Cet article est écrit en partenariat avec Uniris (en savoir plus)

Le processus de vote actuel est inefficace

Le processus de vote est un élément très important de tout système démocratique, car il donne aux citoyens la possibilité de participer au processus de gouvernance de leur pays. Pour les votants, il est incontestable qu'un vote doit se dérouler d'une manière équitable et transparente, en éliminant autant que possible les moindres aspects de la fraude et de la corruption.

Aujourd'hui, le système que l'on utilise pour voter peut nous sembler archaïque, à l'heure où Internet s'est fait une place dans la grande majorité des foyers. Depuis des décennies, d'importantes problématiques entourent le mécanisme et peuvent fausser le résultat final d'un vote, comme les faux votes ou la mauvaise gestion de la comptabilisation des bulletins (que ce soit volontaire ou non).

Dans le cas d'une élection présidentielle, le mécanisme actuellement en vigueur montre souvent son inefficacité, d'autant plus lorsque la population d'un pays est importante. Selon le média économique Quartz, l'Inde a dépensé 8 milliards de dollars pour organiser et tenir ses élections nationales en 2019. Au-delà de ce coût exorbitant pour le pays, 40 jours ont été nécessaires pour terminer l'ensemble du processus de vote.

Pour un pays comme l'Inde avec ses 1,4 milliard d'habitants, le système actuel montre véritablement ses faiblesses et la recherche d'une alternative véritablement efficace est une priorité.

À cet effet, de nombreuses tentatives avec Internet ont émergé à travers le monde, mais d'autres problèmes sont apparus en parallèle, tels que les risques liés à la sécurité des outils et le coût potentiellement élevé de la mise en œuvre d'une infrastructure suffisamment accessible pour la population.

Et si la meilleure solution se trouvait dans la blockchain ? Sa structure décentralisée assure un certain degré de sécurité en plus d'une rapidité d'exécution et un coût négligeable en comparaison aux méthodes actuelles. Bien sûr, il y aura toujours des limites, mais la blockchain offre quoiqu'il en soit une option plus optimale que la méthode centralisée d'aujourd'hui.

Avant que la blockchain ne soit adoptée à plus grande échelle par les gouvernements, il reste néanmoins de nombreux défis à relever et la startup française Uniris (UCO) compte bien prendre ce pari.

Les défis de l'adoption de la blockchain pour le vote

En théorie, la blockchain sonne comme la solution idéale pour révolutionner le processus de vote, mais celle-ci fait aussi face à ses propres difficultés en lien avec ce cas d'utilisation très précis. Résoudre ces difficultés est l'une des missions d'Uniris, un projet français open source développant une solution d'identité décentralisée basée sur la blockchain.

Voyons point par point pourquoi la blockchain peine encore à se faire adopter pour l'organisation d'un vote, et comment Uniris parvient à outrepasser chacun des obstacles.

La scalabilité

Premier élément primordial pour assurer une exécution rapide d'un processus de vote, la scalabilité. Aujourd'hui, la plupart des expérimentations de vote avec la blockchain ont eu recours à Ethereum, un réseau capable nativement de traiter 15 transactions par seconde. Ce taux est bien trop faible pour assurer un processus de vote d'un pays comme l'Inde.

Avec une population de 1,4 milliard d'habitants, il faudrait en théorie près de 3 ans pour que l'ensemble du processus de vote soit terminé sur la blockchain Ethereum. En théorie seulement, car des solutions de couche 2 existent aujourd'hui, et donne à Ethereum des capacités bien plus importantes. Toutefois, une technologie se doit d'être très facilement accessible pour assurer une bonne adoption.

Un tel délai n'est pas envisageable pour un vote passant par la blockchain, et il s'agit de l'un des points qu'Uniris parvient à résoudre avec sa blockchain. Au lieu que tous les nœuds du réseau valident toutes les transactions, comme c'est le cas pour beaucoup de blockchains, le protocole d'Uniris fait en sorte que seul un sous-ensemble de 200 nœuds sélectionnés au hasard puisse valider une transaction, sans pour autant que cela ne remette en cause la décentralisation.

