Aux Etats-Unis, la Commission des services financiers de la Chambre des représentants a procédé à une audition hier. Elle pointe du doigt le lien entre financement du terrorisme domestique et cryptos.

 

Le Congrès voit un lien entre terrorisme et cryptos

Comme le rapporte le média américain CoinTelegraph, le but de l’audition était de déterminer comment combattre le terrorisme domestique, notamment les crimes de haine qui sont en forte hausse ces dernières années. Selon les témoins interrogés, les terroristes utilisent maintenant des outils de communication comme Facebook et Telegram, afin de rassembler des fonds en Bitcoin ou dans d’autres monnaies numériques.

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C’est bien sûr l’aspect anonyme (ou pseudo-anonyme) des cryptos qui séduit ces criminels, qui s’en servent pour financer leurs actions en parallèle d’autres moyens plus “classiques” comme la vente de drogues illégales et le traffic d’armes. James Maples, directeur du Département de la Sécurité intérieure du New Jersey, a ainsi expliqué :

Nous ne pouvons pas ignorer le rôle futur des crypto-monnaies dans le financement d’actes d’extrêmisme domestique […] à travers les Etats-Unis.

 

Cibler encore l’anonymat des cryptos

Lors de l’audition, il a été suggéré de contrer l’émergence des terroristes domestiques en rassemblant des données présentes sur les réseaux sociaux ou les plateformes de paiement. Cette recommandation n’est pas surprenante dans le contexte global actuel. Les régulateurs pressent actuellement les exchanges afin de limiter les options d’anonymat des utilisateurs. Le mois dernier, la 5e Directive Anti-Blanchiment d'Argent de l'Union européenne, qui exige des exchanges la divulgation de l’identité des utilisateurs, a ainsi forcé plusieurs plateformes à mettre la clef sous la porte.

Pour la communauté crypto, tout cela est sujet à débat. S’il est bien sûr crucial de stopper le financement du terrorisme, certains pointent du doigt que la menace est parfois agitée comme un chiffon rouge, afin de faire passer des lois considérées comme liberticides. D’autres rappellent que la monnaie favorite des terroristes – le Bitcoin – fonctionne grâce à des registres publiques, et qu’elle est donc déjà traçable. Tout cela devrait en tout cas être au coeur des discussions au cours de l’année 2020, notamment parce que les recommandations du GAFI, elles aussi particulièrement sévères, devraient être appliquées.

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A propos de l'auteur : Marine Debelloir

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Intriguée par le Bitcoin depuis plusieurs années, je me suis prise de passion pour les crypto-monnaies et les technologies novatrices qui en découlent. J’aime dénicher les infos les plus croustillantes pour les partager avec vous et aider à démocratiser cet univers passionnant. Mais je ne m’arrête pas là ! J'aime également analyser les projets liés aux cryptos et aux blockchains, qui me fascinent tout autant.
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