Sénateur américain : “Nous ne pouvons pas bannir le Bitcoin”

 

Mike Crapo

 

Selon Forbes, le mercredi 31 juillet, les audiences sur la cryptomonnaie et la technologie de la blockchain, qui se sont tenues devant le Comité sénatorial américain des banques, du logement et des affaires urbaines des États-Unis, ont une fois de plus prouvé la complexité d’une potentielle interdiction du Bitcoin (BTC).

 

La majorité du Comité s’accorde sur la question du Bitcoin

Le sénateur américain Mike Crapo a admis qu’il serait difficile, voire impossible, d’interdire le Bitcoin aux États-Unis :

Si les États-Unis décidaient – et je ne dis pas qu’ils devraient le faire – de ne pas vouloir que les cryptomonnaies se propagent aux États-Unis et d’essayer de les interdire, je suis plutôt convaincu que nous ne pourrions y parvenir, car c’est une innovation mondiale.

Il est intéressant de noter que Mike Crapo n’est pas le seul à avoir mentionné l’intérêt économique du développement des cryptomonnaies. Certains membres du Comité ont également déclaré que les États-Unis doivent prendre la tête de l’industrie de la cryptomonnaie et rendre la technologie juridiquement utilisable. Ainsi, la sénatrice Catherine Cortez Masto, membre du Parti démocrate américain, a prononcé des mots encourageants pour l’ensemble de la communauté crypto :

Je pense que la technologie de la blockchain est l’avenir… Je pense qu’il y a un potentiel ici, et qu’il ne disparaîtra pas, alors nous devons y prêter attention.

Le ton général du Congrès semble s’orienter vers une réglementation sensée. Le concept de l’interdiction totale du Bitcoin a dans l’ensemble été rejeté. La prochaine étape se concentrera sur ce à quoi ces réglementations pourraient ressembler.

 

Succès de la mission de Jeremy Allaire

S’exprimant lors de l’audience d’hier, Jeremy Allaire, CEO de Circle, l’entreprise émettrice du stablecoin USDC, a soutenu qu’une plus grande clarté de la part des organismes de réglementation empêcherait les entreprises du domaine des cryptomonnaies et de la blockchain de quitter les États-Unis. Il était invité par le Comité pour venir témoigner sur l’intérêt des cryptomonnaies et sur le fait que les États-Unis ne devaient pas entraver cette innovation.

Il y a un décalage fondamental entre la structure de réglementation et les directives que nous avons ici [aux États-Unis] et la nature de ces actifs numériques. Les marchés du monde entier les adoptent, non seulement aux Bermudes, mais aussi à Singapour, en Suisse, et même dans des pays comme la France…

Jeremy Allaire a conclu son témoignage en insistant sur le fait que les cryptomonnaies et leurs utilisations sont déjà inarrêtables et qu’il n’est plus possible d’en arrêter la progression à travers le monde :

Certaines de ces cryptomonnaies ne sont littéralement qu’une sorte de logiciel open source. Il n’y a rien d’autre. Il existe sur Internet, c’est un logiciel open source, n’importe qui peut se le procurer, il fonctionne partout où Internet fonctionne, et ceux-ci ont une politique monétaire où les actifs sont générés de façon algorithmique. C’est un défi que tous les gouvernements du monde doivent maintenant relever : cet argent, la monnaie numérique, se déplacera sans friction partout dans le monde à la vitesse de l’Internet.

 

Le CEO de Circle a donc convaincu une majorité des membres du Comité sur cette question. Suite à cette annonce, le cours du Bitcoin est provisoirement repassé au-dessus de la barre de 10 000 dollars, mais son souffle semble s’être déjà affaibli. Maintenant que les États-Unis reconnaissent qu’il leur sera impossible de bannir le Bitcoin, c’est avec une impatience certaine que nous attendons tous leurs décisions concernant la réglementation qui sera mise en œuvre.

 

Clément

Achetant son premier Bitcoin en 2017, Clément se rend vite compte de son attirance pour le monde des cryptomonnaies. Il croit fermement en cette technologie et qu'elle révolutionne déjà de nombreux secteurs.

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