Prenant la parole lors d'une réunion annuelle des actionnaires mercredi, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a affirmé que le projet Libra devrait permettre à l'entreprise d'accroître ses revenus générés par la publicité.

 

Facebook mise sur les annonceurs

La question à ce propos, posée par Brett Young, était la suivante :

Je suis très enthousiaste à l'égard de la Libra, mais j'aimerais savoir en quoi cela bénéficie financièrement à Facebook ? Comment la Libra va-t-elle permettre à Facebook de gagner de l'argent ?

Pour y répondre, Zuckerberg a abordé les répercussions du projet Libra sur les activités d'e-commerce de Facebook et ses effets sur les recettes publicitaires.

En effet, Facebook a récemment introduit une nouvelle fonctionnalité au sein de son réseau social permettant à quiconque de créer sa propre boutique en ligne et d'y proposer ses produits, baptisée Facebook Shops.

Une nouveauté qui devrait tirer des bénéfices de l'utilisation de la Libra pour les échanges. C'est ici que la stratégie de Facebook est fondée, comme le précise Zuckerberg :

Si nous pouvons rendre le commerce plus efficace pour les entreprises si, lorsqu'elles diffusent une annonce, quelqu'un qui clique sur cette annonce est désormais plus susceptible d'acheter quelque chose parce qu'il dispose d'un mode de paiement qui fonctionne et qui est inscrit dans un fichier, il devient alors plus intéressant pour les entreprises de faire des offres plus élevées que ce que nous constatons pour l'ensemble des annonces.

 

Une infrastructure des paiements vieillissante ?

Il a également repris des arguments déjà évoqués pour justifier l'existence de la Libra, en évoquant que l'infrastructure actuelle autour des paiements « n'a pas été mise à jour depuis très longtemps ».

La stratégie de Facebook repose donc sur le fait de proposer un nouveau moyen de paiement global et de réduire les frictions existantes aujourd'hui pour l'exécution de paiement entre des pays n'utilisant pas la même monnaie :

Une grande partie de notre activité consiste à servir les populations du monde entier dans de nombreux pays différents, et il est souvent très difficile de transférer de l'argent ou de payer des choses entre les pays. Je pense donc qu'il y a beaucoup d'opportunités avec la Libra pour rendre le processus de commerce et de paiement plus efficace - beaucoup plus facile, a conclu Zuckerberg.

 

Rien de bien nouveau donc, sauf si l'on prend en compte la récente arrivée de Facebook Shops qui pourrait devenir un sérieux concurrent des autres plateformes de e-commerce, telles que PrestaShop ou Shopify.

Ainsi, la récente restructuration du projet Libra en plusieurs stablecoins adossés à des monnaies fiat différents prend de nouveau tout son sens.

👉 Pour aller plus loin : Le projet Libra se reconfigure complètement pour satisfaire les régulateurs

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Depuis 2017, je m'intéresse au Bitcoin, aux cryptomonnaies et à la technologie blockchain associée. Je crois fermement en ces innovations technologiques et qu’elles révolutionnent déjà de nombreux secteurs.
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