La protection de la vie privée demeure une priorité pour l'usage d'une monnaie numérique

En début d’année, la Banque centrale européenne (BCE) avait publié quelques données brutes concernant la clôture de sa consultation publique sur la création d'un e-euro. Cette dernière est revenue avec une analyse un peu plus complète.

L'institution
a confirmé dans une publication l’ensemble des premières conclusions. Selon 43% des participants, le lancement d'un euro numérique doit impérativement respecter la vie privée. En effet, la BCE note que :

« La plupart des citoyens de l'échantillon optent pour le respect de la vie privée, même si cela doit restreindre l'utilisation des transactions hors ligne et limiter l'alternative de recevoir des services innovants supplémentaires ou même avec une combinaison de fonctionnalités à la fois hors ligne et en ligne ».

La sécurité et la possibilité de payer dans toute la zone euro viennent respectivement en seconde (18%) et troisième (11%) position  pour les particuliers et les professionnels.

Les participants souhaitent également adosser à la monnaie numérique des services supplémentaires. En effet, pour 25% d'entre eux, ce nouveau moyen devra faciliter les paiements transfrontaliers avec plus de rapidité et à moindres frais.

Par ailleurs, ces derniers soutiennent les exigences visant à éviter les activités illicites. En ce sens, moins d’une réponse sur dix se montre favorable à un anonymat total.

De façon générale, la consultation a fait l’objet de nombreuses suggestions. La BCE mentionne dans sa publication que :

« Selon un quart des personnes interrogées, des solutions pour l'utilisateur final comprenant des cartes (intelligentes) ou un élément sécurisé dans les smartphones seraient préférables pour faciliter les fonctionnalités de type espèces. De plus, près de la moitié des participants mentionnent la nécessité d'instaurer des limites de détention, une rémunération échelonnée ou une combinaison des deux, afin de gérer la quantité d'euros numériques en circulation ».

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Une bonne participation, mais pas forcément représentative de l'opinion de la population

Pour rappel, la consultation s'est déroulée entre le 12 octobre 2020 et le 12 janvier 2021. Elle a reçu un peu plus de 8 000 réponses. Une grande majorité des répondants étaient des particuliers (94 %). Les autres participants étaient des professionnels tels que des banques, des commerçants, des entreprises technologiques, etc.). Enfin, la majorité des réponses provenaient d'Allemagne (47%), d'Italie (15%) et de France (11%).

Au final, la consultation a joué son rôle et a apporté des éléments précis concernant l'usage éventuel d'un euro numérique. Néanmoins, au regard de la provenance des réponses, ces dernières ne sont pas nécessairement représentatives de l'opinion de la population de l’Union européenne.

Il n’en demeure pas moins que ces travaux expérimentaux seront importants pour la prochaine décision du Conseil des gouverneurs (mi-2021) sur l'opportunité de lancer une phase d'enquête sur l’euro numérique.

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A propos de l'auteur : Antho Crypto

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