Il y a quelques jours, l'Institut de Formation Commerciale Permanente (IFOCOP) a annoncé avoir délivré ses premiers diplômes numérisés sur la blockchain Ethereum (ETH).

Grâce à une collaboration avec BCdiploma, il est ainsi devenu le 1er organisme de formation professionnelle en France à utiliser un procédé de certification blockchain-friendly.

 

Un gros défi à relever

La pratique veut lorsque nous postulons à des offres professionnelles, que mention soit faite des diplômes ou autres certificats obtenus durant notre formation. Cela permet en effet d'attester qu'une formation a été suivie en vue de l'acquisition de compétences précises.

Cependant, cette simple évocation ne porte en elle aucune garantie de la véracité de l'information. Les recruteurs doivent donc se fier à un tiers avec qui aucune relation de confiance n'a été préalablement établie.

Selon la dernière étude sur les CV trompeurs réalisée par le Florian Mantione Institut, 65% d’entre eux mentent aux employeurs. Ce chiffre n'a effectivement pas vocation à rassurer les employeurs.

C'est pourquoi il est devenu impératif de trouver des moyens de corriger ce tir maladroit.

Jusque là, ce processus était utilisé faute de mieux. Mais avec l'avènement de la technologie blockchain, de nouvelles opportunités sont apparues notamment la certification des diplômes.

BCdiploma est l'une des entreprises qui fournissent ce service. Elle offre une application dédiée aux établissements d'enseignement supérieur et à leurs diplômés. Cette solution se veut simple d'utilisation, innovante et économique.

En effet, en plus d’être compatible à la blockchain Ethereum, elle respecte le règlement général de protection des données (RGPD) et ne nécessite aucuns frais pour chacune des consultations.

Ainsi, IFOCOP offre à ces alumnis un moyen simple de prouver l'authenticité de leurs certifications professionnelles auprès des employeurs.

Une telle application peut également servir à faciliter le suivi des dossiers scolaires. Car il devient de plus en plus difficile de garder une trace des antécédents académiques, avec les universités fusionnant et les travailleurs qui reprennent leurs études.

👉 À lire, notre dossier le fonctionnement de BCdiploma

 

Une solution ingénieuse

Avec cette méthode, les diplômes sont numérisés, chiffrés et conservés sur la blockchain où ils sont immuables et à l'abri de pertes ou destructions. Ce chiffrement se fait à partir de la copie numérique du diplôme. Celui-ci est effectué avec trois clés dont, une pour l'IFOCOP, une pour chaque certificat et une dernière correspondant à la personne diplômée.

Chaque diplômé se voit attribuer un lien URL unique qui lui donne un accès illimité à son brevet. Cette URL est destinée à générer un badge sur LinkedIn ou un QR code à intégrer dans le CV. Les agents de recrutement peuvent donc attester de la véracité du certificat IFOCOP en quelques clics.

IFOCOP précise cependant que ce pseudocertificat ne remplace pas le diplôme lui-même lors des procédures administratives.

 

Une telle démarche reste néanmoins un pas de géant dans les domaines de la formation professionnelle et de l'emploi. Les cas d'utilisation de la technologie blockchain sont de plus en plus nombreux. Elle promet de bouleverser nos modes de fonctionnement habituels.

👉 À lire sur le même sujet : Corée du Sud : une université utilise la blockchain pour délivrer ses diplômes

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A propos de l'auteur : Junie Maffock

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Avec un fort intérêt pour la blockchain et les cryptos, je souhaite contribuer à la vulgarisation de ces technologies. Je suis également très intriguée par les méthodes d'apprentissage ludiques et actives.
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