Ces arnaques crypto qui ciblent des investisseurs français - Un réseau albanais démantelé
Les arnaques crypto visant des investisseurs continuent de faire des victimes sur le territoire français, depuis des centres d'appels largement implantés en Albanie. C'est en tout cas ce que vient de révéler une enquête menée par les gendarmes de la section de recherche de Pau, ayant entraîné le démantèlement et la fermeture de plusieurs d'entre eux en mai dernier.
Des arnaques crypto menées depuis l'Albanie
Malheureusement, ce sont souvent les arnaqueurs et autres fraudeurs qui montrent la capacité la plus importante à évoluer avec les innovations de leur temps. Une situation qui implique les cryptomonnaies, avec des préjudices importants pour leurs victimes qui représentent plus de 11 milliards de dollars de pertes en 2025 pour les seuls investisseurs américains, selon une récente étude.
Mais les États-Unis ne sont pas les seuls à souffrir de cette activité criminelle. En effet, une enquête ouverte par la section de recherche de la gendarmerie de Pau vient apparemment de diriger ses enquêteurs vers l'Albanie, suite à des arnaques à l'investissement impliquant au moins 19 victimes françaises.
🔍 Arnaque crypto : les 7 pièges les plus fréquents en 2026 et comment les éviter
Selon les éléments de cette enquête révélés par l'AFP, le préjudice global serait estimé à environ 1,5 million d'euros, avec comme mode opératoire mis une lumière un centre d'appel dirigé par 5 albanais opérant à l'aide d'une plateforme nommée : universaltrade.io.
Et autant dire que les remords ne semblent pas étouffer les acteurs de cette fraude, comme par exemple ce rabatteur du réseau rencontré par le journaliste de l'AFP à Tirana, qui doit pointer chaque semaine au tribunal depuis le démantèlement du réseau, expliquant que « s'il y a des gens pour y croire, je ne vois pas pourquoi moi je devrais avoir des scrupules ».
Pendant ce temps certaines de ses victimes ont tout perdu.
Créez un compte sur Kraken, tradez 100€ et recevez 15€ offertsDes victimes totalement ruinées
La première affaire - à l'origine d'une plainte déposée en 2023 qui a initié l'enquête - implique un investisseur des Pyrénées-Atlantiques qui a misé 30 000 euros en passant par cette plateforme crypto en pure perte, puisqu'il ne reverra jamais son argent ni les « bénéfices » supposément associés. Mais il n'est pas la seule victime identifiée...
En effet, l'enquête menée par la gendarmerie de Pau va identifier d'autres personnes ciblées, notamment par le biais de publicités d'investissement sur Internet, comme par exemple une cheffe d'entreprise domiciliée dans le Sud de France qui va finir par perdre toutes ses économies - environ 300 000 euros - alors qu'elle souhaitait simplement aider sa fille qui allait se marier.
📰 Arnaque aux appels silencieux : un nouveau risque pour les détenteurs de cryptomonnaies ?
Une procédure bien rodée, puisque les victimes commencent par déposer de petites sommes sans véritable risque avant de voir les (faux) bénéfices s'accumuler à toute vitesse, les incitant à déposer toujours plus. Puis vient le moment de récupérer les fonds. Impossible, sauf... si vous déposez encore plus d'argent.
![]()
Ils volent plus que votre argent. Ils volent votre dignité. Ils volent votre intelligence. Ils volent tout ce que vous êtes. Tout ce que vous avez construit pendant toutes ces années. Cet argent, c'était notre retraite. Mon mari et moi, on s'est remis au travail.
L'Albanie n'extrade pas ses ressortissants. De ce fait, le parquet de Pau va devoir se dessaisir de l'enquête au profit de la justice albanaise, qui a promis des indemnisations pour les victimes.
Source : France 24
La Newsletter crypto n°1 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque jour par mail 👌
Certains contenus ou liens dans cet article peuvent être de la publicité ou de l'affiliation. L'investissement dans les actifs numériques présente un risque de perte en capital totale ou partielle. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N'investissez que ce que vous êtes prêts à perdre.
