Étude : la pollution générée par le Bitcoin (BTC) a augmenté depuis l’année dernière

Bitcoin pollution

 

Une étude du journal Joule publiée le 12 juin 2019 indique que la pollution liée au Bitcoin (BTC) est toujours aussi haute et continue d’augmenter. Le mining de BTC consomme énormément d’électricité, dont la source est majoritairement non-renouvelable.

 

Pollution du Bitcoin : des chiffres qui ne s’améliorent pas

À l’heure où tous les regards sont tournés vers le dérèglement climatique et les efforts pour réduire les gaz à effet de serre, le Bitcoin fait figure d’exception. La puissance nécessaire pour miner du BTC a quadruplé depuis l’année dernière. Et cela ne risque pas de s’arranger avec le halving qui aura lieu dans moins d’un an. Au total, la plus grande crypto-monnaie mondiale produit 45.8 térawatt-heure (TWh). Cela représente des émissions de 22 à 22.9 millions de tonnes d’équivalent CO2. Ce chiffre important correspond à la consommation totale de pays comme la Jordanie et le Sri Lanka, ou à la ville de Kansas City.

Le rapport pointe trois sources de carburant principales : « le charbon chinois, les centrales géothermiques islandaises et les subventions vénézuéliennes. » Il rappelle également les objectifs demandés : « Pour que le réchauffement climatique ne dépasse pas 2°C – comme cela a été décidé à la COP21 de Paris – les émissions de carbone à énergie zéro sont cruciales pour la seconde moitié du siècle. Pour prendre les bonnes mesures, les décideurs doivent donc comprendre l’empreinte carbone des cryptodevises. »

 

La Preuve de Travail, grande ennemie de l’écologie

Comme le souligne Joule, certaines cryptodevises basées sur la Preuve d’Enjeu (Proof of Stake) sont plus eco-friendly que celles qui utilisent la Preuve de Travail (Proof of Work). C’est le cas notamment du Stellar (XLM) ou du Binance Coin (BNB). Le problème, c’est que le Bitcoin a une telle hégémonie sur le marché des crypto-monnaies, qu’il paraît impossible que ses concurrents parviennent à le déloger – tout du moins pas dans un futur immédiat. Et il n’est pas dans l’intérêt des mineurs de changer de protocole, tant que ce dernier reste rentable.

Cela dit, d’un point de vue global, les cryptodevises ne représentent « qu’une fraction relativement petite des émissions globales ». Mais le rapport estime qu’il s’agit d’un bon point de départ pour réduire notre empreinte. « Réguler cette source d’émissions carbones semble être un moyen simple de contribuer à “décarboniser” l’économie. » La solution pourrait donc venir des énergies renouvelables, si elles se développent suffisamment. La Chine aurait ainsi un grand rôle à jouer. Si elle décide finalement d’interdire le minage de cryptos, comme c’est son projet, elle pourrait fermer une grande partie de la zone géographique la plus polluante en matière de minage de BTC.

Nuançons néanmoins nos propos précédent. Le Bitcoin pollue, mais de manière modéré. En effet, la majorité de l’électricité utilisée provient de sources renouvelables dont l’énergie produite n’est pas utilisée !

 

Marine Debelloir

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, Marine s'est prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qu'elles créent. Elle aime dénicher les infos les plus croustillantes pour aider à démocratiser ce passionnant univers.

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