dispositifs de cybersécurité. En cause, l’évolution rapide des menaces liées à l’intelligence artificielle, capables d’industrialiser les campagnes malveillantes.
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Le régulateur français rappelle que le règlement européen DORA, applicable depuis le 17 janvier 2025, impose désormais aux PSCA d’identifier leurs systèmes critiques, de tester leur résilience et de gérer rigoureusement le risque de tiers. Un premier bilan de sa mise en œuvre, centré sur les entités françaises, sera prochainement publié.
Ouvrir un PEA chez XTB en quelques minutesUn contexte de fuites massives en France
L’alerte de l’AMF ne tombe pas du ciel. La plateforme FrenchBreaches recense, à la date du 2 juin 2026, 620 sites piratés en France et plus de 881,5 millions de personnes impactées dans le monde.

Toujours en France, les derniers mois ont vu défiler des fuites concernant Bouygues Telecom, la Fédération Française de Basketball, la Police nationale, Parcoursup, Booking ou encore l’Éducation nationale.
Côté finance, le constat est tout aussi inquiétant. Selon une étude Gigamon publiée le 3 juin 2026, 59 % des responsables sécurité des services financiers français déclarent avoir subi une violation de données au cours des 12 derniers mois, dont 77 % impliquant l’IA. Près d’une organisation sur quatre n’a même pas été en mesure d’identifier la cause de l’incident.
Les PSAN dans le viseur du régulateur
L’AMF ne se contente pas d’alerter. Dès juillet 2026, elle interrogera directement les sociétés de gestion, les prestataires de financement participatif et les PSCA sur les mesures prises face aux risques liés aux modèles d’IA. Un webinaire pédagogique est programmé le 1er juillet et les résultats de l’enquête seront publiés à l’automne.
Cette pression réglementaire s’ajoute à un calendrier déjà chargé pour l’écosystème crypto français, alors que de plus en plus d'acteurs décrochent leur agrément MiCA et que la transition des PSAN vers le nouveau cadre européen approche de son échéance.
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« Harvest now, decrypt later », la menace de demain
Au-delà des attaques classiques, l’AMF invite les acteurs à intégrer les scénarios d’IA dans leurs exercices de crise et à muscler leurs mécanismes cryptographiques. Une vigilance d’autant plus justifiée que 88 % des dirigeants financiers se disent préoccupés par les attaques de type « harvest now, decrypt later », qui consistent à voler aujourd’hui des données chiffrées pour les déchiffrer demain grâce à l’informatique quantique.
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Pour les investisseurs français exposés aux plateformes crypto, le message est clair. La sécurité des données personnelles et des actifs ne relève plus du confort, mais d’une exigence réglementaire. Les PSCA qui négligeront ces dispositifs s’exposeront à des contrôles renforcés, voire à des sanctions.
Ouvrir un PEA chez Trade Republic en quelques minutesSources : AMF, FrenchBreaches, Bonjour la fuite, Gigamon
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