L’Ethereum 2.0 en Proof-of-Stake sera lancé le 3 janvier 2020

 

Ethereum 2.0

 

La Phase Zero de l’Ethereum (ETH) 2.0, qui permettra l’intégration du Proof-of-Stake (PoS), devrait être lancée le 3 janvier 2020, d’après la 19e réunion online des développeurs associés au projet.

 

Une date symbolique

Ce serait précisément 11 ans après le lancement du bloc genesis du Bitcoin (BTC) le 3 janvier 2009. Justin Drake, un chercheur travaillant sur l’Ethereum 2.0, a expliqué que le 11e anniversaire du Bitcoin est l’une des raisons qui expliquent le choix de cette date spécifique.

Ainsi, pour ces nouveaux objectifs, il y a deux étapes. Premièrement, le contrat de dépôt doit être lancé avant le bloc genesis pour permettre aux validateurs d’effectuer des dépôts par la suite.

Ils espèrent qu’au moins 2 millions d’éthers y seront déposés, et cette cérémonie de dépôt aura lieu lors de la Devcon5 à Osaka, en octobre « afin que nous puissions tous nous mettre d’accord sur l’adresse du contrat de dépôt et éviter les contrats de dépôt frauduleux », a déclaré Drake.

Le second événement majeur étant le lancement du bloc genesis de l’Ethereum 2.0 le jour où Satoshi Nakamoto l’a fait pour le Bitcoin.

 

Vidéo de la réunion vocale des développeurs travaillant sur le projet

 

Une fois que tout sera au point, l’Ethereum passera du consensus actuel en Proof-of-Work (PoW) via le mining à une nouvelle ère de consensus basée sur le Proof-of-Stake (PoS) via les validateurs et fera entrer l’écosystème Ethereum dans une nouvelle ère. Cependant, avant que tout ce qui précède ne se produise, un événement essentiel va avoir lieu le mois prochain : la spécification du code de la Phase Zero occupera une place centrale et permettra le gel de celle-ci afin de l’activer et le mettre en place au moment venu.

 

Quel avenir pour l’Ethereum 1.0 ?

Ce qui arrivera à l’Ethereum 1.0 est apparemment toujours en discussion. La suggestion initiale consistait en quelque sorte à en faire un smart-contract et à le transformer en une sorte de shard et pourra donc par la suite devenir un composant direct de l’Ethereum 2.0. D’après Drake, cela constituerait apparemment « un important effort d’ingénierie et de gouvernance. » Il a ajouté :

« L’intégration native devrait être comparée à des alternatives à moyen terme nettement moins chères. Par exemple, un pont bidirectionnel entre l’Eth 1 et l’ Eth 2 peut être construit avec des clients légers. » 

 

Une autre chose qui est discutée plus généralement par les utilisateurs de l’Ethereum plutôt que par ses développeurs spécifiquement est de savoir si 1 Eth 1.0 sera égal à 1 Eth 2.0, s’il n’y a pas de pont bidirectionnel.

Ce qui reste également incertain, ce sont quelles modifications, si elles ont lieu, seront apportées aux récompenses des blocs générés par le Proof-of-Work. La bombe de difficulté, que l’on peut considérer comme un halving, devrait se déclencher à nouveau au moment du lancement prévu du bloc genesis, de sorte qu’il faudra apporter certains changements aux clients de l’Ethereum 1.0.

Auparavant, il était suggéré que les récompenses pour les blocs Proof-of-Work seraient réduites à 0,6 Eth, les validateurs via le Proof-of-Stake obtenant eux, 0,22 Eth par bloc. Ce qui pour le moment en ferait effectivement une sorte de « halvening + ». La récompense actuelle pour chaque bloc est de près de 2 éthers. Ce n’est toujours pas confirmé par l’équipe, mais nous devrions obtenir plus d’informations à ce sujet dans les mois à venir.

 

Les engagements et la direction que prennent les développeurs de l’Ethereum sont réellement bénéfiques pour l’écosystème des cryptomonnaies en général, sachant qu’actuellement le crypto-actif est la 2e plus importante capitalisation après le Bitcoin. La modification du consensus utilisé pour la blockchain Ethereum n’est pas la seule amélioration apportée, en mars dernier nous avions rapporté en quoi l’avenir de l’Ethereum pouvait être prometteur en y expliquant les différentes améliorations pour sa blockchain qui nous attendent dans un futur proche.

 

Clément

Achetant son premier Bitcoin en 2017, Clément se rend vite compte de son attirance pour le monde des cryptomonnaies. Il croit fermement en cette technologie et qu'elle révolutionne déjà de nombreux secteurs.

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