Bitstamp a reçu la BitLicense, mais Bittrex n’a pas réussi à l’obtenir

Bitstamp a reçu la BitLicense, mais Bittrex n'a pas réussi à l'obtenir

 

La New York State Financial Services Authority (NYDFS) a accordé une licence permettant de mener des activités dans le domaine des crypto-monnaies (BitLicense). Cette fois-ci, c’est Bitstamp, le plus ancien et le plus gros échange de l’Europe qui l’a reçu.

Notons que Bitstamp a été l’une des premières entreprises à demander la BitLicense en juin 2015 après l’adoption de la correspondante législation à New York.

C’est déjà la 19ème licence fournie par NYDFS. Elle permettra à Bitstamp d’opérer sur le territoire de l’État de New York. L’échange propose des paires de trading avec le Bitcoin, le Litecoin, le Bitcoin Cash, l’Ethereum et le XRP.

Le communiqué de presse du NYDSF indique également que l’échange a reçu le droit de transférer des fonds sur le réseau Ripple et d’émettre les soldes correspondants en monnaies virtuelles, en dollars américains et dans plusieurs autres monnaies fiduciaires, notamment le dollar australien, la livre sterling, l’euro, le franc suisse, le dollar américain et le Yen japonais.

Comme l’a déclaré Neits Kodrich, PDG de Bitstamp, la société a discuté avec NYDFS de divers aspects de travail de la plateforme.

«Il y avait des questions concernant le mécanisme de listing, le stockage de la crypto-monnaie, l’audit, etc. Une licence est un ensemble de règles et de procédures à suivre quotidiennement»

Bitstamp était déjà présent sur le marché américain, mais occupait une position plutôt «passive». Avec la réception de la BitLicense, l’échange entend élargir sa sphère d’influence sur ce marché.

La plateforme de trading, qui appartient à la société NXMH, a reçu en 2016 une licence lui permettant d’exercer ses activités au Luxembourg et dans d’autres pays de l’UE.

Au même moment, la NYDFS avait rejeté la demande de l’échange Bittrex pour cette licence. L’agence considère que la politique de l’entreprise en matière de conformité légale est presque inexistante et la compétence du dirigeant a été mise en doute.

Dans le cadre de cette coopération, la NYDFS a envoyé plusieurs lettres à Bittrex, dans lesquelles elle signalait des lacunes, notamment dans les procédures relatives à l’AML (procédures anti blanchiment d’argent). Toutefois, selon le régulateur, l’échange a laissé certaines remarques sans attention.

Ainsi, l’agence a accordé à la plateforme 14 jours pour mettre fin à toutes les opérations sur le territoire de l’État de New York et élaborer un plan de suspension des travaux avec les résidents de l’État.

En outre, l’échange ne dispose que de 60 jours pour transférer les fonds des résidents de New York qui se trouvent dans leur coffre-fort.

Dans une lettre adressée au PDG de Bittrex, Bill Shihara, le Bureau a notamment attiré l’attention sur l’insuffisance des mesures de vigilance à l’égard des clients, ainsi que sur le fait qu’un grand nombre d’opérations manquait des informations fiscales ou des noms de clients nécessaires.

Le Bureau s’est également interrogé sur l’efficacité des mesures prises par l’échange pour empêcher les utilisateurs figurant sur les listes de sanctions d’accéder à la plate-forme, soulignant plusieurs cas de transactions douteuses. De plus, il a été noté qu’un certain nombre de clients de Bittrex utilisaient des noms «bizarres», tels que «Elvis Presley», «Donald Duck» et «Give me my money».

«Dans le processus de révision de la demande de Bittrex, le Bureau a travaillé de manière continue avec l’échange pour éliminer les défauts et l’a aidé à mettre en œuvre les programmes de contrôle et de conformité légale nécessaires, compte tenu la nature évolutive de ce secteur», indique la lettre.

Bittrex a réfuté les accusations de négligence pour les demandes du régulateur et a déclaré que ce comportement de NYDFS ne protège pas les utilisateurs de New York, mais leur nuit au contraire.

En particulier, l’échange insiste sur le fait que les exemples cités par le Bureau font référence à 2017, mais depuis lors, un système d’identification d’utilisateurs plus fiable a été mis en place. Dans le cadre de ce processus, les comptes qui ne répondent pas aux «normes de vérification améliorées» ont un accès restreint à Bittrex. En outre, en janvier 2018, l’échange avait envoyé les informations sur les utilisateurs iraniens au Bureau de contrôle des avoirs étrangers.

En commentant le listing des tokens, Bittrex a déclaré que le Bureau avait proposé un accord en vertu duquel il pourrait donner aux résidents de New York un accès à seulement 10 actifs. Toutefois, considérant que plus de 200 crypto-monnaies sont présentes sur l’échange, la direction de la plateforme a rejeté cette condition.

Nicolas

Nicolas fait partie de l’équipe des rédacteurs de Cryptoast. Il passe le plus clair de son temps à faire de la veille sur les nouvelles technologies et les cryptomonnaies et il se fera un plaisir de vous faire découvrir ses trouvailles dans des articles sympathiques !

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