La division blockchain de Facebook se lance dans une nouvelle vague d'embauche. Cela arrive quelques semaines seulement après que des rapports aient suggéré que la division Facebook dite « Blockchain » comptait déjà 100 employés, mais surtout 7 jours après la révélation du whitepaper du stablecoin de l'entreprise. Cette division est d'ailleurs dirigée par David Marcus, ancien président de PayPal.

 

Plus grand employeur de professionnels du secteur

En recherchant le terme de blockchain sur le portail de recrutement de Facebook, l'entreprise dispose encore de 29 postes à pourvoir dans cette branche. Bien que ces demandes couvrent un large éventail de rôles, y compris des développeurs et les ingénieurs en logiciel, une publication intéressante mentionne le besoin pour Facebook d'avoir un responsable de programme financier blockchain.

Pour Facebook, ce poste sera pourvu par une personne ayant au moins huit années d'expérience en gestion de projet, ainsi qu'une certaine connaissance des technologies de la blockchain. Les responsabilités incluent la gestion des relations de Facebook avec ses partenaires Libra (Uber, Spotify, Booking Holdings, Visa, PayPal, etc.), l'analyse des risques et la direction des équipes au sein de Facebook.

Le responsable établirait également des communications efficaces avec les clients et les actionnaires, déterminerait les rôles commerciaux et les ressources nécessaires aux projets, analyserait les risques potentiels et veillerait à ce que les projets soient conformes aux lois fiscales, à la loi Sarbanes-Oxley des États-Unis et aux autres régulations. Il est peut-être juste de dire que la branche blockchain de Facebook est l'un des plus gros employeurs de professionnels de l'industrie, malgré le fait qu'il n'a pas encore lancé son premier produit destiné aux consommateurs.

Il s'agit de la plus récente des nombreuses tentatives de Facebook pour attirer des talents. Plus tôt cette année, par exemple, la firme a révélé qu'elle recherchait une personne ayant des connaissances sur la Securities and Exchange Commission (SEC). Cette simple annonce avait confirmé les rumeurs de l'époque selon lesquelles le géant des médias sociaux travaillait d'arrache-pied sur les cryptomonnaies et la blockchain.

 

Un défi de taille pour Facebook

Alors que Facebook continue de progresser, allant à l’encontre de l’appel d’un politicien américain à arrêter immédiatement le développement du projet, des représentants des gouvernements, des responsables d'autres cryptomonnaies et des techniciens ont commencé à remettre en question la Libra. L'implémentation d'une telle monnaie gérée par une entreprise aussi puissante que Facebook fait peur, surtout que celle-ci sera bien évidemment une blockchain privée.

La semaine dernière, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances françaises, a directement réagi en affirmant qu'en aucun cas la Libra ne devait devenir une monnaie souveraine . Bruno Le Maire a expliqué qu'il s’inquiétait de la façon dont ce nouvel actif numérique pourrait être utilisé pour recueillir des données, blanchir de l'argent et financer le terrorisme.

Le 21 juin dernier, à l'initiative de la France, un groupe de travail du G7 sur les cryptomonnaies sera prochainement créé pour surveiller le secteur. Le premier objectif de ce groupe de travail sera d'ailleurs d'examiner plus en détail la cryptomonnaie de Facebook et de, peut-être, prendre certaines mesures la concernant.

Malgré les difficultés à se faire accepter, alors même que l'émission de la Libra n'est prévue qu'en 2020, Facebook continue d'agrandir ses rangs dans le secteur de la blockchain. On ne sait pas encore si toutes ces nouvelles recrues travailleront uniquement sur le stablecoin de l'entreprise ou bien sur d'autres projets annexes. En effet, il serait plutôt étonnant que Facebook ne se contente que d'un seul produit, même si celui-ci présente déjà des partenariats et des investissements colossaux.

 

A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Depuis 2017, je m'intéresse au Bitcoin, aux cryptomonnaies et à la technologie blockchain associée. Je crois fermement en ces innovations technologiques et qu’elles révolutionnent déjà de nombreux secteurs.
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