Un portefeuille numérique européen pour tout le monde dès novembre ? Voilà ce qu'il faut retenir
En novembre, les pays européens devront fournir un « Portefeuille d’Identité Numérique Européenne » à leurs citoyens. Qu'est-ce que cette nouveauté implique ?
Le Portefeuille d’Identité Numérique Européenne arriverait dès novembre
Mardi, Public Sénat a relayé l’adoption par le Sénat d’une proposition de loi quant à l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Dans cet article, le média relève que l’application du texte dépendra aussi de ce qui sera décidé en Commission européenne, et que cela a d’ailleurs motivé Ursula von der Leyne à lancer « une réflexion sur l’opportunité de mettre en place une harmonisation à l’échelle de toute l’UE en attendant le futur Portefeuille d’Identité Numérique Européenne ».
Ainsi, Public Sénat précise aussi que « les États membres seront obligés de fournir [cette identité numérique] à leurs citoyens à partir de novembre 2026 ».
Ici, il faut distinguer l’obligation des États membres de fournir ledit portefeuille de l’obligation pour les citoyens de l’utiliser. Néanmoins, il y a fort à parier que l’un n’ira pas sans l’autre à long terme, compte tenu de la numérisation grandissante des services administratifs.
Alors que pas un jour ne passe sans une fuite de données, il convient donc de s’intéresser aux avantages et inconvénients d’une telle solution.
Sur sa page Web dédiée, la Commission européenne offre un tableau détaillé des fonctionnalités du portefeuille, ainsi que des cas d’usage permis aux citoyens et aux entreprises :

Fonctionnalités promises par le portefeuille numérique européen
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Dans le même article, un cas d’utilisation concret y est décrit : la demande de prêt à la banque. Dans cet exemple, l’utilisateur pourrait déposer tous ses documents dans le portefeuille numérique pour les envoyer à la banque, puis signer le contrat électroniquement.
Certes, nous pouvons voir certains avantages administratifs dans les fonctionnalités décrites, mais quelques signaux d’alerte doivent également être soulignés. Nous parlions plus tôt de fuites de données, et si la Commission européenne vante une certaine sécurité du système, nous remarquons régulièrement que la sécurité de ce type de systèmes étatiques est souvent relative.
Protégez votre vie privée dès maintenant avec Proton VPNAu-delà des fuites de données, des questions de souveraineté restent en suspens. Si des États membres choisissent notamment des entreprises américaines pour leurs infrastructures, rappelons par exemple que ces dernières dépendent du Cloud Act, créant ainsi une faille dans les données hébergées.
Par ailleurs, quelques points interrogent, à l’image du « certificat d’authentification web qualifié ». À l’heure où nos dirigeants votent sans cesse pour toujours plus de contrôle sur la population, il peut être aisé d’imaginer un futur dystopique où l’accès à Internet devrait se faire uniquement via ce type d’application, ouvrant ainsi la voie à toute forme de censure.
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S’il n’est pas question de cela à l’heure actuelle, de telles réflexions méritent tout de même d'être menées pour prendre en main son hygiène numérique.
Découvrir comment bien investir dans Bitcoin (et protéger son épargne) avec la méthode StratègeSources : Public Sénat, Commission européenne
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