Le réseau Uniris est basé sur des lois de distribution hypergéométriques qui permettent d'obtenir la même réponse en interrogeant 200 nœuds que celle qui serait obtenue en interrogeant 100 000 nœuds. D'après les données partagées par Uniris dans son yellowpaper, son réseau aurait les capacités de gérer plus de 1 million de transactions par seconde, soit largement de quoi assurer le dépouillement rapide d'un vote.

La sécurité

Second point à respecter absolument pour un vote avec la blockchain, la sécurité. Même si les blockchains sont réputées pour avoir un important degré de sécurité, la grande majorité d'entre elles sont sujettes aux attaques des 51%, une attaque où plus de 51% du réseau est contrôlé par des nœuds malveillants.

Il n'est pas rare que des blockchains soient ciblées par de telles attaques et cela ne serait pas envisageable dans le cadre d'un processus de vote. Les attaquants pourraient alors réorganiser la chaîne et fausser entièrement le résultat final.

C'est dans cette optique qu'Uniris a mis au point le consensus ARCH (Heuristic Rotating Atomic Commitment). Ce mécanisme offre à la blockchain Uniris une résistance importante aux menaces extérieures. Le consensus ARCH donne une sécurité maximale au réseau et est capable de contrer une attaque engageant jusqu'à 90 % de nœuds malveillants.

👉 Visitez le site d'Uniris pour en savoir plus sur les nombreux aspects techniques de cette blockchain

Le contrôle de l'identité

Troisième défi qu'un vote par la blockchain doit relever : le contrôle de l'identité d'un votant, le tout de manière décentralisée. À l'heure actuelle, peu de blockchains permettent véritablement de garantir une identité numérique totalement décentralisée à ses utilisateurs.

C'est notamment sur ce point précis qu'Uniris tire véritablement son épingle du jeu. En collaboration avec des chercheurs de l'École Polytechnique et du CNRS, l'équipe d'Uniris a mis sur pied une solution d'identité décentralisée basée sur la blockchain, le tout fonctionnant avec la biométrie.

Unique pour chaque individu, l'empreinte digitale permet de créer une méthode d’identification infalsifiable et accessible à tous. À cet effet, la solution d'Uniris analyse les données biométriques des doigts pour générer plusieurs clés cryptographiques à partir desquelles une identité numérique est chiffrée.

Ainsi, seule la personne capable de régénérer l'une de ces clés pourra déchiffrer son identité numérique et ainsi prouver son identité lors d'un vote. En intégrant nativement cette solution de vérification d'identité, une application mobile utilisée pour assurer un processus de vote pourrait en un clin d'œil vérifier l'identité de l'utilisateur, et surtout éviter les doublons ou les faux votes.

Uniris Only Key

Conclusion

La solution pour que le vote par blockchain soit adopté à grande échelle se trouve-t-elle dans l'utilisation parallèle de la biométrie ? C'est tout à fait possible, et Uniris pourrait avoir sa carte à jouer dans ce domaine dans un futur proche.

Outre sa solution décentralisée permettant de vérifier l'identité d'un utilisateur et donc d'assurer l'intégrité d'un vote, la blockchain Uniris dispose de capacités suffisantes pour résoudre les problèmes de scalabilité et de sécurité inhérents aux mécanismes de vote que l'on utilise aujourd'hui.

Les solutions permettant le vote par blockchain ont encore beaucoup à faire pour convaincre les autorités, mais il est tout à fait envisageable que cette technologie soit davantage utilisée dans les prochaines années.

👉 Pour en savoir plus, lisez notre présentation complète du projet Uniris (UCO)

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A propos de l'auteur : Clément Wardzala

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Rédacteur en chef de Cryptoast, je découvre le Bitcoin et la technologie blockchain en 2017. Depuis, je m'efforce de partager un contenu qualitatif pour que le secteur se démocratise auprès de tous.
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