L’application de messagerie Status se rêve en concurrent d’autres services de messagerie anonymes comme Telegram. Pour cela, elle a dû résoudre certains problèmes de scalabilité, notamment grâce à l’implémentation de Waku.

 

Status : une messagerie basée sur le réseau Ethereum

Status avait fait parler d’elle en 2017, avec une ICO à 100 millions de dollars. Depuis, l’entreprise a initié plusieurs projets : un hardware wallet (Keycard), un navigateur web3, un framework de développement d’applications décentralisées (Embark)… Mais le produit phare reste l’application de messagerie anonyme et décentralisée Status.

Status est basé sur le protocole Whisper, qui permet aux applications décentralisées d’Ethereum (dApps) de communiquer. Une fois installée sur un appareil mobile, l’application devient un des nœuds du réseau, ce qui assure une grande décentralisation. Le but est de proposer un produit à la fois anonyme et non censurable.

👉 Découvrez notre dossier sur le projet Ethereum

 

Améliorer la scalabilité de Status

La plus grande barrière à franchir pour Status est celle de la scalabilité. À l’origine, le protocole Whisper ne permet qu’une centaine d’utilisateurs actifs par jour. Un chiffre très réduit, qu’il a fallu faire remonter. Pour cela, Status a utilisé Waku, un fork du protocole Whisper. Avec Waku, l’appli peut maintenant gérer jusqu’à 1 000 utilisateurs actifs par jour. Et l’implémentation de Waku 1.2 dans les deux à trois mois à venir permettra de faire grimper ce chiffre à 100 000 utilisateurs quotidiens. Le projet est open-source. Les utilisateurs peuvent donc s’emparer du produit et le modifier ou créer un fork afin de l’améliorer.

👉 C’est quoi un fork ? Réponse dans notre guide complet

Guy-Louis Grau, chef de projet pour Status,  nous explique en quoi l'application se distingue de Telegram :

"Nous avons un point commun avec Telegram: les communications sont cryptées de bout en bout. En revanche, nous nous distinguons avec deux aspects majeurs: notre messenger est décentralisé, il ne repose sur aucun serveur central et utilise un réseau de noeux peer-to-peer, il ne peut donc être censuré ou bien fermé"

 

Alors que Telegram est actuellement empêtré dans une bataille judiciaire qui l’oppose à la Securities and Exchange Commission (SEC), plusieurs applications de messagerie anonymes basées sur les cryptos émergent. Nous vous parlions récemment de Cwtch, qui est soutenue par Zcash. Également de Whatsat, une appli de messagerie décentralisée basée sur le Lightning Network. Mais la lutte pour se faire adopter est difficile, face à des poids lourds du secteur très installés dans les habitudes des utilisateurs.

 

Newsletter 🍞
Recevez un récapitulatif de l'actualité crypto chaque dimanche 👌 Et c'est tout.

A propos de l'auteur : Marine Debelloir

twitter-soothsayerdatatwitter-soothsayerdata

Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
Tous les articles de Marine Debelloir.

guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments