Chia sort son “green paper” pour miner des crypto-monnaies de manière écologique

Mining écologique

 

La crypto-monnaie Chia a sorti son « green paper » ce mardi 9 juillet 2019. L’altcoin explique comment sa blockchain fonctionnera, et donne des détails sur sa solution pour miner des crypto-monnaies de manière écologique grâce à la « Preuve d’Espace ». Le but de Chia est de proposer un service de paiement fiable et décentralisé, qui s’apparentera à un compte bancaire.

 

Un nouveau protocole pour miner de manière écologique

Le « green paper » de Chia est l’équivalent d’un white paper. Il explique que l’altcoin a trouvé un nouveau protocole de production de tokens, qui devrait permettre au mining d’être moins gourmand en électricité. Chia introduit le concept de « Proof of Space and Time » (Preuve d’Espace et de Temps). La preuve d’Espace est basée sur de l’espace disque libre sur les ordinateurs qui soutiennent le réseau. Elle a été élaborée par Bram Cohen, qui est notamment connu pour avoir créé le protocole BitTorrent.

Selon Chia, c’est la combinaison de ces deux « Proofs » qui fait la sécurité du réseau : « Les prouveurs [vérificateurs de blocs] démontrent qu’ils ont alloué de l’espace disque inutilisé. Afin de pouvoir être utilisée comme méthode de consensus, la Preuve d’espace est liée à la Preuve de temps. Cela garantit que la production de bloc a un rythme régulier et augmente la sécurité globale de la blockchain. »

 

Faire pousser des blocs plutôt que les miner

Chia explique que sa manière de produire des blocs s’apparente plus à de l’agriculture (farming), qu’à du minage. Ce procédé ne demande pas un grand coût en bande passante, et ne s’appuie pas sur une puissance processeur importante. Les récompenses pour la production de blocs sont distribuées toutes les 5 minutes. Tout comme certaines blockchains basées sur la Preuve de Travail, la blockchain de Chia procédera à un halving régulier, tous les 5 et 16 ans.

Pour faire adopter son nouveau protocole, Chia compte le prêter dans un premier temps aux plus grandes entreprises mondiales (le groupe Global 5 000). L’organisation dégagera ainsi des taux d’intérêts sur ces prêts, tout en favorisant l’adoption globale du réseau.

 

Peut-on miner des crypto-monnaies et être écologique ?

Pour l’instant, pas vraiment. On le sait, le mining de Bitcoin (BTC), qui domine actuellement tous les autres processus de minage, est extrêmement coûteux en énergie. Il représente la consommation d’un pays comme la Suisse. Les solutions pour mitiger ce coût sont donc attendues par la crypto-communauté. En attendant, il est possible de suivre en temps réel la consommation du BTC grâce à un outil de tracking développé par des chercheurs de Cambridge.

 

Marine Debelloir

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, Marine s'est prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qu'elles créent. Elle aime dénicher les infos les plus croustillantes pour aider à démocratiser ce passionnant univers.

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