Lors d’un entretien avec Coindesk, le gouverneur Harvesh Seegolam a déclaré travailler sur l’introduction d’une monnaie numérique de banque centrale pour l’île Maurice. Une contribution qui va redéfinir l’avenir de la politique monétaire d'un territoire au  cœur de l’archipel des Mascareignes.

 

Un lancement pas nécessairement immédiat  

Un mot sur une action publique qui n'annonce pas son nom d'après Harvesh Seegolam :

Au niveau de la Banque de Maurice, nous travaillons actuellement sur un projet et très prochainement nous ferons des annonces concernant une éventuelle introduction d'une CBDC.

Silence ça pousse. Cette déclaration est une ambition qui confirme l’espace qu’occupait déjà la République de Maurice sur les crypto-actifs. Rappelez-vous du communiqué de février 2019. Il y avait eu une autorisation qui avait été accordée par la Financial Services Commission (FSC).

Cette autorisation portait sur la délivrance de licences bancaires pour les actifs numériques. Cette introduction de mécanismes réglementaires était en partie une réponse à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. En partie, car toujours est-il que le plus gros morceau était de faire de l’île Maurice une vitrine de la FinTech.

 

Des discussions au maximum

L’étude du projet aurait été initiée par Yandraduth Googoolye, ancien gouverneur de la Banque de Maurice à l’ADC Global Blockchain Summit. Lors de cet événement, gouvernements et entreprises sud-australiennes ont collaboré sur les opportunités offertes par la blockchain.

À savoir que l’intérêt du gouverneur pour la blockchain était porté sur le développement de la finance inclusive. Une composante qui induit une modification des modèles traditionnels de transactions ainsi que des concepts financiers. Un impact considérable sur les coûts de l’avenir du secteur bancaire et financier.

Ce rassemblement, qui a réuni des acteurs de plus de trente pays à travers différentes régions géographiques, confirme bien l’intérêt grandissant autour de la financiarisation de la technologie des crypto-actifs.

 

En définitive, la République de Maurice n’est pas le seul pays à développer sa propre monnaie numérique. De nombreuses tables rondes se sont accélérées à travers le monde. Notamment autour de l’opportunité qu’offre les crypto-actifs sur le souverainisme monétaire. Mais quand bien même il s’agit d’une tempête dans un verre d’eau, cette déclaration pourrait avoir de beau reste dans l’imagination des législateurs.

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A propos de l'auteur : Marie-Josée Bayerlait

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Diplômée d’expertise-comptable, la communication financière est mon dada. Néanmoins je dois mon « feu de Dieu » suite à la découverte de la culture cypherpunk derrière bitcoin ainsi qu’au merveilleux spectacle de satellisation exercé par les établissements financiers sur les crypto actifs. Il ne m’en a pas fallu plus pour écrire !
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