Soft Bank va investir 75 milliards d'euros en France - Au programme : infrastructures IA et data centers
L’IA se trouve actuellement au centre de toutes les attentions, et de bon nombre de stratégies d’investissement. Une dynamique qui vient de propulser la France comme destination sélectionnée par le géant japonais Soft Bank afin d’y implanter son programme d’infrastructures IA et de data centers, avec un montant record fixé à 75 milliards d’euros.
Soft Bank va investir 75 milliards d'euros en France pour des centres de données IA
En avril dernier, le premier sous-gouverneur de la Banque de France, Denis Beau, expliquait lors d'une intervention à l'Institut d’Administration des Entreprises de Brest comment les investissements dans la construction de centres de données ont enregistré une multiplication par 2,5 au cours de la dernière décennie.
Une donnée qui ne prenait visiblement pas encore en compte la récente annonce du géant japonais Soft Bank, l'un des plus gros investisseurs mondiaux de la tech et de l'IA, au sujet de sa volonté « d'investir 75 milliards d'euros en France dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle ».
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Une déclaration de son président, Masayoshi Son, effectuée dans le cadre du sommet Choose France, créé en 2018 par Emmanuel Macron afin d'attirer des investissements étrangers sur notre territoire. Et l'on parle dans le cas présent d'une enveloppe de 75 milliards de dollars au total, qui représente un record sans équivalent en Europe à ce jour.
Le but ? Déployer une capacité de 5 gigawatts dédiée à deux centres de données IA dans les Hauts-de-France, situés à Bosquel et Dunkerque, avec une première phase estimée à 45 milliards de dollars qui devrait permettre leur mise en fonctionnement respectives en 2028 et 2031.
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Bien évidemment, la France n'a pas été sélectionnée par hasard. En effet, Masayoshi Son explique que son choix repose essentiellement sur le fait que notre territoire s'impose comme un « producteur et exportateur d’énergie » de premier plan en Europe, avec une électricité à la fois abondante et décarbonée à 95 %. Un élément considéré comme « absolument décisif pour des investissements d’infrastructure dans l’intelligence artificielle ».
Cet objectif de 5 gigawatts devrait permettre à la France d'atteindre une capacité nationale de calcul trois fois supérieure à celle qui existe aujourd'hui, avec comme premier bénéficiaire identifié la société Schneider Electric inscrite comme partenaire de ce projet d'envergure.
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Mais d'autres entreprises françaises pourraient également profiter des retombées indirectes de ce marché, dans des secteurs comme le raccordement réseau, le refroidissement ou les constructions industrielles, avec des noms qui circulent déjà comme Legrand, STMicroelectronics, Spie ou encore Nexans, selon le compte Frenchie sur le réseau X.
Pour rappel, SoftBank Group détient actuellement 11 % du capital d’OpenAI, dans le cadre de son implantation importante aux États-Unis, mais elle affiche également une présence importante en Europe depuis plus de quinze ans, avec un portefeuille d’investissements de près de 50 milliards d’euros.
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